‹ Sonnets capricieuxChapitre 189 sur 259 · EN HÉPONSE A DES VERS ANGLAIS · texte numérisé non relu

EN HÉPONSE A DES VERS ANGLAIS

Oui, Muse aux chers accords, dont un écho m'arrive, Vous qui du grand Milton retrouvez les accents, Un nuage a passé sur mes yeux languissants, Et j'ai vu s'éloigner ma gaîté fugitive.

Je ne reverrai plus l'océan ni la rive,

La campagne, les fleurs, les cieux resplendissants;

Mais, grâce au Dieu très-bon, quand nous perdons un sens,

De celui qui survit la force est plus active.

C'est en vain que le jour a voulu se voiler :

Je n'en entends que mieux un cri d'oiseau qui vole ;

J'entends chanter la brise et le ruisseau couler.

Et, si je ne vois pas celle qui me console,

Il me semble du moins, quand je l'entends parler.

Qu'une douceur de plus est dans cette parole!

PROFILS ET TROIS QUARTS

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