‹ Souhaits de bonne année [microforme]Chapitre 10 sur 15 · LL · texte numérisé non relu

LL

O mon Dieu, que je désire votre consolation ! cela s'entend : sous le bon plaisir de sa divine Majesté ; car s’il vous veut sur la croix, j'y acquiesce. Et vous aussi n'est-ce pas ?—Oui, sans doute. Mais les croix de Dieu ne sont-elles pas douces et pleines de consolations ?-Oui, pourvu que l'on y meure, comme fit le Sauveur.

Or sus, mourons donc, s’il est opportun, Ne nous fâchons point des tempêtes et des orages qui parfois troublent notre cœur et nous ôtent notre calme, il faut semer eu travail, en perplexité, en angoisse, pour recueillir en joie, én consolation, en bonheur. Pourvu que notre cher esprit de la foi soit fidèle laissons renverser toutes choses et vivons ex assurance, quand tout mourrait en nous ; pourvu que Dieu y vive, que nous en doit-il inquieter ? faissons faire Dieu ; les hommes ne peuventrien ; quand tout semble perdu, tout est quelquefois sauvé, Dieu se plait à nous précipiter et à nous relever du

précipice par une seule et même main. Courage!

Dieu vous sera certainement propice pourvu que vous lui soyez fidèle. Quel bonheur one sa divine Majesté nous veuille employer à son service,nen srulement agissants,mais souffrants ! Qu'on est heureux quand on souffre, pourvu qu'on veuille hiën souffrir et satisfaire à la justice de Dieu !

Je prie Notre-Seigneur qu’il soit votre consolation et qu'il vous fasse bien entendre qu'il nous faut entrer au roy 'ume des cieux par plusieurs travaux et Iribulations, et que les ‘croix et afllictions sont plus aimables que les contentsments et délectations.

Or sus donc, courage : si vous avez confiance, vous verrez la gloire de Dieu !

Qu'il soit béni !

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