AU DIVIN PÉTRARQUE
En passant, l'autre jour, au pays de Vauchise, Je songeais, à travers la lavande et le thym, A toi, Pétrarque, à toi, savant Bénédictin, Plein d'amoureuse flamme et de science infuse.
On dit que la beauté qui , trente ans, fut ta muse, Accueillit d'un regard toujours sec et hautain Les sonnets que ta verve, éloquente et confuse. Au pied de son autel semait chaque matin.
Tu n'étais, après tout, qu'un illustre chanoine. Tenté comme le fut autrefois saint Antoine, Et, naturellement, tu perdis ton latin.
A quoi sert le bien dire et tous les dons do rame?
Un petit lansquenet, en quête de butin,
Eût i)eui-r;ire obtenu beaucoup plus de la dame.
XYI