‹ Sonnets franc-comtois inédits, écrits au Commencement du 17e siècle et publiés pour la première fois d'après le manuscrit original, avec une introd. historique et des notes, et la description des gravures inédites de Pierre de LoysiChapitre 61 sur 72 · I. Mais · texte numérisé non relu

I. Mais

Coliunat et errât.

( Il vise et manque.)

Un archer qui tire de l'arc.

L'archer tire, et, battant du flanc, Il fault ' souventes fois le blanc.

A ce but esloigné d'une moyenne espace Vise journellement le studieux archer, FA rarement y peut arriver et toucher.

Tant le blanc est petit et distante la place.

Tous ceux qui vont au bal sur le mont de Parnasse N'aprennent tousjours bien à dancer et marcher : Ou le naturel mancque, ou l'aspect du rocher Un peu trop escarpé leurs courage leurs glace.

De cent et cent encor qui tornés sur le flanc

Et gaignant l'œil sur l'arc tirent contre le blanc, Peut-estre un seul ne donne à la place meilleure.

On ne chevit ^ tousjours de ses prxtensions. Et tel peine long temps à des inventions Qu'un autre sans travail expédie en une heure.

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