L — LA PIÉTÉ FILIALE ENVERS LE PÊRE 1H
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pour le faire counuitre : « Personne ne connait le Père, personne ne J'a jamais vu; mais son Fils. qui est de toute éternité dans son sein, est venu le révéler au monte (1). » — Il révèle ses perfections et surtout sa bonté, atin de lui concilier le cœur des hommes : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. » — « Aimez vos ennemis ; faites du bien à ceux qui vous haïssent, afin d’être les dignes enfants de votre Père, qui fait luire son soleil sur les mauvais comme sur les bons, et qui baigne de ses pluies fécondes le champ du juste comme celui de l’impie. » — Soyez miséricordieux comme votre Père céleste est mistricordieux (2). 5 — Il prêche son équité qui n'oublie aucune bonne œuvre : « Faites l'aumône en secret, el votre Pèr:, Sont le regard perce les ténèbres, vous la rendra au centuple. » — I] veut surtout rendre à la créature tremblante la confiance de prier, d'espérer ferme. ment en Dieu, avec la certitude d’être exaucée : « l'ermez la porte sur vous pour prier sans ostentation ; et mon Père, qui perçoit jusqu'aux désirs secrets du cœur, vous ente 1dra (3). » — Priez avec une confiance sans limites, « car mon Père, qui vous aime, met sa joie à vous exaucer: et je vous l’affirme en vérité, tout ce que vous lui demanderez en mOn nom, il vous l’accordera (4). » — « Pas besoin de beaucoup de paroles, comme les paiens qui mesurent leurs éspérances sur leurs discours dans la prière : votre Pôre connaît vos besoins avant que vous les Jui disiez; priez
nC tout simplement ainsi : Pater nosler, qui es in
plis (5)! »
Oui, abandon à sa Providence paternelle, attentive ct bonne, aussi assidue à veiller sur nous que prompte à
(1) Joan., v, 95,
(2) Matth., v, 45, 48.
(3) Matth., vi. — Lue., vi, 90, (4) Joau., xiv, 15.
() Mauth., vi, S.
nous assister : « Ne vous laissez inquiéter ni troubler par ia crainte de manquer de pain ou de vétement. Les oiseaux du ciel, qui ne séiment ni ne moissonnent, sont nourris par votre Père : erovez-vons que vous ne lui êtes pas intiniment plus chers? Les lis des champs, qui ne travaillent ni ne lissent, sont plas richement vêtus que Salomon dans sa gloire : hommes de peu de foi, pouvez-vous penser que mon Père ne s'occupera pas plus de vous, ses enfants, que de cette herbe d'un jour? » — « Un passereau ne tombe pas des cienx qu'il fend de son vol, ni un eheven de votre tête, sans sa permission : que eraignez-vous done et de quoi vous inquiétez-vous ? Cherchez le royaume de Dieu et sa justice, et tout le reste vous sera donné par sureroit (LD)!
Ah! ce Fils a fidèlement servi, prêché, glorifié son Pére,; il l’a fait connaître et aimer; il a rétabli l'honneur äc son nom, l'empire de ses droits ; il a restauré son œuvre €! lui a rendu régénérés, dociles et aimants, ses enfants révoltés et dégradés. Il y a employé sa vie, il y dévoue sa tnort: et il peut à ce moment suprême dire à son Père, sans crainte d’être démenti : « Père, l'heure est venue de gloritier ton Fils en Jui permettant de mourir pour toi, afin qu'il te g'orifie par sa mort comme pa: sa vie. Tu m'avais donné pouvoir sur toute chair pour leur transmettre la vie éternelle. Or la vice éternelle c'est de te connaitre, toi, sent vrai Dieu, et Jésus-Christ, ton envoyé. Je l'ai glorifié sur la terre ; j’ai achevé l'œuvre que tu m'avais imposée; j'ai fait connaitre ton nom aux hommes. Ils savent que tout ce que je leur ai dit et donné vient de toi : maintenant, à Pere, glorifie ton Fils en le rappelant auprès de toi et en lui permettant de jouir de nouveau de la glaire qu'il possédait en toi de toute éternité et qu'il n’avait déposée que pour te servir et te glorifier dans le temps (2)!
L'on comprend, après ces témoignages de Ia piété filiale
(1) Matth., vr, 25. — vu, 11. — x, 29, (2) Joan., xvi, passim.
Han