‹ Sonnets capricieuxChapitre 247 sur 259 · LE CODICILLE · texte numérisé non relu

LE CODICILLE

« Avant de clore la paupière, Je lègue à monsieur mon neveu, Qui jusqu'ici vécut de peu.

Un million, ma bourse entière.

» J'exprime seulement ce vœu, Ou cette volonté dernière, Qu'il m'élève, sous l'œil de Dieu, Un élégant tombeau de pierre. »

Ayant ouvert le testament.

Le neveu fit un monument De deux ou trois pierres agrestes,

« Hélas ! dit-il, les yeux baissés.

Cela me semble bien assez ;

J'ai toujours eu des goûts modestes. »

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