ANAGRAMME
Tu es seule mon cœur, mon sai^ et ma Déesse, Ton œil est le filé et le ré bien-heureux, Qui prend, quand il luy plaist, les hommes gene- Et se prendre des sots jamais il ne se laisse, [reux.
L'honneur, la chasteté, la vertu, la sagesse. Logent en ton esprit, lequel rend amoureux Tous ceux qui de nature ont un cœur désireux D'honorer les beautez d'une docte Maistresse.
Les noms ont efficace et puissance et vertu :
Je le voy par le tien, lequel m'a combatu
Et l'esprit et le corps par armes non légères.
Sa force à raoy btale a causé mon soucy.
Voilà comme de nom, d'effect tu es aussi Le ré des genereus, Elene de Surgeres.
tzedbïGoOglc
POUR HELENE, LIVRE II
vn
Ha que ta Loy fut bonne et digne d'estre apprise, Grand Moise, grand Prophète, et grand Minoe [de Dieu, Qui g^-and Législateur commandas à l'Hebrieu Qu'après sept ans passez liberté fust acquise.
Je voudroîs, grand Guerrier, que celle que j'ay
[prise
Pour Dame, et qui se sied de mon cœur au milieu,
Voulust qu'en mon endroit ton ordonnance eust
pieu,
Et qu'au bout de sept ans m'eust remis en fran-
[chise.
Sept ans sont ja passez qu'en servage je suis :
Servir encor sept ans de bon cœur je la puis,
Pourveu qu'au bout du temps de son cceur je
[jouisse.
Mais ceste Grecque Hélène ayant peu de souci De la loy des Hebrieux, d'un courage endurci Contre les loix de Dieu n'affranchit mon service.
tzedbïGoOglc
SONNETS
vni
Je plante en ta faveur cest arbre de Cybelle, Ce Fin, où tes honneurs se liront tous les jours : J'ay gravé sur le tronc nos noms et nos amours, Qui crobtront à l'envy de l'escorce nouvelle.
Faunes qui habitez ma terre paternelle, Qui menez sur le Loir vos dances et vos tours. Favorisez la plante et luy donnez secours.
Que l'Esté ne la brusle, et î'Hyver ne la gelle.
Pasteur qui conduiras en ce lieu ton troupeau, Flageolant une Eclqgue en ton tuyau d'aveine, Attache tous les ans à cest arbre un tableau,
Qui tesmoigne aux passans mes amours et ma [peine :
Puis l'arrosant de laict et du sang d'un agneau, Dy, Ce Pin est sacré, c'est la plante d'Helene.
tzedbïGoOglc
POUR HELENE, LIVRE II
Ny la douce pitié, ny le pleur lamentable Ne t'ont baillé ton nom : ton nom Grec vient [d'oster, De ravir, de tuer, de piller, d'emporter Mon esprit et mon cœur, ta proye misérable.
Homère en se jouant de toy fît une fable.
Et moy l'histoire au vray. Amour, pour te flater. Comme tu f.a à Troye, au coeur me vient jetter Le fe-i qui de mes os se paist insatiable.
La voix, que tu feignois à l'entour du Cheval Pour décevoir les Grecs, me devoit faire sage : Mais l'homme de nature est aveugle à son mal.
Qui ne peut se garder ny prévoir son donunage ; Au pis-aller je meurs pour ce beau nom fatal. Qui mit toute l'Asie et l'Europe en pillage.
tzedbïGoOglc
SONNETS
Adieu belle Cassandre, et vous belle Marie, Pour qui je fu trois ans en servage à Boui^eil : L'une vit, l'autre est morte, et ores de son œil Le Ciel se resjouyst dont ta terre est marrie.
Sur mon premier Avril, d'une amoureuse envie J'adoray vos beautez : mais vostre fier orgueil Ne s'amollit jamais pour larmes ny pour dueîl, Tant d'une gauche main la Parque ourdit ma vie.
Maintenant en Automne encores malheureux, Je vy comme au Printemps de nature amoureux, Afin que tout mon âge aille au gré de la peine.
Et or* que je deusse estre affranchi du harnois. Mon Colonnel m'envoye à grands coups de car- R'assieger Ilion pour conquérir Heleine. [quois,
bïGoogIc
POUR HELENE, LIVRE II
Trois jours sont ja passez que je suis affamé De vostre doux regard, et qu'à l'enfuit je semble Que sa nourrice laisse, et qui crie et qui tremble De feim en son berceau, dont il est consommé.
Puis que mon ceil ne voit le vostre tant aimé. Qui ma vie et ma mort en un regard assemble, Vous deviez, pour le moins, m'cscrire, ce me [semble :
Mais vous avez le cŒur d'un rocher enfermé.
Fiere ingrate et rebelle, à mon dam trop superbe,
Vostre courage dur n'a pitié de l'amour,
Ny de mon palle teint ja flestry comme une herbe.
Si je suis sans vous voir deux heures à séjour, Par espreuve je sens ce qu'on dit en proverbe. L'amoureux qui attend se vieiilist en un jour.
tzedbïGoOglc
SONNETS
Fremuit congé de tous, dont les yeux m'ont domté. Vous me distes un soir comme passionnée.
Je vous aime, Ronsard, par seule destinée.
Le Ciel à vous aimer Force ma volonté.
Ce n'est pas rostre corps, ce n'est vostre beauté Ny vostre âge qui fuit vers l'Automne inclinée : Ja cela s'est perdu comme une fleur fanée :
C'est seulement du Ciel l'injuste cruauté.
Vous voyant, ma Raison ne s'est pas défendue. Vous puissé-je oublier comme chose perdue.
Helas I je ne sçauroîs et je le voudrois bien.
Le voulant, je rencontre une force au contraire Puis qu'on dit que le Ciel est cause de tout bien. Je n'y veux résister, il le faut laisser faire.
POUR HBLENB, LIVRE II
xm
Quandjepenseàcejour, où près d'une fontaine Dans le jardin royal ravy de ta douceur.
Amour te descouvrit les secrets de mon cceur. Et de combien de maux j 'avois mon ame pleine :
Je me pasme de joye, et sens de veine en veine Couler ce souvenir, qui me donne vigueur, M'aguise le penser, me châsse la langueur, P<Mir espérer un jour une fin à ma peine.
]VIes Sens de toutes parts se trouvèrent oontens, Mes yeux en regaxdiut la fleur de ton Frintempe, iL 'oreille en t'cscoutaut : et sans ceste compagne,
Qui tousjours nos propos tranchoit par le nûlieu, D'aise au Ciel je volois, et me faisois un Dieu : Mais tou£Jouis le plaisir de douleur s'accomp^g^.
tzedbïGoOglc
A l'aller, au parler, au flamber de tes yeux. Je sens bien, je voy bien que tu es immortelle : La race des humains en essence n'est telle :
Tu es quelque Démon ou quelque Ange desdeux.
Dieu pour favoriser ce monde vicieux.
Te fit tomber en terre, et dessus la plus belle
Et plus parfaite idée inventa la modelle
De ton corps, dont il fut luy-mesmes envieux.
Quand il fit ton esprit, il se pilla soy-mesme : Il print le plus beau feu du Ciel le plus suprême Pour animer ta masse, ainçois ton beau printemps.
Hommes, qui la voyez de tant d'honneur pour-
[veue.
Tandis qu'elle est çà bas, soulez-en vostre veue.
Tout ce qui est parfait ne dure pas long temps.
tzedbïGoOglc
POUR HELENE, LIVRE II
Je ne veux comparer tes beautez à la Lune :
La Lune est inconstante, et ton vouloir n'est qu'un. Encor moins au Soleil : le Soleil est commun. Commune est sa lumière, et tu n'es pas com- [mune.
Tu forces par vertu l'envie et la rancune.
Je ne suis, te louant, un flateur importun.
Tu semblés à toy-mcsme, et n'a portrait aucun : Tu es toute ton Dieu, ton Astre et ta Fortune.
Ceux qui font de leur Dame à toy comparaison. Sont ou présomptueux, ou perclus de raison :
D'esprit et de sçavoir de bien loin tu les passes:
Ou bien quelque Démon de ton corps s'est vestu. Ou bien tu es portrait de la mesme Vertu, Ou bien tu es Pallas, ou bien l'une des Grâces.
tzedbïGoOglc
136 SONNETS
Si VOS yeux cognoïssoycnt leur divine puissance, Et s'ils se pouvoyent voir, ainsi que je les voy. Ils ne s'estonneroyent, se cognoîssant, dequoy Divins ils ont veincu une aiortelle essence.
Mais par faute d'avoir d'eux-mesmes cognois- IIs ne peuvent juger du ma! que je reçoy : [sance. Seulement mon visage en tesmoigne pour moy.
Le voyant si desfait, ib voyent leur puissance.
Yeux, où devroit loger une bonne amitié, Comme vous regardez tout le Ciel et la terre. Que ne penetrez-vous mon cœur par la moitié ?
Ainsi que de ses rais le Soleil fait le verre,
Si vous le pouviez voir vous en auriez pitié,
Et aux cendres d'un mort vous ne feriez la guerre.
tzedbïGoOglc
xvn
Si de vos doux regars je ne vais me repaistre A toute heure, et tousjours en tous lieux vous [chercher, Helas t pardonnez-moy : j'ay peur de vous ^scher, Comme un serviteur craint de desplaire à son [maîstre.
Puis je crains tant vos yeux, que je ne sçauroîs estre Une heure en les voyant sans le cœur m'arracher, Sans me troubler le sang: pource il faut me cacher, Afin de ne mourir pour tant de fois renaistre.
J'avois cent fois juré de ne les voir jamais, Me parjurant autant qu'autant je le promets : Car soudain je retourne k r'engluer mon aile.
Ne m'appelez donq plus disùmulé ne feint.
Aimer ce qui fait mal, et revoir ce qu'on craint, Est le gage certain d'un service fidèle.
tzedbïGoOglc
xvra
Je voyois me couchant, s'esteindre une chandelle. Et je disois au lict bassement à-par-moy, Pleust à Dieu que le soin, que la peine et l'eSmoy, Qu'Amour m'engrave au cœur, s'esteignissent [comme elle.
Un maatin enragé, qui de sa dent cruelle Mord un homme, il luy laisse une image de aoy. Qu'il voit tousjours en l'eau : Ainsi tousjours je voy Soit veillant ou dormant, le portrait de ma belle.
Mon sang chaud en est cause. Or comme on voit
[souvent
L'Esté moins bouillonner que l'Automne suivant.
Mon Septembre est plus chaud que mon Juin de
[fortune.
Mêlas 1 pour vivre trop, j'ay trop d'impression. Tu es mort une fois, bien-heureux Ixion, Et je meurs mille fois pour n'en mourir pas ime.
tzedbïGoOglc
POUR HELBNEf LIVRE II.
Bon jour ma douce vie, autant remply de joye, Que tiiste je vous dis au départir adieu :
En vostre bonne grâce, hé dites-moy quel lieu Tient mon cœuTiquecaptif devers vous je r'envoye:
Ou bien si k longueur du temps et de la voye Et l'absence des lieux ont amorty le feu Qui commençoit en vous à se monstrer un peu : Au moins s'il n'est ainsi, trompé je le pensoye.
Par espreuve je sens que les amoureux traits Blessent plus fort de loin qu'à l'heure qu'ils sont
{pïtS,
Et que l'absence engendre au double te servage.
Je suis content de vivre en Testât où je suis. De passer plus avant je ne dois ny ne puis :
Je devieadrois tout fol, où je veux estre sage.
jbïGoogIc
Amour, qui tiens tout seul de mes pensera la clef. Qui ouvres de mon cœur les portes et les serres. Qui d'une mesme main me guaris et m'enferres. Qui me ùôb trespasser et vivre derechef :
Tu distilles ma vie en si pauvre méchef, Qu'herbes drogues ny jus ny puissance de
[pierres Ne pourroyent m'alleger, tant d'amoureuses
lierres Sans trêves tu me fais, du pied jusques au chef.
Oiseau, comme tu es, faymoy naistre des ailes, Afin de m'en-voler pour jamais ne la voir :
En volant je perdray les chaudes estincelles,
Que ses yeux sans pitié me firent concevoir.
Dieu nous vend chèrement les choses qui sont [belles.
Puis qu'il faut tant de fois mourir pour les avoir.
tzedbïGoOglc
POUR HELENE, LIVRE
Amour, tu es trop fort, trop foîble estmaRùson Pour soustenir le camp d'un si rude adversaire. Trop tost, sotte Raison, tu te laisses desfaire : Dés le premier assaut on te meine en prison.
Je veux, pour secourir mon chef demi-grison, Non la Philosophie ou les Loix : au contraire Je veux ce deux-fois nay, ce Thebain, ce Bon- Lequel me servira d'une contrepoison [père,
H ne faut qu'un mortel un immortel assaille.
Mds si je prens un jour cest Indien pour moy, Amour, tant sois tu fort, tu perdras la bataille,
Ayant ensemble un homme et un Dieu contre toy.
La Rmson contre Amour ne peut chose qui vaille :
Il faut contre un grand Prince opposer un grand
[Roy,
tzedbïGooglc
SONNET3
xxn
Cusin, monstre à double aile, au mufle Elephandn, Canal à tirer sang, qui voletant en presse Sifles d'un son aigu, ne picque ma Maistresse, Et la laisse dormir du soir jusqu'au matin.
Si ton corps d'un atome et ton nez de mastin Cherche tant à picquer la peau d'une Déesse, En lieu d'elle, Cusin, la mienne je te laisse : Que mon sang et ma peau te soyeot comme un [butin.
Cusin, je m'en desdy : hume moy de la belle Le sang, et m'en apporte une goutte nouvelle Four gouster quel il est. Hà, que le sort fatal
Ne permet à mon corps que le den il peust estre 1 Boivant son tiède sang, je luy ferois cognestre Qu'tm petit ennemy fait souvent un grand mal.
(..edbïGoOglc
POUR HELENE, LIVRE
xxm
Aller en marchandise aux Indes précieuses, Sans acheter ny or ny parfum ny joyaux, Hanter sans avoir soif les sources et les eaux, Fréquenter sans bouquets les fleurs délicieuses.
Courtiser et chercher les Dames amoureuses, Estre tousjours assise au milieu des plus beaux, Et ne sentir d'amour ny flèches ay flambeaux. Ma Dame, croyez-moi, sont choses monstrueuses.
C'est se tromper soy-mesme ; aus« tousjours j'ay
[creu
Qu'on pouvoit s'eschaufer en s'approchant du feu,
Et qu'en prenant la glace et la neige on se gelle.
Puis il est impossible estant si jeune et belle. Que vostre cceur gentil d'Amour ne soit esmeu. Sinon d'un grand brasier, au moins d'une estin- [celle.
tzedbïGoOglc
SONNETS
Amour, je prea congé de u menteuse escole, Où j'ai pCrdu l'Esprit, la Raison et le Seas, Où je ilie tuis trompai où j'ay gaaté mes ans. Où j'âjr mal*empioyé ma jeutteese trop folle.
Midheureux qui se fie en uA enfant qui voUe, Qui * l'eeprit soudain, les effects ÎDConstaos, Qui moitscmne nos fleurs avant tiostre printans. Qui BOUS paist de cieance et d'un songe tâvait.
Jtaœaat l'allaicta., le aai^ dtaud le nounit, Cuider l'ensorcela, paresse le pourrit, Entre les volupte2 vaines ccRome &iaées.
Cassandre me ravit, Marie me tint pris,
Ja grisOn à la Coût d'une autle je œ'espris.
Le feu d'Amour ressemble aux pailka allumées.
tzedbïGoOglc
FOUR HELENE» LIVBB
Le mois d'Aoust bouillonnoit d'une chaleur [esprise Quand j'allay voir ma Dame assise auprès du feu : Son habit estoit gris, duquel je me despieu, La voyant toute palle en une robbe grise.
Qu« plaignez- vous, dùoy-je, en une chùre assise ? Je tremble et la chaleur reschaufer ne m'a peu, Tout lecorps me fait mal, et vivre je n'ay peu Saine comme j'estois, tant l'ennuy me tient prise.
Si l'Esté, la jeunesse et le chaud n'ont pouvoir D'eschaufer vostre sai^, comment pourroy-je voir Sortir un feu d'une âme en glace convertie ?
Maïs, Corps, ayant souci de me voir en esmoy, Serois-tu point malade en langueur comme moy. Tirant k toy mon mal par une sympathie ?
D.nt.zedbïGoOglc
146 SONNETS
Au milieu de la guerre, en un siècle sans foy. Entre mille procez, est-ce pas grand'foEe D'escrire de l'Amour ? De manotes on lie Les fols qui ne sont pas si furieux que moy.
GrisoQ et maladif r'entrer dessouà la loy [crie. D'Amour, ô quelle erreur ! Dieux, merci je vous Tu ne m'es plus Amour, tu m'es une Furie, Qui me rens fol, enfan, et sans yeux comme toy :
Voir perdre mon pays, proye des adversaires.
Voir en nos estendards les fleurs de liz contraires, Voir une Thebayde et faire l'amoureux I
Je m'en vais au Palais : adieu vieilles Sorcières. Muses je prens mon sac, je seray plus heureux En gaignant mes procez, qu'en suivant vos rivières.
tzedbïGoOglc
POUR HELENE, LIVRE II
Le Juge m'a trompé : ma Maïstresse m'enserre Si fort en sa prison, que j'en suis tout transi : La guerre estàmon huis. Pour charmer mon souci, Page, verse à longs traits du vin dedans mon verre.
Au vent aille l'amour, le procez et la guerre. Et la melancholie au aai^ froid et noirci :
Adieu rides adieu, je ne vy plus ainsi :
Vivre sans volupté c'est vivre sous la terre.
La Nature nous donne assez d'autres malheurs Sans nous en acquérir. Nud je vins en ce monde. Et nud je m'en iray. Que me servent les pleurs.
Sinon de m'attrister d'une angoisse profonde ? Chasson avec le vin le soin et les malheurs : Je combas les soucis, quand le vin me seconde.
jbïGoogIc
148 S0NNIT9
Ma peine m« contente, et pram en padmce La deuleuF que je sens, pws^'ï vous piaist ainsi, Et tpat daignez avoir sonci de nton Boud, ^ prendre pwr mon mal du vostre cxpericnec.
Je nourriray mon feu d'iee douce espérance, Puis que voetre desdaijt vei» moy s^st adMici. Pour résister aa nul mon cœur «"tst endurci.
Tant la force d^Amoor me donne d'asMwrance.
Avesi qnand je voutfroïs, je ne poorrois celer Le Sta dont tcs beaux yeux me forcent de bnislu. }e 8tHS Goulf re et sa^tesCre, et vOBS n 'eetcs que gtace .
De parole et d'escrit je mosEtre ma langueur: La paeMOA du cœur m'apparoîat sur la £ice, L» foce ne ment point : c'est te imro«er do cteur.
t.zed«ïGoOglc
POUR HBLBNB, LIVRE II
Vous triomphez de moy, et poiurce je vous donne Ce Lierre qui coûte et se glisse à l'entour Des arlH:e3 et des murs, lesquels tour dessus tour, Pfe dessus plis il serre, embrasse et environne.
A vous de ce Lierre appartient la Couronne.
Je voudrcùs, comme il fait, et de nukt et de jour Me plier ccmtre vous, et languissant d'amour, D*uo nttud ferme enlacw vostre belle coloone.
Ne viendra point le temps que dessous les ra- [meaax.
Au ma^ où l'Aurore esveîlle toutes choses, En un Ciel bien tnutquiQe, au caquet des oiseaux
Je vous puisse baiser à lèvres demy-closes,
Et vouB conter mon mal, fet de mes bras jumeaux
Embrasser à souhait vostre yvoire et Tos roses ?
tzedbïGoOglc
SONNETS