‹ Sophismes socialistes et faits économiquesChapitre 46 sur 223 · LA COMMISSION LU LUXEMBOURG · texte numérisé non relu

LA COMMISSION LU LUXEMBOURG

y menai! une vie de paresse : depuis le 26 mars, on élisait les escouadiers en plus de la paye on y recevait des secours en pain et en médicaments. Un certain nombre se faisaient inscrire dans plusieurs brigades el recevaient double et triple salaire ; et des brigadiers chargeaient leurs effectifs et empochaient la paye des engagés fictifs.

Emile Thomas avait cru habile d'ouvrir dans le manège du parc Monceau un club, composé des délégués des brigades des ateliers nationaux, pour faire contrepoids à la commission du Luxembourg. Il organisait en réalité une armée insurrectionnelle qui entendait dicter des ordres à l'Assemblée nationale. Celle-ci en pressait la dissolution. Le ministre des travaux publics, Trélaf. lit enlever de nuit et transporter à Bordeaux Emile Thomas.

On a dit que l'insurrection des journées de juin était due à la dissolution des ateliers nationaux; cependanl l'Assemblée nationale, le 1!» juin, avait voté, en leur faveur, un crédit de 3 millions, mais précédé d'un rapport accusateur de M. de Falloux qui proposait diverses modifications, dans 1 organisation du travail. Un recensement mécontenta vivement les brigadiers en faisant découvrir leurs supercheries. Le 22 juin, un décret ordonnait à tous les jeunes gens de dix-sept à vingtcinq ans do contracter des engagements dans l'armée. Dès le matin, des ouvriers allèrent à la commission du Luxembourg porter des menaces et réclamer l'organisation d'ateliers de toutes professions. Le 23 juin, l'insurrection éclatait et le même jour, l'Assemblée nationale décrétait la suppression des ateliers nationaux.

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