‹ Somme de la prédication eucharistique [microforme]Chapitre 76 sur 224 · AM · texte numérisé non relu

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2V. LR SACREMENT DE LA PIÊTÉ FILINIP 097

fiale, maloré co TEE lui en coûñtepauit 'abaissements ot de rebuts, Fu vont venir la nourrir lu Méttie, en entretenir le fover dans le cour de tous ses ere, on développer les sentiments, en exciter les netes, enfin, faire de Hoi, ur son modéle adorable, a Los file bi tabiés dn Pére, » En fait, la connannion est le Christiane venant aimer son l'ére de tout son ca ur de fils en clinenn de nous.

Dé nos cours, comme du Cu ur sacré de Jésus, le culte de notre piété filiale doit monter vors le LP'ére qui est dansles cieux, vers Marie QUE est notre mére 6 vers saint Joseph notre pére, La communion Falimente et le dirige par des force appropriées Vers chacune de ceg arenstes personnes, à qui nous le devons à des titres SHCTÉS,

I. — Envers Dien notre Pre, Ja communion entretient la reconnaissance filiale en nous rappelant son amour, <a bonté, sa providence, dans nn Hage sans cesse renouvelé,

Elle est, en effet, le Pain de Dieu. le vrai Pain du riel donns par Le Père : Zter nous dat Fobis panein de colo COrHmUIL)— Elle est, dns son don quotidien, Ia réponse qui ne trompe jamais cette contiante priere de tons les jours, enseiunée par Jésus même pour être redite pur tous les hommes: Punoin HO quotiditnim da nobis hodie. — Ainsi, le don de lEucharistie, parce qu'il vient du Père, nous rappelle et sa bonté et notre devoir de reconnaissance envers Jui.

Le bat comme le résultat de la communion est « de notts rendre aimables au Pére ». de le faire entrer, demeurer et agir librement dans nos âmes : « Celui Œui mange ma chair demeure en moi: et si quelqu'un demeure en moi, mon lére l'aimera, il se manifestera à Ini et il demeurera en lui (2). » — Ensuite, de nous unir au Pôre par la

41) Joan., vr, 32.

(°) Joan., xiv, 25,

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communauté de vie, de telle sorte « que comiue le l'ils ne vit que du Père, le chrétien ne vive que de Jésus, son Fils (1) », ce qui est vivre du Père, celui-ci ne faisant avec son Fils qu'un seul Dieu. -- Cette union d'amour avec le Père est bien Ia tin que visait le divin Instituteur de la communion quand il disait, pour terminer le repas de la Cène : « Pére, qu'ils soient un avec toi st avec moi!»

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L'Eslise, entrée dans les vues de son Fondateur, met linvocation du divin Père sur les lèvres du prêtre depuis le commencement du Sacrifice eucharistique jusqu'à la fin. — L’oblotion s'ouvre parcette invocation : « Père saint, recevez cette offrande : Suscipe, sancle Paler. — Aussitôt la consécration faite, Le prêtre appuie sur PHostie, qu’il tixe d’un regard attentif, cette touchante prière : Pater nosler.….. da nobis hodie panerr nostruin quotidianuin. — Et au moment de commmnnier, ce rappel du don de souverain amour du Père : « Seigneur Jésus, c’est par la volonté de votre lere que vous avez rendu la vie au monde : Doinine Jesu Christe, qui eæ voluntate Paltris nundun vivijicasti. »

Quoi de plus efficace, pour gagner le cœur de Phomme à la reconnaissance et au service filial envers le Père, que de rappeler l'amour dont « Dieu aima tellement le monde qu'il Jui a donné son fils unique »; l'amour plus grand encore qui l’a porté à « ne le point épargner, lui l’innocent, pour ” onde coupable ? »

Et, ‘: .ud il est en nous, Jésus y avive ces souvenirs, y altise ces sentiments, y pousse à tous les actes de la piété filiale envers Dieu : l'amour reconnaissant pour ses bien- , faits, la confiance en sa Lonté, la soumission fidèle et : soutenue à son souverain domaine, le zèle pour son honneur, le dévouement à ses intérèls sucrés. — Chaque matin donc, le chrétien est mis, par la communion, en Û

(1) Joan,, vs, 58,

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