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hésitants : « Faites tout ce qu'il vous dira »; avez toute confiance en son bon Cœur, servi par sa toute-puissance (1)!
Ayant ainsi débuté, il continua de répandre lar;sement, tout le long de son passage ici-bas, les œuvres de la bonté, « Iétait le Fils de l'homme venu pour semer les bienfaits, comme le laboureur jette à pleines imains le grain dans les sillons : Qui serninat bonuin sernen est Filius hominis (2), Cur c'est le propre de la bonté d'avoir les mains ouvertes et de multiplier les formes des dons pour donner davantage. Ainsi Jésus donnaitil à tous, infatisablement, inée puisablement, les bienfaits multipliés des guérisons et des résurrections, des conversions et des consolations,.
Sa bonté était accueillante, et le rendait accessible À tous ; tous en usaient démesurément, sans jamais le lasser, quels que fussent le nombre et l'importunité des foules qui l’assaillaient de leurs demandes impérieuses, Elles pouvaient fatiguer les Apôtres, qui s'en plaignaient ; elles no lassaient pas Jésus, qui s’en réjouissait,
Sa bonté avait des empressements touchants et se plai sait à des prévenances inattendues, Il allait partout où on l'appelait, interrompant sa course, rebroussant chemin, augmentant sa fatigue pour satisfaire ceux qui, en exigeant sa présence auprès de leurs afflisés, semblaient mettre des conditions à l'exercice d'une puissance qui n'en connait pas. — Ainsi se rendit-il de lui-même, et sans en être prié, chez Zachée, pour porter le salut dans sa maison, — Ainsi alla-t-il chez la belle-mère de Pierre, qu'il savait retenue par Ja fièvre, faisant à Pierre la surprise de cette visite bienfaisante. — Ainsi encore surprenait-il souvent ses amis
(1) Certa fiducia impetrandi placiti vinum hic à tilio produci postulat Mater eo quod per 50 annos quibus cum illo familiariter vixerat, certo sciebat eum id posse et suam charitatem icque ac providentiam decere ut illis succurreret. (Corn. a Lap. in 11H00. 4)
(2) Matth., xu1, 37,
sm + a Ti
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de Béthanie., — Et il était si bon que toute maison où il était entré demeurait remplie de joie (4).
Sachant le prix « qu'une bonne parole ajoute au bienfait», il accompagnait de paroles d'encouragement, de relévement, de louange même, les guérisons qu'il opérait
les pardons qu'il donnait, — On sait comment il défendit Madeleine et Matthieu contre les observations désagréables des Pharisiens. — A l’aveugle-né qu'on disait affligé à cause de ses péchés ou de ceux de ses parents, il rendit ce témoignage « que son épreuve ne venait des péchés de personne, mais du dessein que Dieu avait d'être gloritié par sa guérison, » — « O femme, ta foi t'a sauvée! va en paix », disait-il à l'hémorrhoïsse, — « Je n'ai jamais trouvé une si grande foi dans Israël », disaitil au centurion. — Et à la chonanéenne : « O femme, que ta foi est grande! qu'il soit fait selon que tu veux (2), » — Quand on se souvient de ses entretiens avec la Samaritaine; de Ja délicatesse qu'il mit à obtenir laveu de la femme adultère, tont en la délivrant des poursuites de ses accusateurs, plus coupables qu'elle; du pardon accordé au Larron, qui. enveloppe dans une promesse de récompense prochaine : toutes ces paroles douces, affectueuses, délicates, réconfortantes, dont il entoure ses bienfaits, démontrent que le Sauveur était bien la Sagesse éternelle qui avait dit : Une parole bonne vaut souvent mieux qu'une aumône : l'homme juste saura répandre en même temps le bienfait et la bonne parole, qui tombera comme une rosée sur la fleur languissante : Nonne ardorein vrefrigerat ros? Sic el verbum melius quain datuin (3).
La bonté de son Cœur se révélait encore discrètement mais très suavement, semblable au parfum qui trahit la
(1) Luec., xix. — Matth., var. 15.
(2) Marc., v, 34.
(5) Nonne ecce verbum super datum bonum? Sed utraque cum homine justificato. (Eccli., xvar, 17.)