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#: VUJET DE LA REÉVELATLION DORE De ne tnt
la durée, qu’il nous livre le don de l'Eucharistie, qu'il en accepte les sacrifices, qu'il y rend le Christ à la fois le protecteur et l’ami de notre voyage, si difficile et si long, ‘— la victime de nos crimes, si obstinément renouvelés toujours, — l'aliment de notre vie défailiante, dont il relève les chutes, guérit les plaies, brise les chaines obstinément renouées avec le mal, soutient les timides efforts, fait les progrès et assure la persévérance. Tout, dans l’Eucharistie, est amour, rien qu’amour ; tout y vient donc du Cœur, tout y dit le Cœur du Sauveur ; tout y appelle le culte direct, la mise en évidence, l’exaltation de ce Cœur, qui a aimé jusqu’à ce « don inénarrable ! »
Bien join de nuire à la divine Personne du Christ, le culte de son Cœur la fait resplendir ; il la fait sortir du nuage, la met en évidence, l'anime et la montre dans les embrasements de l'amouz. L'Eucharistie, éclairée par le rayonnement du Cœur de Jésus, voit les ténèbres des profonds mystères dont elle se compose, dissiptes par la clarté la plus douce et Ja plus bicnfaisante. Si l'amour ne l'explique pas, elle est un scandale et une folie pour le sens humain. Mais si l'amour intervient, tous ses excès sont sagesse et chef-d'œuvre, attrait et charme, séduction el conquête de nos cœurs. Or l'amour, dans son symbole, c’est le Cœur! Que le Cœur du Christ eucharistique soit donc mis en lumière aussi directe et aussi intense que possible, et le culte de l'Eucharistie atteindra à son apogée.
Du reste, c’est le Sauveur lui-mëème qui est venu demander le culte solennel de son Cœur comine un complément et un Supplément au culte qu’il recoit dans le Saint Sacrement. C’est au lendemain de loctave de la Fête-Dieu pendant laquelle il a été exposé sur les autels, qu’il se plaint « de l'oubli et de l'irrévérence que la plupart des hommes commettent contre le Sacrement de son amour. » Et il demande, en réparation, une fête pour son
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