I. — LE CŒUR DIVIN
CE PES ee ne es
Ja vérité et de Ja sainteté : le Cour de Jésus est vivant de cette vie, beau de cette beauté Foie cette bonté suprêmes: juste, suint, vrai de cette ju-iive, de certe sinteté, de cette vérité infinies, La plénitude de Tu Hisini'é habite en lui corporellement.
Non pas qu'il puisse contenir duns es limites crétes Pinfini réel qu'est Dieu, ni enfermer eu lui lo nature divine qui ne connaît pas de bornes. Mais son union à la personne du Verbe le met en possession de Dieu, et de toutes les perfections, et de tous les droits de Dieu: elle les lui attribue en vérité et en totalité. {entre en jouissance de tout ce que possede le Verbe, devenu lu personnalité du Christ: et le Verbe était en Dicu, et le Verbe est Dieu.
Ce cœur d'homme est donc le Cœur du Créateur, le Cœur du souverain Keigneur, le Cœur du Rémunérateur suprême. Dans les antantissements de la crèche, dans les durs travaux de l'atelier, en exil, au milieu des tentations de Satan, dans les souffrances et dans les abjections di la Passion. dans les ignominies de la erucitixion et les ubandons suprêmes, sous la pierre d'un tombeau d'emprunt et sous le voile inerte des espèces sacramentelles, dans lex débris informes d’une hostie profanée, il demeure toujours le Cœur de Dieu, possédé par Dieu, possédant Dieu en plénitude,
Il est, de plus, le séjour eréé où Dieu se rend le plus parfaitement, le plus complétement présent: sauf au sein de sa propre divinité et dans Fâme du Christ, — et Je cœur est le symbole de l'âme, — nulle part Dieu n'est aussi présent, aussi agissant, habitant d'une présence aussi régulière et aussi active, que dans le Cœur de Jésus : car le cœur est l'organe essentiel de la vie et de l'amour; or, c'est pour vivre et pour aimer en homme, que le Verbe s'est incarné. Si la sainte humanité est le temple saint habité par Dieu en personne, le Sacré-Cœur en est le Saint des saints.
L'OBIET DE LA RIÉVÉLATION
IF. — C'est surtout comme foyer de l'Amour Eternel que le Sacré-Cœur apparait dans sa gloire de Cour de Dieu.
Encore qu'il soit toute perfection, Dieu a voulu révéler aux hommes sa nature sous un nom qui manifeste les splendeurs de sa vie personnelle et In magnificence de ses bienfaits : l'Amour : Doux charitas est. Et, quand, aprés s'être montré dans les œuvres Mmasniliques et dans les bienfaits innombrables de Ja nature et de Ja crace, il a voulu se révéler et çe donner lui-même, tel qu'il est, tel qu'il se possède, tel qu'il se donne de toute éternité en chacune des trois Personnes divines, l'Amour incréé est formé le Cur de Jésus, et il y est descendu, et il v aime de toute sa puissance infinie. et il x brûle de ses flammes éternelles, et il y vit de sa vie de perfection, de 2loire et de béatitude.
Je sais que dans ce Cœur l'Amour éternel à aussi accumulé toutes les formes et toutes les forces de l'amour créé pour les employer à son service. Mais au-dessus de tous ces amours créés, leur principe et leur foyer, c'est l'Amour qui est l'essence divine et Dieu lui-même, l'Amour qui est, dans l'unité de la nature divine, Père, Fils et Saint-Esprit, c'est cet Amour qui est descendu dans le Cour humain de Jésus et qui v vitet aime en plénitude, comme il continue de faire au foyer de l'être divin.
L'Amour, qui est Dieu et n'a pas de limites, a voulu être contenu pour se mieux livrer; et il s’est enfermé dans le Cœur de Jésus. L'amour, qui est Dieu et ne saurait être exprimé, a voulu se traduire dans sa totale vérité et se manifester dans tout son éclat : et il a fait du Cœur de Jésus le caractère qui l'exprime adéquatement, le mot qui le traduit sans le trahir par aucune défaillance, le miroir qui le révèle sans laisser dans l'ombre le plus léger rayon de sa splendeur. L'amour qui est Dieu, qui n’a besoin de personne et suffit infiniment à son bonheur intini, a voulu aimer sa créature personnellement, sans intermédiaire comme sans mesure : et ponr se donner à elle dans
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