‹ Somme de la prédication eucharistique [microforme]Chapitre 78 sur 224 · IV. — LE SACREMENT DE LA DIT FILIALE · texte numérisé non relu

IV. — LE SACREMENT DE LA DIT FILIALE

La piété filiale envers saint Joseph trouve le méme aliment efficace et très doux à la sainte Table.

L'Eucharistie nous fait manger la substance du Christ qui s'est accrue du pain gagné par le labenr et trempé des sueurs du charpentier de Nazareth.

Ce Pain vivant, c'est lui qui nous l'a gardé de la destruction dont le poursuivait Hérode : avec quelle prudence, quel empressement et au prix de quelles peines!

Il a recu mission, en retour de cette fidélité, de garder à l'Eglise le pain dont se nourrissent tous ses enfants et de le distribuer à tous ceux qui le lui demandent, Il a une vraie charge de donner au monde le froment divin; la dispensation universelle de l'Eucharistie fait partie de sa récompense éternelle : Ze frumenta servarit non séhi, sed oïnni populo : iste Pahein vivuin e cœlo servanduin accepit tan sibi, quan toti irundo (1).

Quiconque communie recoit done son pain, le pain nécessaire de sa vie Surnaturelle, des mains du cher père qui nourrit Jésus; il se trouve done uni chaque jour davantage à saint Joseph par la reconnaissance. À ce contact renouvelé, il faut que le cœur s'attendrisse et grandisse aussi; on devient chaque jour plus aimant et plus obéissant envers lui. C'est que l'on a dans son cœur le Cœur de Jésus pour aimer saint Joseph autant que le mérite ce père de dévouement ct de miséricorde sans mesure ! Le bon moment de prier saint Joseph, de l’honorer, de le traiter en père, comme il Je mérite, c'est l'action de grâces après la communion : on l'aime alors avec le seul cœur qui l'ait jamais assez aimé, le Cœur filial de Jésus lui-même !

(1) D. Bern. Sup. Missus est.

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SOMMAIRE

I. L'amour de la patrie est une des formes de la piété que les enfants doivent à leurs parents comme à Dieu le premier père : car la patrie est une mère pour tous ceux qui naissent sur sou sol et vivent à son foyer. — Grandeur du patriotisme: devoirs qu'il impose. — La conception surnaturelle de la patrie éleve l'amour patriotique aux splendeurs de l'amour divin. — Le peuple élu, ivpe de la patrie surnaturellement formée par Dieu. — Sa triple mission dans le plan divin : rendre à Dieu le culte légitime; garder intégral le dépôt de la révélation divine ; donner le Verbe incarné au monde.

11. Jésus, Fils éternel de Dieu, est, selon la chair, le fils de cette patrie privilégiée. — Combien ii l'aime et se dévoue pour elle. — C'est un des amours de son Cœur qu'il se plaît à révéler par des témoignages publics, aussi touchants que solennels, par «les adjurations, des larmes et un sublime pardon imploré pour son ingratitude obstinée.

1II. Rejeté par sa patrie de naissance, Jé<us se retourne vers la Gentilité, qu'il a rachetée. et il revendique ses titres de conquérant et de bienfaiteur insigne, qui lui donnent le droit de la regarder comme sa grande patrie ici-bas. — Pour la servir, il y habite par l'Eucharistie, la régit et la nourrit, — L'Eucharistie, mieux que la présence du propitiatoire, fait du Christ-Jésus « le Dieu patriotique » des nations chrétiennes. — Plus une nation honore l'Eucharistie et en vit, plus elle est grande, parce que le Christ- Jésus, principe de toute grandeur pour les peuples comme pour les individus, la peut alors servir selon toute l'étendue de son patriotique amour. — A ce titre, la cité par excellence du Christ eucharistique est la ville sainte de Rome. — C'est là qu'il se donne le plus parfaitement et 1à qu'il est le mieux servi dans le Sacrement. — Rome est la cité privilégiée du Cœur de Jésus, comme elle est la capitale de son empire spirituel et le siège central de son autorité.

IV. Parmi les nations, la France, fille ainée de l'Eglise romaine, semble avoir été choisie par Jésus comme sa patrie d'adoption.

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