‹ Sophie et Mirabeau, ou, 1773 et 1789Chapitre 8 sur 42 · SCENE Vlll · texte numérisé non relu

SCENE Vlll

SOPHIE, seule.

Suis-je assez humiliée!... Mais que lui ai-je donc fait à cet homme? Je n'ai point recherché ses hommages... il ne m'accusera pas de coquetterie... et cependant il m'obsède, il me poursuit de son amour? comme il me juge !... Croit-il donc, en me faisant descendre jusqu'à sa bassesse, parvenir... Oh! quelle idée !... mais ce mépris, cette assurance... voilà bien la société avec son injustice.

AiB d Arisu'ppe .

Quand dans le monde on nous dénonce, La foule est là qui ])enEe sans raisons : Contre une femme il faut qu'elle prononce, El sans savoir comment nous succombons D'un froid mépris on décore nos noms.

Ah ! contre nous si l'on tonne sans cesse, Je pense au moins que l'on devrait alors, Puisqu'on flétrit quelques jours de faiblesse, Nous savoir gré d'un siècle de remords.

{pleurant. ) Ah! cette scène m'a tuée... que je souflVe !

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