LE SACHEMENT DE LA PIÉTÉ FILIALE
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contact plus intime, en relations plus familières avee le Père ; et Jésus, le Fils bien-aimé qui est à ce moment sacré le lien de cette union resserrée, demeure spirituellement en lui pour transformer sa journée tout entière en une démonstration ininterrompue de filial amour.
L'Eucharistie enracine et développe avec non moins de puissance la piété filiale envers Marie.
IL est impossible de faire acte de foi au Sacrement du corps de Jésus-Christ, sans ÿ reconnaitre € le vrai corps né de la Vierge Marie : Are, veruin corpus, naluin de Maria Virgine. » — Impossible de songer à s'approcher de la Table sainte sans entendre résonner à l'oreille du cœur lardent et tendre écho de Pappel maternel : « Venez, nes enfants bien-aimés ; mangez de mon pain, enivrez-vous de mon vin; rassasiez-vous du fruit que j'ai engendri : El a generationibus ineis implemini (1)! » — Impossible d'assister à la rénovation du sacrifice sur l'autel sans se ressouvenir de Pintrépide courage de Marie sur le Calvaire, où, pour devenir la mère spirituelle de tous les rachetés, elle n’hésita pas à offrir à La mort son Fils unique, — Impossible, enfin, de se prosterner au pied du tabernacle sans voir s'ouvrir l’humble étable, et sans reconnaitre, dans la blanche Hostie qui l'éclaire d'un point de douce lumière, l'Enfant-Dieu enveloppé de ses Ianges, endorrai sur les genoux de sa Mère, qui l'adore.
Aucun Sacrement ne favorise autant Paction de la maternité spirituelle de Marie.
Si Marie engendre les homnits au baptème, elle ne peut défendre, soutenir et alimenter leur vie qu’en les nourrissaut de sa substance : et la chair de Jésus est la chair de Marie. — À quoi servirait de leur donner la vie, si elle ne pouvait, la leur conserver et l’amener au terme de léternelle per-
CEMÉCC HE Ext D:
fection? Marie perfectionne leur ressemblance avee Je divin Chef par cet aliment qui assimile les hommes à Jésns- Christ, Sa maternité s'exerce, elle assure ses fruits et les conduit à maturité en nourrissant tous sos enfants de son propre Fils, dont elle imprime de plus en plus profonde l'image en eux.
On ne peut remercier le Fils sans bénir la mére qui l'a donné ; la piété envers Marie grandit à chaque communion, comme un édifice monte par chacune de ses assises.
Pour assurer à sa Môre les hommages de filiale piété que lui doivent tous les hommes. Jésus vient en chacun d'eux. Il y aime Marie en vrai ils, il la fait aimer te tous ceux qui le reçoivent, La dévotion à Marie, faite de tendresse filiale, de fidélité à ses inspiralions, de pureté et d'humilité, de dévouement porté jusqu’à la souffrance sans mesure, n'est profonde, féconde et durable, qu'alimentée du Sacrement qui met dans chaque homme le Cœur de Jésus pour aimer Marie.
Cette chair de Jésus, faite du sang de Marie, forme dans le communiant les sentiments de Jisus pour sa mére : en devenant de plus en plus le Christ par lassimilation de l'aliment quotidien, on devient de plus en plus le fils de Marie.
Jean à la Cène, pour avoir reposé plus intimement que les autres sur le Cœur de Jésus, s'était tellement identitié au Sauveur que ce Maître mourant pouvait dire de Jui à sa mére : £cce filius tuus ! Je meurs, mais je me survis dans ce disciple : voyez-moi en lui; je ne fais qu'un avec lui : voilà votre Fils que vous croyiez perdu, il continue de vivre en celui-ci.
Ainsi, qui communie plus parfaitement au Sacrement de Jésus devient plus parfaitement le Fils de Marie : la dévotion filiale envers Marie ne trouve son aliment parfait qu'en la parfaite communion.