‹ Sonnets capricieuxChapitre 162 sur 259 · LE BALCON · texte numérisé non relu

LE BALCON

En passant par Vérone, au retour de Venise, Un soir, dans un hôtel, je me suis arrêté. Tout en face, j'avais, près d'une vieille église, Un vieux palais empreint de triste majesté.

11 portait un balcon sur sa façade grise, Tel que Palladio peut-être Ta sculpté; Et je voyais d'en bas, aux fentes d'une assise, Une fleur qui s'y berce à la brise d'été.

Et, le cœur tout rempli de mon divin poëte, Seul, perdu dans la nuit sous ce palais désert. Je disais : « Est-ce toi, balcon de Juliette?

» Que fais-tu de ces fleurs, de ce brin d'herbe vert T'ouvriras-tu demain, au chant de raloiielle?... » Mais, l'aurore venue, il ne s'est pas ouvert!

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