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N° 1080. PHYSIQUE

finilé chimique, en tant que force, est du domaine de la physique, elle appartient toujours à la chimie en tant que principe de la composition ou de la décomposition des corps. Les mêmes propriétés des corps peuvent donc être considérées par le physicien et par le chimiste, chacun d'eux restant à son point de vue particulier : le physicien est attentif aux propriétés elles-mêmes et à l'action extérieure des corps ; le chimiste, aux espèces que ces propriétés révèlent, à la formation et à la transformation des corps dont elles sont le principe. Quoi qu'il en soit, tous conviendront que la physique et la chimie sont intimement associées et qu'elles sont destinées à progresser de concert. Tel problème dont on demandait la solution à l'une d'elles, est souvent résolu par l'autre, sans qu'on puisse, à cause de cela, affirmer leur identité 1.

0,3. — Division de la physique. — On divise généralement la physique selon les quaUtés ou les forces qu'elle considère : pesanteur, chaleur, son, lumière, électricité, etc. Elle comprend donc : la barologie ou mécanique (pesanteur, forces;, qui appartient à certains égards aux mathématiques; la thermique (chaleur), Vacoustique (son), l'optique (lumière), l'électricité ou électrologie (phénomènes électriques), qui se développe étonnamment de nos jours, etc.

0,4. — Coup d'œil sur son histoire. — On comprit d'abord, sous le nom de physique, l'étude de la nature entière. Aristotc sépara cette science de la métaphysique, mais il ne la traita pas avec le même succès que l'histoire naturelle. A l'école d'Alexandrie, la physique se développa avec les mathématiques et l'astronomie. Archimède fonda la catoptrique, Ptolémée écrivit un traité d'optique. Les Arabes employèrent la boussole et commencèrent à mesurer le temps au moyen du pendule. Avec Descartes, Pascal, Galilée, la physique prit son essor, et au nom de chaque physicien célèbre s'attacha désormais le souvenir d'une ou plusieurs découvertes - .

1081. — Pneumatique. — Cette science a pour objet les proprié tés physiques de l'air et des autres gaz regardés autrefois comme permanents. D' Alembert en déterminait ainsi l'objet : « La quan-

' Sij^iialons ici l'embarras des philosophes qui, comme M. Goblol. n'admettent pas robjectivilé des qualités sensibles : « Quand nous croyons connaître la lumière et la chaleur, dit-il, ce sont nos propres modilications que nous connaissons » (p. i3ij). 11 est dilticilc, après cela, de distinguer la physique de la psychologie ou. si l'on veut, de la psychophysique. De niL-me, en ramenant toutes les qualités des corps à des mouvements ou vibrations, on devrait résoudre toutes les sciences physiques en une sorte de mécanique universelle.

* V. la partie liistorique de cette Encyclopédie pour l'histoire lie la physique et des physiciens h chaque époque.

tité considérée dans l'air, sa pesanteur, son mouvement, sa condensation, raréfaction, etc., donne la pneumatique ». — A la pneumatique se rapportent Vaérographie (théorie, description de l'air ou des gaz) ; Vaérologie (science qui traite de l'air et de ses propriétés) ; Vaéromélrle (étude des propriétés physiques de l'air) ; Vaérostation et l'aéronautique (art de fabriquer des aérostats, de se soutenir et de naviguer dans les airs).

1082. — Météorologie. — C'est la science des phénomènes, météores, etc., qui se produisent dans l'atmosphère. Les variations atmosphériques, la pluie et la neige, les vents, les orages, les trombes, les aérolithes, la foudre, les aurores boréales, etc., rentrent dans son domaine. Bien qu'Aristote ait composé un traité sur cette science, elle n'a été créée que vers le xviii"" siècle. Aujourd'hui des stations météorologiques existent sur divers points de la France et de l'étranger, où l'on enregistre chaque jour les indications du thermomètre, du baromètre, de l'hygromètre, du pluviomètre, de l'anémomètre et autres instruments. Toutes ces observations, centralisées à Paris, permettent de prévoir pour chaque jour les variations de l'atmosphère. Ces informations, communiquées aux journaux, affichées à Paris, dans les villes et dans les ports, sont très utiles à la navigation et à l'agriculture. Des services de ce genre fonctionnent à l'étranger. — A la météorologie se rapportent : V hygrométrie, qui traite des moyens d'apprécier les variations de l'humidité de l'air. On se sert, à cet effet, de l'hygromètre 1 ,

Hydrométrie. — Cette science, qui se rattache particulièrement à la physique, a pour objet de mesurer la densité, la vitesse, la force des liquides, et particulièrement de l'eau 2.

Calorimétrie. — Se dit des méthodes employées pour déterminer les quantités de chaleur. On se sert, à cet effet, des calorimètres.

1083. — Acoustique. — Cette partie de la physique, fort déve loppée aujourd'hui, traite des sons, de leur production, de leur propagation, de leurs caractères, etc. On remarquera ses rapports avec là physiologie, qui étudie la mécanique de l'ouïe et de la perception des sons ; avec la psychologie, qui traite soit de la perception des sons elle-même, soit de l'imagination et de la mémoire, qui les prennent si souvent pour objet ; avec la musique, qui, au moyen des sons, exprime les sentiments les plus variés et les plus délicats. L'acoustique fut cultivée dans l'antiquité, mais seulement au point de vue musical. Py thagore découvrit les rapports qui existent entre les longueurs des cordes qui, en vibrant, font entendre des sons différents. Gassendi expliqua l'acuité des sons par la fréquence des vibrations ; le Père Mersenne détermina le rapport en-

' V. instruments de physique, 3/i' volume. ' V. plus haut hydrodynamique.

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