‹ Somme de la prédication eucharistique [microforme]Chapitre 39 sur 224 · I, — LE CŒUR DIVIN · texte numérisé non relu

I, — LE CŒUR DIVIN

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Christ, et par conséquent au Cour de désus en le prenant pour son propre cor,

Tandis que la rie ne side que duns âme tone déifie que l'ame par la ressemblance surnaturelle avec Dieu qu'elle À à imprime, le don de fa divine Personne du Verbe s'étend à toute fa nature humaine du Christ, an corps comine à Pme, et déitie l'étre tout entier: car toutes les parties de létre humain nécessaires à former un homme parfait sont prises par le Verbe, qui veut étre aussi parfuitement homme qu'il est parfaitement Dien. H leur donne l'existence et les fait subsister en ui, en se les unissant comme les éléments nécessaires à Ja nouvelle condition dans laquelle il veut exister désormais, IL leur éommunique done ee qu'il est; or il est Dieu : S'il se donne personnellement à un étre, il fant Qu'il lui conmmmnnique sa divinité. Et voilà pourquoi saint Paul a pu dire de Jésus ces paroles, citées jei pur saint Thomas € La plénitude de la Divinité habitait corporel. lement en lui (1), parce que ce n'est pas une ressemblance quelconque, mais une possession personnelle de Dien Iuimême qui a été donnée à la nature humaine du Christ, C'est pourquoi le Christ n'est pas un homme déifié par une Opération accidentelle de la grèce, une erfature devenue par iellement semblable à Dieu, un fils de l'homme adopté par Dieu: il est purement et simplement Dien, paree que la Personne qui lui donne l'être humain, la Personne en laquelle il vit, même comme homme, est Dieu : Christus est Deus secunduir supposituin terms, quod est, per unionem, Supposiliuini huinanæe nature

(1) Gratia hahitualis est solum in anima, sed gratin, id est rene tuitum donum quod est uniri divin& Personie, pertinet ad totam naturam humanam qui componitur ex anima et corpore; et per hune modum dicitur plenitudo divinitatis in Christo corporaliter habitasse, quia est unita divina natura non solum anine sed etiamn corpori. (Q. 11, a. 10 al 2)

(2) Cfr, sup. not : 4,

Mk

41e L'OBIET DE LA PÉVÉLATION

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I suit de là rigoureusement que le Cœur de Jésus n’est pas un cœur sanctilié, enrichi, élevé jusqu'à Dieu par l'effusion de tous les dons, mème les plus précieux, de la munificence divine; ce n'est pas un cœur adopté par Dieu, déifié par une uuion de grâce avec Dieu, pour étroite que vous la Supposiez, ni par une assimilution avee Dieu, pour parfaite que vous l'admettiez : il est le Cœur divin, le Cœur propre et personnel de Dieu qui s’est fait homme. Restant, pur ses origines créées, un cœur d'homme, il entre, par son union an Verbe, en possession de toutes les perfections de l'être divin. Ce qui est humain en lui devient divin : la chair dont il se compose, le sang qui jaillit de ses retraites profondes, la vie qu'il répand avec le sang dans l'orsanisme de l'Homme-Dicu, ses battements, l'amour qu'il ressent et exprime, les vertus qu’il exerce, les joies qui le dilatent, les angoisses qui l’étreignent, les blessures qui le déchirent : être, vie, états divers, œuvres, amour, souff ‘unces, ignominies, tout cela, qui est humain par nature et semblable à ce qui se passe dans les autres hommes, devient divin en lui, parce qu’il est le Cœur de Dieu, le Verbe incarné lui communiquant nécessairement, en vertu même de son unité de personne avec lui, toutes les prérogatives de Ia nature divine. Le Verbe ne peut être moins Dieu dans le Christ que dans le sein de son Pére, et voilà pourquoi l'humanité de Jésus se voit investie, par le fait même de son union avec le Verbe, des splendeurs de la divinité.

Le Céur de Jésus est done dès sa formation, en vertu de son union personnelle avec le Fils de Dieu, grand de la grandeur de Dieu, haut de la hauteur de Dieu, saint, puissant, aimant, de la sainteté, de la puissance et de l'amour même de Dieu. Encore que néant par sa nature, ilest, de par l’union hypostatique, égal à Dieu, aimable ct adorable comme Dieu : il est le Cœur d’un Dieu!

Dieu est l'être souverainement vivant, souverainement beau, souverainement bon; il est l'infini de la justice, de

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