‹ Sonnets franc-comtois inédits, écrits au Commencement du 17e siècle et publiés pour la première fois d'après le manuscrit original, avec une introd. historique et des notes, et la description des gravures inédites de Pierre de LoysiChapitre 38 sur 72 · I . A la volonté · texte numérisé non relu

I . A la volonté

Parent his cuncta duobus.

I Tout obéit à ces deux maîtres.)

Lne clef et une épée placées perpendiculairemenc.

Aaron fut frère de Moyse.

Le roy au pape fraternise.

.4 l'espée, à la clef, prestent obéissance Toutes les nations de ce vaste univers, Et, combien que ces deux soient instruments divers. L'un et l'autre en tout temps se portent assistance.

Selon qu'elle refuse ou donne l'indulgence, La clef ferme les deux et les retient ouvers, L'espée est en vengeance aux meschants et pervers Qui ne veuillent de Dieu embrasser l'ordonnance.

Si l'espée et la clef sont en mesmes accords, Hz tiennent en devoir les âmes et les corps Et font que dessous eux toute chose prospère.

Mais, si l'un dessus l'autre entreprend hors du sien, Hz causent bien autant de perte et de misère Que leurs accord souloit ' nous apporter de bien.

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