‹ Somme des connaissances humainesChapitre 23 sur 49 · DES SCIENCES SOCIALES · texte numérisé non relu

DES SCIENCES SOCIALES

1030. — Sociologie ou Science sociale. — o,i. — Sociologie positive. — Comte désigne sous le nom de sociologie la science sociale positive ou plutôt positiviste, c'est-à-dire fondée sur la simple expérience, indépendamment de toute métaphysique et de toute morale absolue. Elle comprend la statique et la dynamique sociales : la première découvre les lois de coexistence entre les phénomènes sociaux ; la seconde, les lois de succession.

Mais, après Comte, la sociologie a été entendue de diverses manières par les positivistes, comme aussi par ceux qui, sans adhérer au positivisme, pensent qu'une histoire naturelle des sociétés humaines peut se constituer. Les uns l'ont subordonnée absolument à la biologie ; de là, la sociologie biologique ou bio-sociologie (Spencer). Ils ont même prétendu que le corps social était un corps vraiment organique et réel ; et, en cela, ils outraient l'analogie qui existe entre les corps physiques vivants et le corps social. De là, le « réalisme sociologique » ou « théorie organiciste des sociétés » 2. Mais cette singulière prétention est de plus en plus abandonnée. D'autres ont préféré subordonner la sociologie à la science de la richesse : d'où la sociologie économique. A leur point de vue, les faits économiques, comme par exemple le régime de propriété, gouverneraient

^ Voir aussi Grépieux-Jamin, L'Ecriture et le caractère ; R. de Salberg, Manuel de graphologie usuelle, etc.

2 Sans aller jusque-là, M. Goblot regarde cependant la sociologie comme « le prolongement » de la biologie. {Op. cit., p. 292.)

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