‹ Sonnailles et chansonnaillesChapitre 34 sur 40 · UN DETAILLE · texte numérisé non relu

UN DETAILLE

Charge de cavaliers (1870)

La Charge, trombe humaine, où de hauts cavaliers Passent éperdument, droits, sur leurs étriers,

Des éclairs dans les yeux, des éclairs sur le sabre.

Le canon — deviné — sur les hauteurs là-bas, Leur crache sa mitraille et fauche dans le tas 1 out est obscur, le sol se teinte de cinabre.

Ln tout jeune soldat — - qui semble encor gémir Sous les pieds des chevaux achève de mourir ; Les sabots ont broyé sa pauvre face glabre.

Tu m as fait frissonner, grand tableau glorieux. Qui deviens formidable étant silencieux Fantômatiquement j’assiste à la ruée.

Si l’appel déchirant de tes stridents clairons Eveillait tes coursiers, tes soldats, tes canons,

Quel « chambard » infernal dans ton calme Musée

TOILES

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