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Broderie <'t passementerie urgie
Papier et pâte de bois. .
Construction navale. . .
Abattoirs el conserves. .
Tabac
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Pour les douze autres groupes industriels, nous voyons l'importance des établissements grandir, leur capital et le nombre des ouvriers «'i employés augmenter, ainsi que leur production : mais bien loin que les établissements existants en 1 850 aient monopolisé la p htm . Us ont provoqué des concurrents, puisqu'on tr wve en 1900 un plus grand nombre d'établissements qu'en : s \0
Los industries qui ont le plus grand nombre d'ouvriers par établissement sont les industries qui en ayaienl déjà le plus grand nombre en 1850 : ainsi l'industrie de la laine peignée, la sidérurgie, les fabriques de coton cl de tapis.
D'après le tableau XXXIV (p. civ), le nombre total des salariés est de :
Employés 396700 7 p. 100
Ouvriers 5308 400 93 p. 100
Si on divise ce total par le nombre des établissements, 640000, on a, par établissement : 8,90. Si on fait la déduction des 127 000 établissements qui donnent moins de ,S' 500 de produits, nous avons :
5 70.". ion
— 11 ouvriers et employés par établissement.
Tandis que, aux yeux de ceux qui ne jugent que sur les apparences, toute l'industrie des Etats-Unis serait concentrée dans quelques gigantesques établissements, la moyenne des salariés, employés et ouvriers, est de 11 par établissement, les tout petits éliminés et les trusts compris.
Le total des salariés, ouvriers et employés, se répartit ainsi entre les divers établissements :
Pas de salaries . . .
De 101 à 250 salariés.
Moins de 5 salariés.
De 251 à 500 — .
De 5 à 20 —
De 501 à 1000 — .
De 21 à 50 — .
Au-dessus de 1000 —
De 51 à mu —
Sur les 215 814 ateliers, 68 800 n'emploient pas d'ouvriers; 106 0p0 employaient de 1 à 5 ouvriers, 32 000 employaient 5 à 20 personnes et 7 700 plus de 20. Parmi ces derniers étaient les métiers engagés dans la construction.
!s<' LA RÉPARTITION DES INDUSTRIES.
Dans l'industrie manufacturière proprement < 1 i î< • . sur 2-ibiOO établissements, il yen avait il 700 dont le propriétaire n'avait pas de salariés.
Sur les ii3 établissements employanl plus «le l 000 salariés, le groupe des textiles contient 120 établissements; l'établissement qui présente le plus grand nombre d'ouvriers est une filature de coton de New-Hamp-r shire qui en compte 7 2G8.
Le second groupe dont chaque établissemeal contient le plus grand nombre d'ouvriers est celui de la sidérurgie : 103 établissements ont plus de 1 000 ouvriers. Un établissement, dans l'Ohio, contient plus de 7-ioo ouvriers; deux dans la Pensylvanie, dont fait partie Pîttsburg, ont respectivement plus de 5800 et plus *\>- 4 537; un dans le Massachusetts a 5 1!»0 ouvriers et un autre dans l'Illinois 5119.
Si on ajoute à ces établissements avant [dus de 1 000 ouvriers les 245 autres répartis dans divers groupes, on trouve un total de it>8 établissements employant plus de 1 000 ouvriers. On compte par unités ceux qui dépassent 7 000.
On peut tirer h peu du Census de l'industrie des États Unis des arguments en faveur de la concentration des industries, que le regretté Edward Àtkinson \ a trouvé une tendance ?ers l'individualisme '. Il arriva à ce résultat m complétant les résultats du Census par ceux du census industriel que fait l'État de Massachusetts entre les deux census généraux. C'est l'État nui contient le plu- grand nombre d'établissements industriels appartenant a <\<--* sociétés par actions.
I. Voir l'étude qui porte ce titre : Facta and ; • >l Economie v< ience, 1904, m 8.
<»n y trouve une beaucoup plus grande proportion d'établissements textiles que dans les autres États : ils sont au nombre de -438 et ils comprennent ebacun 322 personnes. Ce chiffre relève la moyenne. Cependant l'ensemble des 250 genres d'industrie du Massachusetts comprend 29180 établissements : chacun d'eux n'occupe que 17 personnes, y compris les femmes et les enfants.
Dans l'État de Pensylvanie, qui compte les établissements de construction de locomotives de Baldwin, avec 18000 ouvriers en moyenne, Pittsburg, avec ses hauts fourneaux et ses aciéries, la moyenne est de 14,06; dans l'État de New- York, la moyenne n'est que de 10, 79, et nous avons vu que, pour l'ensemble des États-Uni-, elle est de 10, 50 pour les ouvriers, 1 1 pour les ouvriers et les employés compris.
Cependant, les émigrants, simples manœuvres qui arrivent au nombre d'un million par an, offrent de la main-d'œuvre toute prête à la grande industrie : et en effet, dit M. Atkinson, dans une filature de coton du Massachusetts qu'il connaissait bien, les 2000 ouvriers et ouvrières qu'elle employait appartenaient à seize nationalités différentes. Mais avaient-ils enlevé de l'ouvrage aux ouvriers du pays? Pas du tout, les jeunes filles des cultivateurs, autrefois employées dans les manufactures de coton, choisissent des professions supérieures, e( laissent celle-là aux nouveaux venus. Elles ont fait une ascension dans l'échelle des professions.
Il est possible qu'il y en ait qui aient monté un atelier à leur compte : car, que livrent presque tous les grands établissements industriels? Des produits fabriqués qui doivent d'abord passer par l'atelier avant d'arriver directement au consommateur.
Le tanneur ne travaille pas pour le public, mais pour le cordonnier, le sellier; le fabricant de draps travaille
pour le tailleur et le tapissier. La pari du travail individuel, exigeant des hommes et des femmes à l'espril éveillé, à l'œil observateur et exact, à la main habile, ne cessera de s'agrandir au fur el ;i mesure que les goûts du consommateur s'aflineront et que son pouvoir d'achat augmentera.
Nous pouvons donc conclure :
1° Le recensement industriel fait, en 1900, aux États- Unis n'indique pas une concentration d'industries. Sichai/iir établissement industriel a un capital un personnel et une production plus élevés quedans les recensements précédents, cesi en vertu de son développement normal el non pas en supprimant des concurrents, puisque presque rlans chaque branche d'industrie, le nombre des établissements augmente et que, dans tous les États, ils mil augmenté.
2° Le recensement est loin d'indiquer toute la part de la petite industrie dans la vie économique des Etats- Unis, car il laisse de côté les établissements ayant une production inférieure à S 500, et les renseignements concernant les ateliers sont incomplets.
Malgré ces lacunes, de nature à restreindre1 l'importance apparente de la petite industrie, elle esl répartie en un nombre d'établissements assez considérable pour que chacun des établissements de la grande el de la petite industrie réunie ae compte en moyenne que il salariés, ouvriers et employés compris.
Le Bulletin u° ."i" du Censm américain ayantpour litre : Censm of Manufactures : 1905 a été distribué en 1907. Il porte en réalité sur l'année 1904. Iv 1899 à 1904, il \ a une étonnante explosion d'activité aux États-Unis.
Cette période a vu éclore les grands trusts. Le nouveau Census était-il de nature à infirmer les conclusions précédentes?
Je me suis livré à cet examen avec curiosité. Tout d'abord, dans le tableau n° 2, je relève :
Nombre des établissements. . . 533000 512 000
Le nombre des établissements, au lieu de diminuer. a augmenté. Ce premier indice n'est pas un indice de concentration.
Mais, en 1900, le directeur duCenms, M. S. D. Nortb, avait expliqué que le recensement des petits établissements présentait de grandes difficultés. En 1900, on avait déjà donné ordre aux agents de ne pas relever les boucliers, les blancbisseurs, les tailleurs, les modistes, les couturières, les coiffeurs, etc. On avait rejeté les établissements dont on avait estimé la production au-dessous de S 300, soit 2 500 fr. Je prévoyais que, dans le Census, on supprimerait tous les petits établissements dont le recensement prend beaucoup de temps, est onéreux, difficile à contrôler; et, en effet, dans le Census de 1905, si on mentionne une fois le cbiffre de 533 000 établissements, il n'est en réalité question que de 216 000 établissements. (Tableau I.)
M. North dit que la comparaison de ces établissements avec les établissements semblables recensés en 1900 donne les résultats suivants :
Nombre des établissements 216 200 207 500
Le nombre des établissements des catégories recensées a donc augmenté de 4,2 p. 100. C'est un fait contraire au prétendu phénomène de la concentration.
Le tableau IX nous donne, pour quatorze groupes
l''0 LA RÉPARTITION DES IKDUSTRI] 5.
d'industries, la situation des établissements industi iels en 1900 et l!»0o.
Pour huit groupes, le nombre s'en est accru :