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N" 1079. MÉCANIQUE

Thermo-dynamique. — Cette science étudie les relations de la chaleur avec le travail mécanique. Elle est fondée en particulier sur ce fait et sur ce principe : Il arrive que l'apparition et la disparition d'une certaine quantité de chaleur s'accompagnent de l'apparition et de la disparition d'une quantité proporlii)nnelle de travail mécanique ; la chaleur a donc son équivalent mécanique. La thermo-dynamique conduit à la notion de la conservation de l'énergie.

Statique. — Cette partie de la mécanique, qui traite de l'équilibre, comprend : la statique du point, celle du corps solide, celle des assemblages de corps solides, et enfin la statique des fluides ou hydrostatique. La loi de la statique du point est bien simple : Un point est en équilibre, si la résultante des forces qui agissent sur lui est nulle. Mais les lois de l'équilibre des corps peuvent se compliquer extrêmement, comme il arrive pour les constructions les plus savantes de l'architecture.

Hydrostatique. — Cette science, inséparable de l'hydrodynamique, traite des conditions de l'équilibre des liquides et des pressions qu'ils transmettent, soit dans leur masse, soit sur les parois des vases qui les contiennent. Archimède en donna les premières notions et Pascal en posa les fondements, dans le principe suivant : Un liquide transmet en tous sens, avec la même intensité, une pression exercée sur une portion quelconque de sa surface. On suppose, bien entendu, un liquide incompressible, parfaitement fluide et sans pesanteur.

Hydraulique. — Cette science, qui permet d'aménager et d'employer de la manière la plus utile les eaux terrestres, est fondée sur l'hydrostatique et l'hydrodynamique. Elle comprend ellemême : Vhydroloyie (eaux en général), l'hydraulique Jluuiale (ré^^inie des cours d'eau, inondations, navigation), Vhydraulique agricole (arrosage, dessèchement des marais), Vhydraulique appliquée (emploi des chutes d'eau, des courants, connue forces motrices). L'architecture hydraulique est celle qui a pour objet la construction de barrages, digues, bassins, quais, ponts, aqueducs, siphons, etc. Les machines hydrauliques sont très nombreuses et diverses : turbines, roues, norias, moulins à eau, etc.

Cinématique. — Comme l'étymologie l'indique, la cinématique est la science des mouvements, mais considérés indépendamment des forces qui les produisent. Cette science doit son nom à Ampère, qui en précise ainsi l'objet : « La cinématique doit renfermer tout ce qu'il y a à dire des ditrérentes sortes de mouvements, indépendamment des forces qui peuvent les produire. Elle doit s'occuper de toutes les considérations relatives aux espaces parcourus dans les divers mouvements, aux temps employés à les parcourir, à la détermination des vitesses d'après les diverses relations qui peuvent exister entre ces espaces et ces temps. Elle doit ensuite étu-

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dier les différents instruments à l'aide desquels on peut changer un mouvement en un autre ». Ici Ampère touche à la théorie des machines, qui se distingue de la cinématique pure. On a tenté de classifier les machines ou mécanismes, mais sans arriver à établir un ordre satisfaisant. Dans sa classification des sciences, Ampère divise la mécanique (science de i" ordre) en mécanique élémentaire et mécanique transcendante. La première comprend: la cinématique et la statique; la seconde : la dynamique et la mécanique moléculaire (sciences de 3^ ordre).

4080. — Physique. — o,i. — Les sciences physiques et la physique proprement dite. — Les sciences physiques, en général, comprennent toutes les sciences de la nature, à la manière de la physique des anciens, en exceptant tout au plus les mathématiques. Elles se distinguent de celles-ci en ce qu'elles se fondent principalement sur l'expérience. Mais la physique proprement dite, telle qu'elle est circonscrite aujourd'hui, traite seulement des qualités des corps, des modifications qu'ils éprouvent et des actions qu'ils exercent sans changer de nature. Elle traite par là même des agents naturels ou causes générales auxquelles obéissent les corps.

0,2. — La physique et la chimie. — La physique se distingue donc de la chimie, qui traite de la nature ou de la composition des corps, autant du moins que cette nature ou cette composition peut être saisie par nos sens. La chimie traite, pour ainsi dire, des espèces chimiques des corps, au lieu que la jDhysique se borne plutôt aux propriétés et aux effets extérieurs. Tous cependant n'entendent pas de la même manière la différence de ces deux sciences. Plusieurs vont jusqu'à prétendre qu'elles ne sont pas essentiellement distinctes. Tout en affirmant leur distinction, M. Goblot la voit plutôt dans le caractère abstrait qui serait propre à la physique : Les deux sciences, dit-il avec Ghevreul, « traitent des mêmes propriétés, l'une au point de vue concret, l'autre au point de vue abstrait ». C'est ainsi, poursuit-il, que « l'affmité chimique, envisagée abstraitement, est du domaine de la physique et non de la chimie... L'affinité chimique est une puissance naturelle, au même titre que la chaleur, la lumière, l'attraction ; c'est une espèce d'attraction moléculaire ; c'est une forme de l'énergie : elle peut se transformer en chaleur, en lumière et réciproquement. Il est donc juste de la considérer comme une force physique ; étudier l'affinité chimique en elle-même, la suivre partout où elle se rencontre, la saisir sous toutes ses formes avec les circonstances qui la produisent, la détruisent ou la modifient, comme on étudie la lumière ou la chaleur, ce n'est pas faire de la chimie, mais de la physique » ^. Cette raison ne paraît pas convaincante; car, si l'af-

Op. cit., p. i3i.

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