‹ Sonnets capricieuxChapitre 89 sur 259 · LA VIEILLE ORTHOGRAPHE · texte numérisé non relu

LA VIEILLE ORTHOGRAPHE

Tout s'en va, mes amis : la foi, l'aiilique foi, L'honnêteté première et la vieille droiture. L'amour et le respect que l'on vouait au roi , Le menuet, la valse et même récriture.

L'orthographe, jadis, valait une peinture : Représenter aux yeux, telle en était la loi. Une lettre peignant l'objet d'après nature, L'objet, ami lecteur, se dressait devant toi.

L'y dans le mot lys en doublait le prestige ; C'est la fleur elle-même et le bout de sa tige. L'/i dans le mol llirône était un vrai fauteuil.

Depuis qu'on écrit lis la fleur semble fanée ; Et le trône vacant ne dit plus rien à l'œil, Depuis que ïli est condamnée!

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