‹ Sophismes socialistes et faits économiquesChapitre 70 sur 223 · KARL MAUX ET LES FORMULES A. ». C · texte numérisé non relu

KARL MAUX ET LES FORMULES A. ». C

ce propriétaire ne trouvait pas avantage à remployer, il ne l'emploierait pas.

Karl Marx dit : « Mais le profit ne peut pas constituer une fraction de l'avance du capitaliste. »

Si Karl Marx s'était donné la peine d'observer les faits il serait arrivé aux constatations suivantes.

Un industriel achète un métier à filer, ce métier vaut une somme déterminée. Il est évident que s'il faisait tourner le métier à vide ou s'il le laissait tranquillement en place, il ne récupérerait aucun profit. Oh ! par lui-même, ce métier confirmerait ce truisme : « ce qui excède une grandeur ne peut en constituer une partie. »

Mais l'industriel livre du coton en laine à ce métier qui en file une quantité, représentant une somme déterminée ; et c'est grâce à l'utilité qu'il donne pour transformer du coton brut en filés que le capitaliste peut récupérer des sommes assez élevées pour en amortir le prix; quand ce prix aura été payé, le bénéfice, que retirera le fabricant du travail produit par ce métier, sera augmenté de la suppression de son prix d'achat.

Voilà donc un élément de profit ; entre deux manufactures, celle qui aura amorti le plus rapidement ses métiers obtiendra un profit supérieur à l'autre; et son profit sera supérieur pendant la période qui suivra son amortissement à celui qu'elle obtenait pendant la période précédente.

Le capital fixe n'a point tiré de profit de lui-même. Un métier n'engendre point un métier et quart ou un métier et demi.

Mais c'est l'usage du métier qui produit de l'utilité; et c'est l'utilité produite sous forme de produit fabriqué qui permet au fabricant d'amortir et de remplacer son outillage.

Dire que le métier ne contribue pas au profit, c'est dire qu'il ne contribue pas à la production.

Le sophisme de Karl Marx l'ail abstraction des matières premières.

Certainement, le truisme invoqué par Karl Marx : " Ce qui excède une grandeur ne peut en constituerune partie » s'applique à chacune des matières premières. Par elle-même, elle ne peut produire aucun profit.

Inutilisée, elle aurail même des chances de se détériorer. Le capital employé a l'acquérir perdrait son utilité.

Mais cette matière première, mise eu contact avec d'autres matières premières, triturée par un outillage, devient produit; et alors ce produit acquiert quelle valeur ? — Celle que lui donne le consommateur qui en a besoin et que Karl Marx supprime pour établi} sophisme.

Et maintenant, quel est le rôle du travail humain ? Le capitaliste commandite le travail humain en lui fournissant des matières premières et l'outillage Qéces saire pour les mettre eu œ\x\ re.

Il reçoit de ce travail humain des services ou des produits qu'il paye. Ce payement s'appelle le salaire.

L'outillage, les matières premières, le salaire lui donnent comme résultat on produit, el la différence entre le prix de revient et le prix de vente de ce produit constitue le profit.

Mais nous trouvons dans le chapitre \u p. l !<•> la ruine du système de Karl Marx prononcée par lui-même.

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