KARL MAUX ET LES FORMULES A. I?. C
incorporée au produit ; mais « ce changement est indé- I »ondant de l'accroissement de valeur qu'obtient le coton par lo filage même ». Et alors il conclut :
Dans le cours de la production, la partie du capital qui se transforme en moyons de production, c'est-à-dire en matières premières, matières auxiliaires et instruments de travail, ne modilie pas la grandeur de sa valeur. C'est pourquoi nous la nommons partie constante du capital, ou plus brièvement capital constant.
La partie du capital transformée en lune de travail change, au contraire, de valeur dans le cours de laproduclion. Elle reproduit son propre équivalent et de plus un excédent, une plus-value, qui peut elle-même varier et être plusoumoins grande. Celle partie du capital se transforme en valeur plus ou moins grande. Cette partie du capital se transforme sans cesse de grandeur constante en grandeur variable. C'est pourquoi nous la nommons partie variable du capital, ou plus brièvement capital variable.
l'ne valeur est capital lorsqu'elle esl avancée dans le but d'engendrer un profit.
Le profil provient de ce que le capitaliste peut mettre en vente une chose qu'il n'a pas payée ; or, ce qu'il n'a pas payé, c'est le surtravail. Par conséquent, le rapport doit s'établir entre le capital variable représentant la main-d'œuvre et l'excédent de la valeur obtenue par la marchandise.
Nous allons voir les conséquences de ces données, d'après un exemple que nous trouvons dans le t. III, cb. iv du Capital. Il s'agit des dépenses et des gains d'une lilature de coton de 10.000 broches pour une semaine d'avril en 1871. Karl Marx les étend à toute l'année. Il élimine toule question de crédit :
Capital fixe (machines £ 10.500
Capital circulant 2.000
Capital totai £ 12.500
Les £ 2.500 de capital circulant se dé^omposenl en :
Capital constant X' ^182
Capital variable 'salaire £ 3H
Valeur du produit hebdomadaire.
Capital fixe usure des machines £ 20
Capital circulant constanl 'loyer: £6: coton :
£ 343; charbon, huile, gaz : £. 10 :'>•'>*
Capital variable 'salaire "2
Plus value (travail non payé 80
Totai £ 510
Le capital avancé hebdomadairement esl :
Capital circulant constanl ■ -
Capital variable (salaire 52
TOTAI . . . '.Kl
Proportion pour 100.
Capital constant • . . . 87,3
Capital variable 12,6
Si on rapporte ces éléments à l'ensemble du capital circu -
lant 2.500 £, on trouve 2.182 £ de capital constanl et 318 £ de capital variable.
La dépense anii uel le de sa la i ré s'é|e\ an t à ">2 X .">2 =2.704 le capital variable £ 318 accomplit 8 l 2 rotations par an.
Le profit de toute l'année s'élève donc à 80 X 'i- £ i.lt'.n Si on divise ce nombre par le capital total, suit 12.500, ou obtient X\,-2S ° „. Tel est /'• taux du profit.
Le proQl est la coin pa raison de la plus-value du travail OU du capital variable à l'ensemble Au capital, niais <r o'esl pas le profil qu'il faut voir. La plus-value du capital variable ne doit être comparée qu'au capital variable, c'est-à-dire aux salaires payés aux ouvriers.
Nous a\ ons alors :
£80 de plus-value divisés par £52, montant du capital variable payé chaque semaine :
KARL MARX ET LES FORMULES A. R. C. Ml
Mais comme le capital variable £318) se renouvelle
8 fois 1/2 par an, nous avons :
Ce chiffre de la plus-value, c'est le chiffre du surtravail;
c'est, le Uni x du capital vampire. Quand l'industriel paie 100 l'r. en salaires, il gagne 1.307 IV. ; quand il paie 1 l'r. de salaire, il gagne plus de 13 francs!
Karl Marx et ses disciples ont beau jeu pour dénoncer une pareille exploitation du travail par le capital.
Un déclamateur socialiste n'analyse pas la manière dont ce rapport a été obtenu.
Il met tous les mathématiciens au défi de démontrer que les opérations authentiques de calcul de Karl Marx ne sont pas justes. Personne ne le conteste et de ce silence, il conclut que Karl Marx a prouvé, non pas d'après une hypothèse en l'air, mais en prenant l'exemple d'une filature anglaise, pendant une semaine de 1871, que le patron gagnait plus de 13 fr. par franc donné au salarié; que ces 13 francs sont le résultat de ce franc de travail ; qu'ils représentent la plus-value du travail humain absorbé par le capital; qu'ils représentent le travail non payé !
Le marxiste continue en disant :
Le capital que nous avons envisagé se subdivise en £ 12.18 2 de capital constant et £318 de capital variable, en tout £12.o00 , soit 07 1,2p. 100 de capital constant et 2 1/2 p. 100 décapitai variable (employé au salaire). La quarantième partie du capital total seulement sert, mais en jouant ce rôle plus de huit fois par an, à payer les salaires.
Toute la plus-value provient de ces 2 1/2 p. 100 Telle est la thèse. Et Karl Marx conclut :
« Le capital est du travail mort qui, semblable au vampire, ne s'anime qu'en suçant du travail vivant el sa vie est d'autant plus allègre qu'il en pompe davantage