CHAPITRE IX Action dépressive sur la richesse
L'impôt sur le revenu. — M. Hearst et M. Roosevelt. Les successions en France.
L'action socialiste a un résultat déprimant sur tous les capitaux fixes. Non seulement les menaces de confiscation inquiètent pour l'avenir, mais les procédés d'une politique sans scrupules inquiètent pour le présent. Un projet d'impôt sur le revenu, qui a pour résultat de mettre dans la main des socialistes un pressoir destiné à écraser les grosses fortunes et à épuiser les fortunes moyennes, n'engage pas les gens à se lancer dans des entreprises, à acheter des propriétés ou des valeurs mobilières. Comme le même esprit règne, à divers degrés, dans des pays avancés en évolution, chacun regarde autour de soi avec inquiétude. De plus, pour faire de la politique d'équilibre, donner quelques os à ronger à la démagogie, on fait des concessions à la politique de spoliation. Pour combattre le démagogue riche, M. Hearst, M. Roosevelt éprouve le besoin de déclarer la guerre aux trusts et de menacer les millionnaires de la confiscation d'une partie de leur succession au moment de leur mort.
Des gouvernements de pays démocratiques, comme les États-Unis et la France, en viennent à faire de la
politique de classes; et cette politique en contradiction avec le principe de l'égalité de tous devant la loi, de la loi une pour tous/nous ramène à l'ancien régime.
Les optimistes feront bien de jeter un coup d'œil sur ce tableau des successions et des donations en France.
L'annuité dévolutive moyenne, successions et donations (actif brut) est de :
Périodes. Millions de francs.
Dans les deux dernières périodes, il y a un recul sur la période 1891-951.
Qui donc osera affirmer que la politique socialiste n'y est pour rien?