Cité par Moody, page
it> 0/0. il aurail été en 1900 de .s 600.000. 000. Le trust quint- représente pas plus de 40 0/0 du capital total s'est constitué avec un capital de plus de 100 pour 100 supérieur au capital total de ce qu'aurait exigé normalement l'industrie métallurgique.
On se fait de grandes illusions sur la fortune des trusts. Toute une partie de leur capitalisation est fondée sur l'espérance et n'a d'autre mérite que la prudence des capitalistes. Par conséquent, quand on- essaye de comparer la capitalisation des trusts à la richesse totale des Etats-Unis, on commet une erreur.
Dans un affidavit que lit M. Schwab, dans l'été de 1902, il estimait à jjf 1. 100.000.000 la valeur du minerai. de la houille, du gaz naturel et du calcaire appartenant .( la société. Quelle est la valeur du minerai? S'il représente le total du minerai américain, sa valeur e>t énorme; s'il représente 65 p. 100, comme on le dit, sa valeur est moins grande ; el s'il ne représente que :»o p. loi», sa valeur est encore moindre.
Malgré une activité industrielle, sans précédent, le capital de Steel Corporation, de $ 1 milliard 380.000.000 était tombé à .s 7tio.000.000 en 1904.
L'année 190é a été partout une année exceptionnelle Les actions privilégiées émises en mars 1902 à s onl varié de jjf lo-2 a 1 17 ; lés actions ordinaires émises à jjf 12,3 sonl tombées jusqu'à H 33 3/8 el sont remontées à s 52 l s.
A.u mois d'août 1907, il y a eu une forte baisse sur les commandes. Les chemins de fer ont toujours besoin de rails, mais n'onl pasde capitaux pour les payer. L'affaire a donc passé el passera par différentes péripéties. Le 30 septembre 1907 les actions privilégiées étaient à 90 7 s et les actions ordinaires à kJ7 i/î.
Cette concentration dérive-t-elle fatalement de l'évolution économique? N'a-t-elle pas été provoquée et bà-
tée par une intervention de l'État? Elle existe si bien que M. Hamevayer, président du Sunàr trust, dit franchement : « Sans le tarif, je doute que nous eussions ose tonner le trust. Le tarir esl le père de (uns les trusts. » (T. I, p. 59.) M. Carnegie,- Écossais d'origine, s'écriait, dans un moment de sincérité enthousiaste : « La protection esl la revanche des Américains contre les hauts faits de l'Àlabama. Ils nous ont donné trente ans de protection à 30 pour 100. Sans la protection, nous ne pouvions rien ! » Devant YIndusfrial commission, M. Schwabr alors directeur de la Steel corporation, dit : « Si vous réduisez ou supprimez le tarif, il faudra réduire les salaires ouabandonner la production pourtousles objets où le travail joue un rôle important, pour les rails, le fer en feuilles, les articles finis. » (T. XIII, p. 456) '.
D'après M. David Wells en 1880,1e capital engagé dans l'industrie du fer et de l'acier était de S 341.000.000.
De 187S à 1887, les consommateurs des États-Unis ont payé S 560.000.000 le fer et l'acier plus cher qu'ils ne les auraient payés sans les droits protecteurs.
Par conséquent, ils ont payé aux métallurgistes 65 p. 100 de plus que le capital qui y était engagé.
M. Byron W. Holt, de Boston, assignait, en 1902, à $ 76 millions, la part du tarif dans les $ 1 11 millions de bénéiiees 2 de Y United States stn-l corporation. Autreftient, ils n'auraient pas dépassé 35 millions de dollars dont le service des obligations, après la conversion de S 200 millions d'actions privilégiées en obligations, aurait. absorbé25 millions. Il ne serait donc reslr que $ 10 millions pour rémunérer 600 millions de capital actions.
Les trusts ont-ils détruit la concurrence? Pas un seul n'absorbe le total de la production. D'après M. .1. Moody,