SONNET
Hé bien ! mon Du Monstier comment vous portez-vous ?
(Cette pièce n'a point été recueillie par les éditeurs de Mathurin Régnier).
AVANT-PROPOS
saura gré de publier ici. Ils forment une minorité dans ce recueil de près de treize cents pages, mais ils ne laissent pas que d'attirer l'attention du chejxheur le moins avisé, et nous demeurons surpris qu'aucun, parmi les derniers éditeurs du Parnasse et du Cal^inet satyricjue, ne les ait connus et tirés de l'oubli.
Leur nojnhre est restreint, mais leur mérite — tout érotisme mis à part — est loin du vulgaire. Nous en avons compté XLVIII, parmi lesc/uels il en est XXIX cl inédits (').
(1) Sur CCS XL\'1II i)ièccs, nous n'avons cru devoir en accueillir que XXX^'II, l'inlérêl de la i)résenlc plaquetle nous ayant obligé à écarter en même tcm])s que \'lll pièces assez faibles d'invention, ou renfermant des allusions politiques et religieuses trop peu appréciables, trois autres pièces, l'une de Théophile :
Philis foui eut foiilu, je meurs de la vérole, publiée dans l'édition de ses œuvres de 1856, les deux autres de Mathurin Régnier :
Hé bien ! mon Du Monslier comment mus portez-vous ? et de Motin :
Vous voulez dites-vous eslre relUfieuse, se retrouvant, avec variantes, dans l'édition récente des Poètes satyriques des XVI" et XVIP siècles (Paris, Biblioth. intern. d'édit., 1903, in-18).
Les sonnets que nous publions ici, occupent dans le manuscrit Conrart, t. XVIII, les feuillets 209 à 217, 221 à 225, 227, 229 à 231, 233 à 236, 297, 301, 309 à 312, 349, 361 à 633, 365 à 369 inclus.
AVANT-PROPOS
Les autres, se retrouvent pour la plupart soif dans les Muses incognues de iôOi, soif dans le Cabinet satyrique (1618), le Parnasse satyrique (1623), le Nouveau Parnasse satyrique (1684), ou la plus récente édition des œuvres de Théophile (Paris, Jannet, 1856).
Aucune note, pas plus en marge et en has de page qu'à la fable, ne décèle leur véritable auteur, mais si l'on observe attentivement leur forme, et qu'on tienne compte du cynisme de leur invention, ils paraissent avoir été composés par divers poètes du groupe de Mathurin Régnier, de Sigognes et de Théophile. Des noms nous viennent en évoquant la lubrique éloquence des écrivains qui participèrent aux recueils satyriques du commencement du X]'!!" siècle, mais aucune preuve — sauf en ce qui concerne une pièce appartenant à Sigognes et publiée dans le Cabinet satyrique^ — ?i'est venue Justifier notre opinion.
Quelques recherches que ?ious ayons faites juscfu'à présent pour leur établir une paternité certaine, ils offrent en dépit même des allusions qu'ils contiennent, une sorte d'énigme littéraire qu'on ne parviendra sans doute Jamais àdéchiffrer.
10 AVANT-PROPOS
Qu'importe d'ailleurs, le mystère qui les entoure, ils n'en demeurent pas moins un témoif/nage précis des mœurs et de l'esprit d'une époque curieuse de notre histoire.