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Dans leurs grands yeux clairs et rieurs La Mer allume des lueurs,
Reflets des profondeurs mourantes.
Et, dorant le sable vermeil.
Heureux de les voir, le Soleil Illumine ces fleurs vivantes.
TOILES
UN JOHANSGN
Torpilleur et Sous-Marin
l)e quelles profondeurs marines Ce monstre aux sifflantes narines Sort-il, se soulevant lourdement sur les eaux t Hôte oublié d’un monde informe,
Des cétacés ancêtre énorme Vient-il savoir comment luisent des jours nouveaux ?
Non, cette noire et lourde masse Qu’une feuille de fer cuirasse,
C’est l’œuvre des humains, c’est l’effrayant bélier.
\ oyez, sa large gueule fume ; Avec des flots d’ardente écume,
Il vomit, en grondant une roche d’acier.
^ ers Ie ciel, la mer s’est ruée,
Jusqu’en ses gouffres remuée Par les explosions d’insidieux volcans Et, fière d’une escadre engloutie Le sombre torpilleur délie Des canons ennemis les faibles ouragans.
11 s’anime, il disperse,
Surgissant, fatal, il transperce Les vaisseaux impuissants, foudroyés de terreur. N’est-ce pas le tigre sauvage Qui, tout ruisselant de carnage Dans un sanglant troupeau promène sa fureur*
Il ne sent point sa fin prochaine ;
Mais voici, guidé par la Haine,
Le Sous-Marin, qui cherche un étrange duel : Il court au colosse, le broie,
Eventré, le vaisseau de proie Se cache, hydre blessée en l’abîme éternel.