‹ Sonnets intimes et poèmes inéditsChapitre 3 sur 5 · LE PLUS GRAND HONNEUR DE L'ESCRIME FRANÇAISE · texte numérisé non relu

LE PLUS GRAND HONNEUR DE L'ESCRIME FRANÇAISE

a rapière, arme de butor, Traîne au flanc des Maisons-moussues.

Et le futur « herr Professor »

Est fier des balafres reçues.

Mais le sabre lourd vainement A l'épée a fait concurrence; Et, pour se battre galamment, Il n'est de fin fleuret qu'en France.

Les lames de Tolède encor Font leurs piqûres de sangsues.

A Madrid, par le matador Les grâces d'armes sont bien sues.

Mais c'est trop d'enjolivement, C'est trop faire la révérence. Et, voulez-vous mon sentiment?

Il n'est de fin fleuret qu'en France.

Tu prends, Toscan, ô beau ténor, Des poses tortes ou bossues.

Par ton épée aux quillons d'or Que de poitrines décousues!

Car la ruse est ton élément.

Gare à la botte de Florence!...

N'importe! fais ton testament.

Il n'est de fin fleuret qu'en France.

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