‹ Sonnets capricieuxChapitre 144 sur 259 · CRÉPUSCULE · texte numérisé non relu

CRÉPUSCULE

Aux lisières da bois, dans la saison nouvelle, Nous suivions le sentier d'un pas silencieux. C'était l'heure où la nuit, paisible et solennelle, Sous ses voiles d'argent remonte dans les cieux.

(( Que ces lieux sont charmants et que cette heure est belle! Dis-je à mon compagnon qui marchait soucieux. Ne l'admires-tu pas cette fête éternelle. Ce nocturne réveil des mondes radieux?

» Préfères-tu, là-haut, voir l'aurore apparaître?

Béni soit le Seigneur, le Dieu, père d'amour,

Qui dans le sombre azur nous les rend tour à tour!

» Mais enfin, toi, rêveur, quand tu les vois renaître. Aimes-tu mieux la nuit, aimes-tu mieux le jour? — Je préfère, dit-il, voir Jeanne à sa fenêtre. »

190 SONNETS CAPRICIKUX.

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