DOBIET DE LA HÉNÉI AEION x ee
belles et apparemment Plus méritoires, il ne rencontra jamais en lui, ni dans une Impuissance de l'intelligence, ni dans l'inattention de l'esprit, ni duns la défaillance de la volonté, ni même dans les répumances des sens, la plus petite case d'imperfection, le plus léger empêchement à donner à chacun de ses actes vertueux leur perfection souveraine,
C'est dire qu'il agissait en Cœur de Dieu dans l'ordre moral : et la divinité de sa Personne qui inspirait tous ses actes, leur donnait la beauté, l'excellence et Ja portée de l'infini. — Il avait en Jui la sainteté totale; il était apparu dès sa formation non pas seulement saint, mais la sainteté même, subsistante et personnelle, 1x sainteté totale, telle qu'elle est en Dieu, puisqu'il n'existait que dans le Verbe qui est saint comme le Père, saint comme l'Esprit, et que le Verbe lui Communiquait sa saintett éternelle non par un don, une effusion, une application quelconque de moyen créé, mais par le don vivitiant et permanent de lui-même, C'est ce qui permet au Cœur Sacré de se présenter comme le profo-type, comme le modèle absolument parfait de toutes les vertus et de provoquer tous les hommes à limiter à l'envi, sans crainte que jamais l'imitation s'arrète pour avoir atteint la perleclion du modèle,
Or, toutes les vertus illes r Une en son humilité et en sa douceur : l'humilité, expression de la relivion parfaite, renfermant loutes les vertus des rapports de Phomme avoe Dieu ; la douceur, expression de la charité parfuite, com prenant toutes les vertus des hommes entre eux : Diseite Ame qui inilis suin et huin:lis corde. C'est l'humilité, c'est la douceur, ce sont toutes les vertus du cœur humain pratiquées par un Dieu, qui leur donne, comm principe, sa perfection essentielle, infinie comm son ètre, et les porte, par Les divines dispositions qu'il met à les pratiquer, jisqu'au terme de l'absolue Perlection, C'est de quoi
St Paul disait: 4 a plu à Dieu que dans le Cinit habitat toute plénitude lr tHSo Complet til Giinehi L
studinenr inhabitare (1 Et c'est de cet océan du Cou: Sacré, de ce trésor im piisuble, que tons Les saints rec
vront et Ja grèce, et la consommation, et Le mérite de toutes leurs vertus : £? de plenitudtinc ejes nos omues
accepontus, CE gratidue pro gratia
HE. — La souffrance est une des formes essentielles de l'activité du cœur huinain : eur, pâtir c'est agir. Soutfrir. en effet, n'est pas subir une action contraire comm la subissent les tres insensibles où sans raison : ec sl l'accepter d'une volonté libre. S'employer à résister, par l'eort moral, à ce qu'elle à de top déprinunt, ra sembler ses forces pour Et supporter, ouvrir son esprit pour comprendre les leeons qu'elle enseisne, mettre La volonté en mesure de pratiquer tous les actes vertueux qu'elle comporte, afin d'en faire monter vers Dieu nu hommage de relision et d'en recueillie pour soi-iméme les fruits de mérite qu'elle porte en werme,
C'est donc une action, une grande et importante action que ia souffrance,
Dieu, il est Vrai, n'y avait pas destiné une créature née de l'unique mouvement de son amour, Mais le péché la intro duite dans le monde, et, depuis la chute, l'honnme n'apparait sur la terre maudite que pour + cultiver le chainp de Ja douleur, en féconder par ses sueurs et par ses larmes l'ingrat sillon, en arracher les ronces au pris de son sang. En fait, souffrir est toute Ja vie de l'homme, et s'il ne consent à vivre sous cette loi, au point de faire de sa vie une mort perpétuelle, il ignorera toujours les joies de la moisson, la douceur du repos, la gloire de la récompense (3).
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Go) Nisi graouimn frumenti cadens in terram mortuum fuerite
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Mais la souffrance est essentiellement une action morule. Non seulement son principal terrain d'action est l'âme et par conséquent le cœur, mais c’est là, dans l'ame et dans le cœur, que se ressentent définitivement les coups portés ou sur le corps, où sur la renommée, ou sur les biens extérieurs, ou sur les êtres qu'on aime.
Cest pourquoi, le Verbe ayant voulu prendre la condition de l'homme pécheur, il fallait qu'il eût un cœur capable de souffrir. Nous savons pur l'Evangile quelles furent les causes des souffrances du Cuur Sacré. Saint Thomas a dit que le Christ souffrit absolument tous les genres de douleurs (1). Mais l'étendue, l'intensité, la perception de ces souffrances, un seul mot les peut rendre, à savoir qu'il soufirit avec un cœur de Dieu.
N'allez pas croire que sa divinité lui fut exemption on diminution de souffrance. De soi, il est évident que le Verbe devait lui communiquer, et lui communiquait en réalité, l'impassibilité de sa nature. Mais par une merveille de toute-puissance, inspirée par Son amour pour nous, le Verbe suspendit, pendant toute la vic voyvagère du Christ, le privilège de cette glorieuse impassibilité.
Etant donné la volonté formelle de Dieu que nous fussions rachetés par une rançon égale à la dette infinie du pêché, sa Divinité ne servait qu’à donner à Jésus la capucité de souffrir infiniment en lui donnant de ressentir et de supporter infiniment. Elle retirait sur les sommets de l'âme, rendus inaccessibles par une dispensation miraculeuse, les joies de la vision béatifique avec l'inpassibilité qui en découle, et elle livrait avec l'énergie de la puissance infinie, l’inflexibilité d’une justice inexorable, l'humanité
ipsum solum manet. Si vero mortuun fuerit, multum fructum affert
(Joan., x11, 24.) (dj) Christus secundum genus passus est omnuem passionem
huuunuim. (Le P., q. xLvi, à. D, €.)