UN ZIEM
Soleil couchant à Venise
Dans les cieux embrasés, aux splendeurs des couchants. Les Lions de Saint-Marc, ailés et hiératiques Se profilent. — Plus loin, aux vitraux des portiques, S’allume un incendie aux tons éblouissants.
La voile d’un pêcheur met sa tache de sang Sur tes flots de rubis, ô noble Adriatique ; Du soleil fulgurant, à cette heure mystique Vers lç Lido lointain l’orbe énorme descend.
ilo
Aux mâts historiés flotte un étendard rouge Sur les canaux déserts nulle barque ne bouge, Comme lasse, leur eau semble à peine frémir.
O11 dirait que Venise avant de s’endormir A mis tous ses joyaux d’or, de feu, d’écarlate, Flamboyant symphonismeoCi tant de pourpre éclate.
TOILES