IV LE SACUEMENT DE LA PIÉTÉ PICIALE D
laquelle Jésus unit son Cœur un nôtre et supplée à notre insuffisance, utin de nous iuspirer son amour, sa religion ot son zèle de fils parfait pour Dieu. pour Marie et pour Joseph; atin de les aimer en nous, c'esti-dire en d'innombrables cœurs; atin de leur donner jeicbas des enfants lidéles comme lui,
las n'est besoin d'insister sur l'importance, dans le christianisine, de Ja piété filiale envers Diou.
Au point de vue de l'honneur de Dieu dans son auvie, est d'elle que dépend en réalité le succés du plan divin,
Au début,ce ne sont pas des hommes seulement que Dieu à créés, ce sont des fils qu'un Père a adoptés en leur donnant la grâce avec la nature, Il ne peut être satisfait que S'il est aimé, honoré et servi par des fils.
Le péché à rompu cette harmonie et constitué esclaves et condamnés des enfants sortis du sein paternel de Dicu et gonvernés par son amour.
“ils des complaisances éternelles descend pour rendre à sou Père ces enfants revenus à la maison paternelle pur le chemin du repentir. 11 se livre à la mort pour leur rendre la vie, après leur avoir uppris à connaitre leur Pére. Et la rédemption n’est autre chose que l’adoption nouvelle des fils révoltés, acceptée par le Pére au nom de son Fils Jésus.
« Ce n'est plus l'esprit de crainte des esclaves que vous recevez au baptème, dit saint Paul, mais l'esprit des enfants d'adoption. — Vous n'êtes plus des serviteurs, mais des fils (1). » — « Dieu a voulu faire éclater son ainour jusqu'à nous appeler et nous faire ses tils, sur le modèle de Jésus, voués à rendre de plus en plus ressemblante son image en nous. jusqu’à ce que nous lui devenions absolument semblables 2), »
(1) Rom., vus, 15.
(2) Î Joan., nr, À, 2,
—- ee ——— - . ——…
Tebest le magnitiqie dessein de l'imour, repris pur la liséricorde,
Non moins importante pour l'homme est la possession de la piété filiale envers Dieu.
C'est d'elle, comme de sa racine, que s’alimente Ja conliance en Dieu, forme pratique de la sainte espérance ; sur elle que se soutient, au milieu des contradictions et des épreuves, la foi victorieuse. Elle est la sève de la charité,
Sans elle, on peut arriver sans doute à servir Dieu par la crainte, comme des esclaves; par l'intérêt, comme des mercenaires : on ne le sert pas par amour, ce qui est le propre des enfants, qui servent leurs parents par reconnaissance, par un dévouement désintéressé,
Sans Ja piété filiale, pas de soumission sincère et respeetueuse envers l'autorité souveraine de Dieu, pas d'abandon sans réserve à la volonté divine-dans la souffrance. Tout est question, incertitude, angoisse, — Est-ce un Père qui gouverne tout en ce monde et en l'autre et qui dirige chacune de nos âmes dans ses voies ? Si oui, pas d'indifférence à craindre de sa part, ni d'oubli, ni de fatigue. 1 est sage et rien ne lui échappe; il est bon et ne nous peut vouloir que du bien: il est tout-puissant et rien ne résista à ses desseins d'amour sur ses enfants. Nous pouvons être devenus des prodigues, avoir franchi tous les degrés de l'ingratitude et être tomhés dans l’abime de toutes les dégradations : il reste notre Pêre, son foyer nous est ouvert, ses bras nous accueillent et nous serrent sur son Cœur, réjoui de notre humble retour, oublieux de notre ingrat éloignement,
C'est à eanse de cet intérêt capital de la piété filiale pour Dieu et pour l'homme, que Jésus, le Fils aîné, à voulu, encore qu'ayant épuisé en sa mort toutes les douleurs et gagné légitimement le temps de son repos dans la gloire, se faire en personne le Sacrement de la piété
APN: Here à