‹ Somme de la prédication eucharistique [microforme]Chapitre 68 sur 224 · TL — LA PIÉTÉ FILIALE ENVERS LE PÈRE · texte numérisé non relu

TL — LA PIÉTÉ FILIALE ENVERS LE PÈRE

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que son absence inattendne va plonger dans Les larmes : € faut que je sois ax ortres de mon Pere!» N eseavez pas non plus de ni faire avancer l'heure de sa révélation par les miracles ai monde qui l'appelle; il attendra qu'il plaise à son Père de Ja faire sonner : Nonduin venit hora ine (À), — 1 met tout son amour pour son Pére à accomplir ses commandements; il aime tant ça volonts sainte qu'elle ni devient un pain dont il x toujours faim, ct il n'est rassasié que de l'avoir aceomplie : eus cibux CSE ul faciainr voluntalem ejus qui uisiline, Palris (?). — Îlest descendu des cieux pour accomplir cette volont“ auguste, parce que dans les cieux elle ne pouvait s'imposer à Jui comme l’ordre d'un maitre à un serviteur : Quie descendi de cælo non ut faciain voluntalen mea, sed volunlater ejus qui misit me (2)

Quelque dure, humiliante et cruelle que puisse êfre la volonté de son Pére : se présentät-elle sous la forme d'un immense calice rempli des fureurs divines contre l'homme coupable, des hontes et des châtiments de tous les péchés, des erachats reçus et du Sang répandu sous la déchirure des fouets, des trahisons et des abandons, des épouvantes, des dégoûts, des ennuis et des insuecès, il le boira jusqu'à la lie, «afin qu'on sache que tous les commandements de son Pre, il les accomplit jusqu'au dernier, pour remplir toute justice (4)! »

Si les redoutables exigences de la justiee paternelle vont jusqu'à vouloir qu’abandonnt des hommes. maudit et agonisant, il meure dans l’ignominie constatée de l'abandon de Die: jai-même, ce fils d’obéissance se SGuviendra que ses d' * Sont sans limites comme sans mesure les droits de son : re,et il acceptera ce délaissement mortel par ces

(1) Kosciebatis quia in his qui Patris mei sunt oportet me esce f (Luc.. 1, 40, — Joan., ur, RS) (2) Joan., 1v, 34.

(:) Joan., vr, 38.

(1) Joan., xiv, 0.

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ce,

paroles de sublime soumission, le plus bel hommage qui puisse être rendu à un père par la confiance d'un fils : L'ater, in manus tuas cominendo spirilton ineum

IV. — La derniére forme de la pitté filiale de Jésus est le zile pour les intérêts de son Père, le dévouement à son service, la passion de son honneur et de sa gloire.

Le grand crime de l'homme révolté était de mévconnaitre cette obligation de rendre l’honneur sincére et le service fidèle à la paternité de son Créateur : Si je suis Pére, ot est l'honneur qui m'est dû, disait le Keigneur dans ses objurgations à la créature ingrate, et si je suis le Maitre, ott est la crainte respectueuse que je mérite (1)?

Voici le vrai fils, aimant et dévoué, fidèle à rendre et à faire rendre honneur et gloire au divin Pére.

A douze ans, il a sacrifié la paix sereine de Nazareth à la nécessité de défendre. dans le temple, devant les docteurs, surpris et émerveillés, l'honneur de Dieu. — Ka vie publique débute par un acte de généreuse indignation. Il a vu le temple, la maison de son Père, déshonoré par les marchands et les usuriers qui en envahissent les portiques. Il s'arme d’un fouet, il les chasse et renverse leurs tables et leurs étalages : c'est le zèle de sa piété filiale qui siffle dans les lanières, c’est sa flamme qui brûle leur chair marquée de ses coups : « Enlevez-moi tout cela d'ici, et ne faites pas de la maison de mon Père une caverne de voleurs (2) ! »

Sa carrière apostolique, faite de toutes les vertus et de tous les dévouements, n'a qu'un but : l'honneur de son Père : £go honorifico Patrem ineuin (3). — I est venu

{1) Filius honorat Patrem, et servus dominum suum, Si Pater euo sum, ubi est honor meus, et si Dominus ego sum, ubi est timor ineus? (Malach., 1, 6.)

(2) Joan., 11, 16.

13; Joan., vit, 49,

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