‹ Sources de l'histoire de RoubaixChapitre 2 sur 21 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

SOURCES

DE

881 ou mieux 897. (1) — Élévation du corps de saînt Éleuthère, à Blandain, par Heidilon, évèque de Noyon et de Tournai, d'apres des

‘ordres donnés, par le saint Ilni-mème, à Thecle, noble matrone de Roubaix.

Vita S. Eleutherii ex ms. Cornelii Duynit et ms. monasterii Tornacensis S. Martini; Apud cfa Sanctorum , XX februarü, T. VI, p. 196.

« Eodem vero tempore in villa quæ dicitur Rusbaci, quæ sita est ab urbe quasi duabus leucis, et in vicinis locis idola colebantur et a copiosa multitudine

(1) On place généralement en 881, dans la première année de l'épiscopat d'Heidilon , l'élévation du corps de saint Éleuthère ; mais cette date est contestée. Suivant les auteurs contemporains, l'événement eut lieu un dimanche, le XIV des calendes. d'octobre, c'est-à-dire un dimanche 18 septembre, sans indication d'année, mais après l'invasion des Normands, en un temps où la contrée se trouvait en paix et en tranquillité, ce qui exclut l'année 881, particulièrement marquée par les terribles ravages des pirates du Nord. En 881, d’ailleurs, le 48 septembre ne coïncide pas avec un dimanehe ; il faut descendre aux acnées 886, 897 et 903 pour retrouver un dimanche 18 septembre. Les manuscrits ajoutent que peu d'années après Heidilon s'endormit dans le seigneur. Or, Heïdilon, qui vivait encore en 902 (Actes de la province ecclésiastique de Reims par Mgr. Gousset, T. 4, p. 561), était remplacé dès 903 sur le siège de Noyon et de Tournai. De 886 à 902, on compte 16 années et ce n'est pas peu, paucis annis, dans la vie d’un évêque qui a siégé environ 21 ans. Reste donc 897 qui est la date adoptée par les Bollandistes et relle qui s'accorde le mieux avec les textes.

populorum sacrificia demoniis offerebantur. (1) Igitur in una dierum præsulatum Tornacensis ecclesiæ Heydilone viro prudenti et justo possidente, quædam matrona, nomine Thecla, nobilis genere, nobilior autem morum dignitate, honestate vigens, humilitate pollens , elëemosynis. larga”, hominem dealbatum in somniis coram se adstare vidit, ejusdem que habitum notavit, vultu alacrem, visu modestum, decore amabilem, blandumque nimis alloquio. Beatus enim Eleutherius Tornacensis ecclesiæ monitor erat, qui matronam intuitus, blande ac leniter ait : Thecla, vade in locum, qui nunc Blandinium appellatur, ibique invenies multa corpora sanctorum .in Christo quiescenium, inter quos invenies a dextra parte aMaris B. Petri apoëtoli éorpus S. Eleutheri ; delndé orabis ,:poslea:quæ. vidisti Heydiloni episcopo manifestabis. His dictis ab oculis ejus evanuit. Thecla autem facto mane surgens quæ viderat intra se recolligere cæpit. Sequenti itaque nocte B. Eleutherius iterum ei adsülit, et pastorali eam virga contingens, ait : Benedicta tu a Domino. Quare autem quod tibi jussum erat non fecisti? Vide ne me ad jracundiam provoces. His dictis iterum ab oculis elapsus est. Tertia autem nocte. regrediens eumdem sermonem ait, sed aliquantulum superaddidit dicens : Filia cœlestis Hierusalem, quare nostris non oblemperasti jussionibuüs ? Cras in crepusculo diei ad Heydilonem episcopum ibis ; deinde quanta vidisti, præsentiæ ejus manifestabis. His dictis tertio ab oculis evanuit.

« Thecla autem facto mane consurgens, Blandinium adiit, deinde oratione dala ad episcopum, qui tunc in his locis commorabatur, venit, et quæ viderat præsentiæ ejus manifestavit. Sequenti ilaque Dominica episeopus Heydilo, convocatis vicinarum episcopis,Blandinium adit, deinde missarum solennia frequentavit, et, data oratione, pavidus ad sepulchrum accessit. Monachi,clerici et laici orationem dederunt ; episcopi vero fodientes sarcophago manus injecerunt. Igitur cum magno tremore corpus B. Eleutherii per manus sanctorum episcoporum elevatum est.

« In ipsa autem hora Thecla orans, a præsule percepto corpore et sanguine Christi, coram omnibus ante sepulchrum expiravit. Ila autem in media ecclesia

(1) Cette partie du prologue manque dans le manuscrit de Cornelius Duynius, mais se trouve dans le manuscrit du monastère de Saint-Martin de Tournai, « De elevatione corporis B. Eleutherii. » -- C'est le passage le plus important pour notre histoire en ce qu’il indique que la noble matrone Thècle, qui fut l'instrument dont Dieu se servit pour faire honorer les reliques de son serviteur saint Éleuthère , était de Roubaix. On verra plus loin quelle autorité il faut attribuer à ces manuscrits ou plutôt au texte particulier que j'en extrais.

sepulta requievit ; al vero translata est in secretiori parte ecclesiæ, de cujus felici anima virginalis gaudet chorea, viduarum etiam multitudo invilat gloriosa. » (4)

In historia elevationis hec adduntur : oo ct.

« Ad caput ijitur Theclæ quidam fons liquidissimus emanabat , qui dolores capitum et paralyticorum membra miligabat. Quem quidam miser dum vellet pede obstruere, divina ultio adfuit : pedis enim venæ aruerunt, ipse eliam non multo post tempore corporis sui meruit defectum. »

1047, maîf. — Robert de Roubaix témoin d'une charte de Bauduin V, qui, sur Ia demande de sa femme Adele, donne a l'abbaye de Marchiennes tout ce qu'il possède dans l'Ostrevant, entre l'Escant et Ia Scarpe.

Carpentier, Histoire de Cambray et du Cambrésis, T. II, preuves, p. 6.

« S. Roberti de Rubais. » (2)

(1) Comme je l'ai indiqué au début, cette relation de l'élévation du corps de saint Éleuthère est extraite du manuscrit trouvé, en 1607, par Corneille Duyuius et d’un autre manuscrit du monastère de Saint-Martin de Tournai. L'auteur inconnu du premier est contemporain de l'événement puisque parmi les faits qu'il cite il en est qui lui ont été rapportés par Heïdilon lui-même, avec lequel il paraît avoir eu des relations assez, intimes. « Hoc ctiam silendum non arbitror quod ab episcopo Heidilone mihi » relatum est. » (N° 41). — Il n'en est pas de même du second manuscrit uù est rapportée la translation, en 1164, du corps de saint Éleuthère dans la ville de Tournai. Or, c’est précisément dans celui-ci que la dame Thècle est dite de Roubaix, de Rusbaci. En ce qui se rattache à notre histoire locale on n'a donc pour garant que l'autorité d'une tradition consignée trois siècles après l'événement. — Cette autorité a néanmoins paru suffisante à Buzelin qui, d’après le même manuscrit, a aussi donné de l'élévation du corps de saint Éleuthère un récit dont voici le prologue : « Rusbaci (Roubaisiam nunc dicimus) pago nobili, ac tribus passuum millibus Tornaco distante, multos etiamnum homines idola colendi error implicuerat, et quod illic ad publicum cæcæ nationis cultum sigilla falsorum numinum prostarent, ed variis ë partibus idolatræ confluebant. Degebat ibidem nobilis ad modum mulier Thecla nomine, sed moribus adeô diversis, ut verum sanctumque Deum percolens insignibus mentem virtutibus ornaret, multasque in egenos pecunias largiretur. Ex nocte quædam.....» (Annales Gallo-Flandrieæ, lib. 444, p. 124).

(2) Document dépourvu de toute authenticité. — Cf Le Glay. (Mémoire sur les archives de l'abbaye de Marchiennes, p. 6). — Rangé sans hésitation par M. Félix Brassart (Histoire du Château et de la Châtellenie de Douai, preuves, p. 40) au nombre des chartes fausses contenues dans le livre de Carpentier.

2000-1009. — Hugues de Roubaix à Ia première croisade.

Meyer, Annales rerum Flandricarum, (Anvers 4561.) f° 32. « Hugo Rebacensis. »

Ibid., 34 v°.

« Simul profanos dominatus suis in primis Gothofredus distribuit, ut... Hugoni Rebeccensi, id quod Divi Habrahami appellant castrum. »

Buzelin, Gallo-Flandriæ, p. 82.

«Is Hugo est Roubaisius, qui comitem Flandriæ Robertum Juniorem ad sacram militiam in Syriam proficiscentem secutus ceteris Belgii nobilibus arma sociavit anno 1096, ut notat Jacobus Meierus. Ei postea Godefridus Bullonius D. Abrahami castrum attribuit, cum rex factus Hierosolymorum oppida et arces fortissimis . Christianorum ductoribus impertiit. »

Du Cange, Les Familles d'outre-mer, publiées par M. E.-G. Rey, dans la Collection

des documents inédits sur l'Histoire de France, p. 493.

« Le chasteau de Saint-Abraham, distant de la ville de Hierusalem de 6 milles, fut basty par ce saint patriarche qui l’habita, et où on tient qu'il fut inhumé avec Isäc et Jacob. 11 estoit situé vers les montagnes, près du fleuve qui arrosoit les villes de Sodome et de Gomorrhe, en la vallée d’Hébron, et fut siège d’évesché..……

« Godefroy de Bouillon s'en rendit maistre sur les infidèles, et le donna en fief, comme je le présume, à un certain Hugues, qui est surnommé de Saint-Abraham par Albert d'Aix, et qui se trouva en quelques entreprises avec le roy Bauduin 1*. Mcier le fait flamen et lui donne le surnom de Robecque. »

[H était natif de cette ville, au diocèse de Terouenne.] (4)

(1) Cette addition entre crochets est de l'éditeur qui appuie son assertion Sur un texte de Martène (Amplissima collectio, T. V, col. 540, a). — On trouve, en effet, dans Albert d'Aix, en son livre IX, le Hugues de Saint-Abraham dont Du Cange et son éditeur font un Hugues de Robecque. Meyer dit Hugo Rebacensis et Hugo Rebeccensis. Cette dernière forme s’appliquerait plutôt à Rebecq, (arr. de Saint- Omer) ; la première exclut Rebecq et Robecq. Ou bien, l’une des deux formes est le résultat d'une erreur ou d’une mauvaise lecture à l'impression, ou bien , Meyer a voulu désigner deux personnages distincts. Dans cette seconde hypothèse, s’il fallait abandonner Hugo Rebeccensis il resterait encore, pour

110€, 33 septembre. — Bernard de Roubaix est témoin d'une charte par laquetle Odon, sire de Hames ct de Sausy, confirme à l'abbaye

d’Arrounîise !a possession du village de Margelles que son père lui avait donné.

Carpentier, Histoire de Cambray et du Cambrésis, T. II, preuves, p. 81. « In presentia..…. Bernardi de Rubais. » (4)

1127, à Lille. — Hugues de Aqua (de Liou, frère de Bernard de Roubaix), assiste le comte Bauduain déterminant les limites d'une forèt de l'abbaye de Saint-Amand. |

Teulet, Layettes du Trésor des Chartes, T. 4, p. 40,

« Et nomina judicum et divisorum et principum qui divisioni interfuerunt subnotari precipimüs. — Hec sunt nomina :.... Sign. Hugonis de Aqua. (2) — Actum apud Insulam , anno Domini millesimo centesimo decimo septimo, indictione decima, anno principatus Balduini marchionis Flandrie sexto. »

notre histoire locale, Hugo Rebacensis. Mais Meyer lui-même nous indique comment il composa sa liste des Croisés : il rechercha quels étaient les principaux seigneurs de la cour de Flandre, recueillit leurs noms et présuma qu'ils avaient accompagné leur comte en terre sainte. « Et vixerunt eadem tempestate in Flandriæ, quos subjicio optimates, quique haud dubie, cum multis praeterea aliis quorum non est invenire nomina, hac expeditione comitem sunt secuti. ». — Quoiqu'il en soit Buzelin n’a pas hésité à voir là un seigneur de la maison de Roubaix : « Is Hugo est Roubaisius ‘> ; comme aussi le chanoine J.-J. De Smet dans son étude sur Robert de Jérusalem (Recueil de mémoires et de notices historiques, T. 1, p. 467), et P. Roger dans La Noblesse de France aux Croisades,

(4) Diplôme d’une authenticité douteuse et dont Carpentier n’a produit que la fin, qui offre une longue liste de chevaliers. (Wauters, Table chronologique des chartes et diplômes imprimés concernant l'histoire de la Belgique, T. 11, p. 28). Quoi qu'il en soit Bernard de Roubaix existait à cette époque.

(2) Voir ci-après, sur ce personnage, la relation du ler mai 1127, note 3. Il souscrit vers 1122 une charte du comte Charles-le-Bon (Mes Chételains de Lalle, cartulaire no 27).

21122. — Bernard de Roubaix est témoin d'ane charte par laquelle Je comte Charles-lc-Bon » Pour mettre fin aux plaintes qui s'étalent élevées contre Daniel, avoué de l'abbaye de Snint-Uavon, détermine,

à l'exemple de son aienl, le comte Robert, les droits de l'avouerie de ce monnastére.

Diericx, Mémoires sur la ville de Gand, T. 1, p. 255. — Saint-Genois, Histoire des Avoueries en Belgique, p. 200. — Serrure, Cartulaire de Saint-Bavon, n° 22. — Fragment dans Du Chesne, Maison de Guines, preuves, p. 190, et Maison de Béthune , preuves, p. 19 ; et dans Vredius, Genealogia comitum Flandrie , T. 4, preuves p. 448. — Analysé dans l'Znventaire des archives de la Chambre des Comptes à Lille, dit Znventaire Godefroy, édité par la Société des Sciences de Lille, n° 53; et dans Saint-Genois, Monumens anciens, p. 470.

« Hujus rei testes sunt..... Bernardus de Rosbays. »

2127, 26 avril. — Le seigneur de Ronbaix s'emparc d’'ane des portes de la ville d'Ypres , assiégée par le roi de France et Guillaume de Nor-

mandie, et dans laquelle s'était enfermé Guillanme de Loo apres le meurtre du comte Charles-le-Bon. (ji) |

Annales de Flandre de P. D'Oudegherst, édition Lesbroussart, T. 4, p. 385.

« De Sainct-Omer, ils tirèrent à grande puissance contre Ja ville d’Ypre, laquelle tenoit pour Guillaume de Loo, et devant laquelle y eust une dure et très-aspre bataille. Et tandis que l'on se combatoit, le seigneur de Roubaix entra dedans ledict Ypre, par la faction du guet de la porte de Messines, dont s'apperchevant le susdict Guillaume de Loo et les siens perdirent tout courage, et s’enfuyrent à vauderoute, mais le dict Guillaume fust poursuyvy, et rattainct par un

(1) Guillaume de Normandie, avec l'assistance de son beau-frère Louis-le-Gros, avait été désigné pour succéder à Charles-le-Bon dans le gouvernement de la Flandre ; mais ce ne fut pas sans de grandes difficultés qu'il parvint à se faire reconnaître partout, car plusieurs prétendants, parmi les quels Guillaume d'Ypres ou de Loo, avaient dressé leurs bannières en divers endroits du pays.

chevalier appelé messire Daniel de Tenremonde, quy l'amena prisonnier avec plusieurs autres chevaliers. Et fut la dicte ville d'Ypre par les gens du roy arsée et pillée. Dont estonnées les autres villes de la Basse Flandre, lesquelles avoyent tenu le party dudict Guillaume de Loo, se misrent, sans aucune resistence, soubs l’obéissance du roy Lonys, recevants ledit Guillaume (de Normandie) pour leur conte et seigneur. » (1)

211227, ter maf. (2) Bernard de Roubaix et ses frères Hagnes de Alouve ou de Liaue et Olivier de Bondues livrent A Ia jastice leur neveu Burchard qui était venu chercher un refage pres d'eux après le meurtre du comte Charles-le-Bon.

Chronicon comitum Flandrensium , apud J.-J. De Smet, Corpus chronicorum Flandriæe , T. 1°, p. 88.

« Boscardus...….. (3) evasit..…. tendens Insulas ubi tres habuit avunculos, fratres matris suae, videlicet Hugonem de Alouwe, (4) Bernardum de Robays, et

(1) Je n'ai trouvé le seigneur de Roubaix cité à propos de la prise d’Ypres, ni dans les relations contemporaines de l’archidiacre Gualter et du notaire Galbert, ni dans la Flandria generosa dont la plus ancienne partie s'arrête à la mort de Guillaume de Loo. D’Oudegherst ne cite pas ses sources ; j'aurais voulu pourtant une autre autorité que celle d’annales écrites quatre siècles et demi après l’événement. — C'est évidemment d’après d'Oudegherst que Buzelin nomme le Seigneur de Roubaix : « Messiniam Roubaisio regulo portam patefecit. » (Ann. Gallo-Fland., p. 224). — Quant à la date : « Sexto calendas, Maii », elle est suffisamment indiquée.

(2) « Kalendis Maï, Dominica. » (Voir plus loin l'extrait de Galbert, en note).

(3) Burchard était fils de Lambert Nappin, frère de Berthulf, prévôt de Saint-Donat à Bruges, tous deux ses complices dans le meurtre du comte Charles.

(4) De Liaue (de l'Eau, de Aqua) dans la chronique en langue romane ci-après. Le flamand Despars l'appelle Vander Aleuwe (J.-J. De Smet, Corpus chronicorum Flandriæ , T. II, p. 79, en note). — Lernutius le fait seigneur d'Halewyn : « Hugonem Alewenii toparcham. » (Acta sanctorum, T. {er de mars, p. 175 en note); mais Lernutius est un poëte. — C’est le Hugues de Aqua qui, en 1117, souscrit une charte du comte Bauduin, datée de Lille et déterminant les limites d’une forêt de l'abbaye de Saint- Amand (voir plus haut, à cette date). On le retrouvera cité dans une charte de 1136 comme ayant donné une terre au prieuré de Fives : « Terram a Hugone, Frumaldi filio, traditam », en même temps que le fils de son frère Bernard de Roubaix donnait une autre terre audit prieuré. « Item Bernardus de Rosbais,

Oliverum de Bondues, quos tres Insulis ad mensam cœnantes reperit. Boscardus eos salutans humiliter petiit ab eis tempus quinque dierum latitandi. Avunculi sui nec contradicunt, nec annuunt, sed eum secum comedere faciunt, et ad castellanum ac ballivum mittunt. Ballivus pro aliquibus scabinis mittit, et cum eis ad domum domini Hugonis de Alouwe venit, Boscardum capit et examinat et in pellori poni fecit per triduum ; garciones clienticuli, luta , stercora, ova ac poma putrida ad faciem Boscardi in illo triduo projicientes, homicidium pii Karoli improbantes. Tandem die quarta de pellori deponitur, vivus nudus in rota alta ponitur, toto corpore melle perunctus, ut strabones, muscae et apes ipsum impungerent. Et traeligia ferrea in modum crucis ferrae super rotam et corpus Boscardi posita est, ne corvi seu volucres ipsum tangerent, ad illum finem ut majorem compunctionem peccatorum suorum haberet, et justam pœnitentiam seu poenam conspirationis et inlerfectionis in mundo sustineret. » (1)

prefati Hugonis nepos, dedit, pro anima patris sui Bernardi, terram apud Barul. » (Voir à cette date).

Hugues de Aqua ou de Liaue, fils de Frumalde, eut, paraît-il, plusieurs fils : Hugues, Jean et Frumalde. Hugues II de Aqua souscrivit la charte précitée de 1136. Il reparaît en 1150 dans une autre charte du prieuré de Fives (Tardif, Cartons des Rois, p. 272), sous ce nom de Aqua, traduit par de Lyaue dans la version du Cartulaire de Fives, n° 22. Cette charte rappelle qu'il a donné, en présence de ses frères, une terre pour agrandir la maison des religieux. « Testes de dono Hugonis de Aqua: Johannes, frater + Hugonis: Frumaldus, frater ejus. » — En 1163, après la mort de Mathilde, sa femme, Hagues de Liaue, pour le salut de ladite Mathilde, donna au prieuré la tierce partie de la dîme de Fives qu'il tenait en fief du comte Thierry. (Cartulaire de Fives, n° 6). — Après lui je ne retrouve plus le nom de Aqua ou de Liaue, ses descendants, s’il en eut, ayant sans doute pris le titre de quelque autre terre. Liaue était vraisemblablement un nom de lieu de la paroisse de Fives, couverte, alors du moins, de mares, de viviers, de ruisseaux et de pêcheries.

(1) La Chronique des comtes de Flandre a été publiée, en 1643, sous le titre de Flandria generosa, par Georges Galopin, moine de Saint-Ghislain ; les bénédictins Mariène et Durand l'ont insérée dans le 3e volume du Thesaurus anecdotorum, avec une continuation écrite au XIVe siècle ; le savant Paquot l’a reproduite en 1781 avec une continuation écrite de sa main. Je me suis servi de l'édition préparée pour le Corpus chronicorum Flandriæ par le dr Warnkoenig, qui a eu à sa disposition, outre les manuscrits de Saint-Ghislain et de Clairmarais, ceux de Bruxelles, de Bruges, de Douai, de Lille ou de Cysoing, et a pu ainsi, rectifier le texte en bien des endroits et remplir les lacunes. C'est notamment des manuscrits de Bruges et de Cysoing qu'a été extrait le passage si intéressant pour notre histoire locale.

Les savants religieux de Saint-Maur parlent de cette chronique avec beaucoup d'estime. (Tesaur. nov. anecd., T. III, p. 377 et 378). L'auteur de la première partie, disent-ils, a rempli les devoirs d'un excellent écrivain, parlant peu d'événements d’une époque reculée et avec plus de développements des temps ps rapprochés de lui, rejetant sans détour les recits ronianesques. Cette première partie s'arrête à la mort de Guillaume de Loo elle est dorc contemporaine du meurtre de Charles-le-Ben.

— 9 — Vita B. Caroli Boni auciore Gualtero, archidiacono ecclesiae Morinorum , ex III

mss. codicibus et editione Jacobi Sirmundi. Apud Acta sanctorum, ® martii, p. 175. (4) — Dom Bouquet, Æistoriens des Gaules, T. XIII, p. 344.

« Cum autem diversis in locis diebus non pancis jam latuisset (Burchardus), et juxta insulam in quoddam tugurium duclu cujusdam servi sui casu divertisset, servum eumdem itineris sui ducem ad domum Bernardi avunculi sui, ut panem sibi, quo famelicam animam refocillaret, peteret (esuriabat enim) transmisit. Et ille quidem quod jubebat exequi cupiens, mandato ejus libenter obedivit, et ad eamdem perveniens domum, ad opus domini sui, ut puta hominis deliciis assueti, delicatum panem petivit. Sed miro oinnipotentis judicio, qui domini sui quærebat salutem, invenit mortem, et esurienti conferre cupiens quibus egebat alimenta, reo præparavit quæ meruerat tormenta. Hac etenim occasione præfato Bernardo dominum suum, simpliciter tamen, quamvis per alias personas prodidit : cui, ut puta avunculo, nepotem suum nequaquam occultandum credidit. Juslo autem Dei agebatur examine, ut qui dominum suum occidere non fuerat verilus, ipsum quoque occidendum suus proderet dominum servus. Bernardus vero Hugoni fratri suo hoc idem protinus nuntiavit. Hugo ergo communicato cum fratribus suis consilio, licet nepotem suum servare magis, si tamen auderet, quam prodere maluisset, Insulano tamen castellano et burgensibus Burchardum se nuntiavit invenisse, et cito venirent, ac tanli criminis reum ultione, quam dignam arbitra-. rentur, punirent, mandavit. Cui profecto si parcere voluisset, haud dubium quin

(1) Deux historiens de la même nation, Gualter, archidiacre de Térouane, et Galbert, notaire public de Bruges, ont transmis à la postérité les circonstances de la mort de Charles-le-Bon. L'un et l’autre ne nous sont connus que Par leur travail, mais ce travail, disent les Bénédictins de Saint-Maur, annonce des auteurs respectables. Tous deux, après avoir été dans la confidence intime du comte, conservaient un égal respect pour sa mémoire ; tous deux avaient été témoins de la plupart des faits qu’ils rapportent, ou les tenaient, ainsi qu'ils l'assurent, de personnes dignes de foi. Tous deux, par conséquent, méritent la mème créance que l'on accorde aux historiens les plus accrédités. (Histoire littéraire de la France, T. XI, p. 139). — Gualter mit le premier la main à la plume, déterminé par l’ordre de son évêque, le B. H. Jean, et les prières du doyen et des chanoines ses confrères. J'extrais de sa narration Île passage qui intéresse mon sujet. Sous ce rapport particulier Galbert m'est moins utile, n'ayant à lui emprunter que la date de la capture et du supplice de Burchard, ainsi rapportés : « Kalendis Maï, Dominica, relatum est nobis in Insulis Borsiardum captum fuisse, et rotæ malo superinfixæ alligatum, vixisse diem illum, et subsecutam noctem, et tunc turpi mortis suæ dispendio periisse. » (Apud Acta sanctorum, 2 martii, p. 207). 9

etipse magnum salutis suæ periculum incurrisset. — Insulani vero mandato

Hugonis audito, cum magno protinus tumultu perrexerunt, et Burchardum comprehensum Insulam duxerunt, etin foro ei patibulum paraverunt.

Li générations, li parole et li lignie de le lignie des contes de Flandres, apud J.-J. De Smet, Corpus chronicorum Flandriæ , T. II, p. 79. (1)

« Et cumichieus (Bruchars) s'eut athapis (2) longhement en divers lieus et il s’avoit tourné d’en cost Lille, en une petite maison, par le mènement d’un sien serjant, il envoia che méesme serjant à le maison Bernart de Rumbais, son oncle enpourchou ke (3) il mandast dou pain à lui, par lequel il nouresist s'ame familleuse. Et chiertes il parvenans à chele meisme maison, quist (4) pain delicieus aveuckes sen singneur, li ques estoit acoustumés de delisces. Mais chieus li ques quéroit le salut de sen singneur, trouva le mort par le jugement de Dieu toutpoissant. Car il demoustra par chele okison simplement sen singneur à Bernart : auquel oncle il ne créi mie sen neveu cheler. Chiertes il estoit démenés par le jugement droiturier de Nostre-Singneur, si ke chelui singneur, liques n'avoit mie resoingniet (5) ochirre sen singneur, ses serjans démoustrast ensement (6) à ochirre. Chiertes Biernars noncha chele meisme chose à Huon de Liaue, sen frère. Dont Hues, consel eu communement à sen frère Bernart de Rumbais et Oliviers

(1) Cette chronique que l'éditeur attribue au milieu du XIIIe siècle, ne donne pas, comme son titre pourrait le faire croire, la généalogie des comtes de Flandre, mais raconte les événements de leur administration en s'inspirant, spécialement dans la première partie, de la chronique latine connue sous le nom de Flandria generosa. Dans la seconde partie, qui nous intéresse plus directement, il suit pas à pas la narration de l'archidiacre Gualter. Le passage que j'en extrais est pour ainsi dire une traduction littérale. |

(2) Afapir, cacher. On dit encore se tapir.

(3) Afin que.

(4) De quœærere, quæsitum, chercher. Dans Gualter : delicatum panem pelivil. (5) Redouté.

(6) Aussi, de la même manière.

— M1 — de Bondues, (4) noncha au castelain de Lille et as bourgois lui avoir trouvé Bruchard, jàsoit-che chose k’il (2) eust mieus amé warder son neveu, se il osast, ke destruire ichelui, et manda ke il venissent tost et présissent le coupaule de si grant blasme par tel vénianche (3) cui leur sanlast ke boin fust. Cum s'il eust volut espargnier à chelui, doute n'est mie ke il n'eust encore eut grand péril. (4) Chil de Lille, oï le mandement de Huon, alèrent illueckes à grant planté de gent, et amenérent Bruchard pris à Lille, et aparellièrent à chelui le gibet u markiet. »

21129, juin. — Bernard de Roubaix est témoin de l'acte par leqnel Hugues, chatelnin de Cambrai et sire d'Ofsy. donne tont le village de Mont-Saint-Éloy aux religieux qui y habitaient le monastère consacré à Dieu et à salnt Vindicien, le jour où Guillaume, avoué de Béthune, épousa sa fille Clémence, en présence d'un grand nombre de che-

valiers.

Carpentier, Histoire de Cambray et du Cambrésis, T. II, preuves, p. 17.

(4) Comme on a pu le voir, la chronique de l'archidiacre Gualter ne désigne pas autrement les oncles de Burchard que par les prénoms de Bernard et de Ilugues, omettant Olivier de Bondues qu'elle comprend néanmoins implicitement dans le terme fratribus suis. « Ad domum Bernardi avunculi sui transmisit, — Bernardus vero Hugoni fratri suo hoc idem protinus nuntiavit. Hugo ergo communicato cum fratribus suis concilio.…..s La traduction romane est, sur ce point, plus explicite et c'est à ce titre qu'elle figure ici. — Meyer aussi ne parle que des deux frères Hugues et Bernard, et sans les désigner par le nom de leur terre : « Fugit que (Burchardus) Insulam ad Hugonem ac Bernardum avunculos. » (Annales rerum Flandricarum, lb. IV). Mais Buzelin les cite comme étant de la noble maison de Roubaix : « Et cum ab servulo duceretur, tandem in agrum Insulensem devenit, ubi duos à primaria nobilitate, et Roubaisiana domo avunculos habebat, Bernardum et Hugonem.'Illic in quodam tugurio delitescens cum magna premitur inedia, servum ad Bernardi avunculi arcem furtim ablegat, petendo pane primario. » {Annales

Gallo-Flandriæ, p. 221).

(2) Quoiqu'il.

(3) Châtiment, peine.

(& Phrase mal comprise par le traducteur. Gualter dit : « Certes, s'il eût voulu l'épargner. il n'est pas douteux qu'il eût lui-même couru grand péril pour son salut. »

« Testes, qui et in nuptiis comparere debebant tanquam consanguinei hi sunt..….. Bernardus de Rubaix. » (4)

Vers 1132. — Bernard de Roubaix donne a titre gratuit à l’abbaye de Saint-Nicolas-des-Prés, prés Tournai, une terre située à Roubaix, rapportant deux muids de froment par an. Thierry d'Alsace, comte de Flandre, approuve cette donation.

Imprimé dans J. Vos, Cartulaire de l'abbaye de Saint-Médard ou de Saint- Nicolas-des-Prés ; T. XIL des Mémoires de la Société historique et littéraire de Tournai, n° 6; d'après un cartulaire de cette abbaye, appelé le Rouge livre, où le document porte le titre : De terra de Rosbais.

« In nomine summi et eterni Dei Patris et Filii et Spiritus sancti. Amen. Ego Theodericus princeps Flandrie cunctis presentibus et post fuluris in perpetuum. Cum cuncta sint obnoxia vanilati unum est remedium salutare de temporali materia mansiones in celis figere simpilernas. Quod advertens et prosequens Bernardus de Rosbais ea que de me temporali domino suo tenebat, quam plurima meo et suo, id est celesli Domino ex parte subdivisit mea licentia. Nulla est enim domini diminutio vel injuria si de nostra habundantia servorum Dei aliquatenus sublevetur inopia. Dedit ergo idem Bernardus clericis in suburbio Tornacensi monasterio Sancti Medardi regulariter viventibus pro Dei amore et anime sue salute terram apud Rosbais, terram videlicet sigeri de Silva et Alulfi, singulis annis duos modios frumenti, eisdem clericis persolventem. (2) Que donatio ut

(4) Charte interpolée pour offrir une longue liste de personnes nobles. (Wauters, Table chronologique des chartes et diplômes imprimés, T. Il, p. 149). — Donné par de Cardevacque, L'abbaye de Mont- Saint-Eloi, p. 194, comme extrait du registre des chartes de cette abbaye, mais sans la longue liste des témoins.

(2) On connaît à Roubaix la terre de le Mousserie, Mousterie, Moustrie, (du moustier, du monastère) ; il y a sans doute un rapprochement à faire entre celte terre et celle de l'abbaye de Saint-Nicolas-des-Prés.

rata et sine calumpnia permaneat verbo concessi, scripto consignavi, proprio. sigillo roboravi. S. Willelmi Hiprensis, S. Lamberti comitis, S. Hugonis de Brueth, (1) S. Johannis de Erthengenhem, S. Roberti, archidiaconi. »

21136. — Thierry.comte de Flandre, confirme toutes les donations faîtes à l'église de Saint-Martin de Fives parmi lesquelles celles faites par Hugues, fils de Frumalde; par Bernard de Roubaix, neveu dudit

Hugues et fils de feu Beruard; par Olivier de Bondues, Alard de Gourguemez, Wicard de Roubaix et beaucoup d'autres. (2)

Archives nationales, Supplément du Trésor des Chartes ; original coté, en 4859, K. 12. W. SS. Fives, 2. — Indiqué dans Tardif, Monuments historiques , Cartons des Rois, 1866, n° 423, avec la cote K. 22, n° 9°. — Fragment dans Miræus, T. IL, p. 329, sous la fausse date 4435.

« In nomine Patris et Filii et Spiritus sancti. Ego, Theodericus, Divina misericordia Flandrensium comes, notum fieri volo universis fidelibus tam modernis quam posteris, quod ecclesiæ Fiviensi in honore Beatæ Mariæ et sancti Martini constitutæ et monachis sancti Nichasit Remensis ibidem Deo deservientibus, pro salüte mea et predecessorum meorum, libere concedo et sigilli mei impressione confirmo, ut omnia bona eis à fidelibus pia devotione jam collata, sive in posterum danda, predictæ ecclesiæ et monachis, firma et inconvulsa permaneant, etiam de feodo nestro ; ita tamen ut servitium et reditus nostri non minuantur.

(1) Bruech ? Brœucq. — Hugues de Bruech figure encore dans un acte de Saint-Amand, 1149-1166. (Cartulaire de Saint-Amand, 1], 88). — Dans le même temps Hugo juvenis de Bruc est témoin d’un acte de l’abbaye d'Hasnon, 1149. (Cartulaire d'Hasnon, fo 75 — Collection Moreau, T. 64, fo 114), — Plus tard, en 4221, on rencontre Pierre de Brocho dans une charte du Fonds de Saint-Pierre, imprimée dans mes Châtelains de Lille, cartulaire no 90.

(2) Je dois la copie de cette pièce, l’une des plus importantes du présent recueil, à la gracieuse. obligeance de M. Henri Frémaux, de Lille, qui a bien voulu en faire le sacrifice en ma faveur alors qu'il se proposait de la publier lui-mème. Je lui dois vingt autres pièces levées par lui aux Archives Nationales et qu'il m'eut été difficile de me procurer par moi-même.

Terram qui circa ecclesiam et atrium, domibus et officinis ipsorum monachorum necessariam, a Hugone Frumaldi filio, eis me presente et assentiente traditarn, eidem ecclesiæ perpetua firmate possidendam concedo.

Item etiam Hugo dedit eis VIII** bonarios de allodio in silva de Barul, (1) cum tota decima ipsius terræ.

Item Bernardus de Rosbais prefati Hugonis nepos, eidem ecclesiæ, nostro similiter assensu, dedit pro anima patris sui Bernardi terram apud Barul jacentem.

Item Walterus de Leschin (2) III” bonarios dedit Lerræ apud Ansten. (3) Item Gomarus dedit eis mansum terræ apud Albeccam. (4)

Item Rogerus Cortracensis castellanus dedit eis 11° bonarios apud Moscherum. (5)

Item Walcherus de Lesennes (6) dedit eis unum ortum in eadem villa et duas garbas decimæ ipsius orti, et filii eis Hugo et Ursio (6) dederunt bonarium unum.

Item Oliverus de Bondues dedit eis bonarium unum.

Item Balduinus de Cortraco dedit eis terram reddentem novem raserias de frumento et V° doseis de avena et III" denarios.

(1) Barœul. Le petit canton de ce nom, repris, en 1066, dans l’acte de fondation de la collégiale de Saint-Pierre de Lille : « Apud Baruel et Sart et Crois III mansos » {Rotsin, édition Brun-Lavainne, p. 219), s'étendait à Marcq-en-Barœul, à Wasquehal, à Flers, à Mons-en-Barœul et à Fives où l'on connaît une seigneurie appelée Maisnil-en-Barœul, et où les sires de Roubaix ont conservé durant sept siècles leur suzeraineté sur plusieurs fiefs relevant de leur domaine. (Voir ma Sfatistique féodale, dans le Bulletin de la Commission historique du Nord. T. XI.

(2) Lesquin. Lechin dans la charte de fondation de la collégiale de Saint-Pierre de Lille, en 1066. (Miræus, T. III, p. 691). — Un Waïcher de Leschin florissait sous Gérard, évêque de Tournai, 1150- 1166. (Cartulaire de Marchiennes).

(3) Forme primitive d’Anstaing. — Un Amauri de Ansten est cité, en 1146-1149, parmi les donateurs des biens de la cure de Gruson. (Archives du Nord, Fonds de Cysoing, n° 5).

(4) Aelbeke, près de Courtrai et de Mouscron, plus près encore de Lauwe. (5) Mouscron.

(6) Lezennes. — Ursio de Lesana figure dans un titre de Saint-Amand, 1149-1166. (Cart, If, 86).

Item Evermoldus cognomento Bonet et Stephanus et Johannes fratres ejus petitione fratris eui Hermanni monachi dederunt eis fere IIL° bonarios terræ de allodio et unam mansuram apud Teumesnil. (4) | |

Item Lambertus Tahuns dedit eis apud Fiviam terram persolventem duodecim nummos et frustum terræ ad Grosbus. :

Item Hengelbertus de Fleis (2) et Balduinus frater ejus dederunt eis dimidium bonarium de allodio et de alio dimidio debent Heribertus et Everuvinus VI denarios de censu. |

Robertus de Helesmes dedit terram ad unam raseriam.

Seiherus de Heppineis (3) dedit bonarium et dimidium et super Falescam (4) circiter centum pedes terræ.

Gomarus et Emma uxor ejus dederunt unum bonarium de allodio super Marcam et unum ortum apud Instin. (5)

Evrardus de Scelmes (6) dedit IIT* bonarios terræ de allodio, duos ad manearessum, etunum ad Crucem Hermanni et duos ortos ad Basungehem. (7)

Waltherus et Berrengerus frater ejus dederunt duos bonarios de allodio de Haneluc.

Waltherus de Crois dedit eis duos bonarios terræ et dimidium et unam mansuram apud Fleis.

Alardus de Gorgomes (8) dedit eis terram solventem [IIT°" raserias de frumento.

Eva de Helesmes dedit frustum terræ ad aquaticum.

(4) Thumesnil, hameau de Faches ; dépendance d’Emmerin. (2) Ancienne forme de Flers.

(3) Heppignies, à Fives. — En 1421, le bailli du seigneur de Roubaix pour le fief appelé la pairie du Brœucq, passe à loi la vente de la motte sur laquelle est érigé le moulin de Heppignies en la paroisse de Fives. ({nventaire des archives de l'Hôpital Comtesse à Lille).

(4) La Phalecque, cours d’eau. Un fief de ce nom, à Fives, relevait de la seigneurie de Roubaix.

(5) Serait-ce une autre forme d'Anstaing ?

(6) Forme primitive d'Esquermes.

(7) Basinghem ou Basinghien, nom d’un hameau et d'une seigneurie à Loos, tenue du châtelain de Lille.

(8) Gourguemez, nom d'une belle seigneurie située à Roubaix, à l'extrémité du territoire sur les confins de Croix et d'Hem.

Disdeldis de Instin dedit frustum terræ.

Item, Disdeldis de Asct (4) dedit dimidium bonarium de allodio in Haneluc. Henricus salicus in bonum (2) dedit bonarium terræ apud Heppeneis.

Annastasius de Helesmes dedit frustum prati quod mutuatum esse pro frusto terræ in Weschun. | -

Wicardus de Rosbais dedit bonarium erræ et quartam partem bonarii de allodio.

Almaricus de Teumesnil dedit frustum terræ de allodio.

Gerardus de Ansten dedit dimidium bonarium.

Symon de Leschin dedit decimam bonarii terræ et dimidii.

Beurengerus conversus bonarium terræ et dimidium dedit ad Helesmes.

Waltherus filius Flozeri dedit IIl* denarios de censu et duos capones.

Gerardus de Ham (3) dedit bonarium terræ et dimidium in parochia Fiviensi concedente Alardo (3) domino suo.

Rotbertus clericus cognomento Boteris dedit unam mansuram in vico suturorum etin eodem vico, Benscelinus et Evrardus filius ejus dimidiam inansionem.

Godelendis dedit domum suam solventem duos solidos census.

Hermenzendis et Nicholaus filius ejus dederunt mansuram.

Helvidis medica (4) dedit domum suam et terram et omnem proprietatem post obitum suum.

Liscendis dedit XII‘ denarios super terram domus suæ.

Helvidis de Vendulia (5) dedit domum suam et terram in vico Cortraci.

Acta sunt hec apud Insullam anno incarnationis Dominicæ M° C° XXX° VE, indicione XIII, regnante Ludovico venerabili rege Francorum anno XX° VIII, comitatus autem domini Theoderici anno VII°. Et ut hec ommia firmius perma-

(1) Ascq.

(2) Salicus in bonum, possesseur de son bien selon la loi salique , laquelle, comme on sait, disposait que les mâles seuls pouvaient succéder à la terre salique ou lod, fief donné au guerrier franc en vue du service militaire.

(3) Hem. — Alard de Ham figure dans un titre de Saint-Amand, 1149-1166 (Cart. IT, 88).

(4) Medica , femme médecin, sage-femme sans doute, obstetrix.

(5) Vendeville, terre tenue de Templemars

neant approbabilium personarum ad testatione confirmamus. S. Theoderici comitis, S. Sibillæ comitissæ, S. Rotberti archidiaconi, S. Radulfi a: decani, S.. Mannonis, Ernesti, Petri, presbiterorum ; S. Jordani, Petri, diaconorum ; S. Petri, Thome, Waruuani, subdiacorum ; S. Gervassi, Desiderii, item Gervassi, acolitorum ; S. Evani, S. Michaelis constabularii, S. Balduini dapiferi, S. Theodorici camerarii, S. Ratonis pincernarii, S. Waltheri de Herlebecca, S. Rotbertini Bruni, S. Rotberti castellani, S. Hugonis de Aqua.

Ego Balduinus Brugensis cancellarius scripsi et subscripsi. (1)

11389, 14 avril. — Le pape Innocent II confirme l’abbaye de Saint-Nicolasdes-Prés, près Tournai, dans ses possessions parmi iesquelles le revenu de deux muids de froment a Roubaix.

Cousin, Histoire de Tournay, liv. IT, p. 216. — Migne, Willelmi Malmesburiensis monachi opera omnia, col. 44. — Mgr. Voisin, L'Abbaye de Saint-Nicolasdes-Prés, dans le T. VII des Analectes pour servir à l'histoire ecclésiastique de Belgique, p. #73. — J. Vos, Cartulaire de l'abbaye de Saint-Nicolas-des-Prés, n° 9.

« Redditus duorum modiorum frumenti apud Rosbais. »

(1) On retrouve dans cet acte les noms des trois frères : Hugues (de Alouwe ou de Liaue), Bernard de Roubaix et Olivier de Bondues , que la Chronique des Comtes de Flandre nous a montrés, en 1127, livrant à la justice leur neveu Burchard, meurtrier de Charles-le-Bon Ils sont fils de Frumalde, qui, d'après les dates, florissait dans la seconde moitié du XIe siècle. Un doute peut exister cependant à l'égard d'Olivier de Bondues moins bien désigné, comme frère des deux autres, dans la relation de l’archidiacre Gualter, dans la chronique romane ainsi que dans la présente charte qui se tait complètement sur sa filiation et sur celle d’un nouveau personnage, Wicard de Roubaix. — L'un des trois frères, Bernard de de Roubaix, celui qui nous intéresse plus particulièrement, est mort dans l'intervalle ; il a pour successeur son fils Bernard II de Roubaix, neveu de Hugues et petit-fils de Frumalde. Voila donc bien établie la base d’une généalogie de l'antique maison de Roubaix. -- De plus, en étudiant de près les chartes du temps, on est amené à reconnaître que Hugues de Aqua, de Alouwe ou de Liaue, et Hugues de Bruc, de Bruech ou du Brœucq, dont il est parlé en note à la page 13, sont un seul et même personnage, époux de la seconde sœur de Roger, châtelain de Lille de 1098 à 1130, et de Robert, 3e prévôt de la collégiale de Saint-Pierre de Lille. On découvre ainsi une série de faits intéressants; mais ces faits n'ayant plus qu'un rapport indirect avec l'Histoire de Roubaix , j'ai dû renoncer à comprendre dans ce recueil les documents qui les révèlent.

1146. — Thicrry, comte de Fiandre, prend sous sa protection l'abbaye de Saint-Nicolas-des-Prés, prés Tournai, et confirme cette maison dans ses possessions parml lesquelles une terre à Roubaix rapportant deux muids de froment.

Archives départementales du Nord, Premier Cartulaire de Flandre, pièce 30. — Mirœus, T. IL, p. 574. — J. Vos, Cartulaire de l'abbaye de Saint-Nicolas-des- Pres, n° 41.

« Apud Rosbais (1) terram duos modios frumenti persolventem. » (2)

1147, 21 mal. — Le pape Eugène III confirme l’abbaye de Saint-Nicolasdes-Prés, pres Tournay, dans ses possessions parmi lesquelles deux mualds de froment à Roubaix.

Mgr. Voisin, L'Abbaye de Saint-Nicolas-des-Prés, dans le T. VII des Analectes pour servir à l'histoire ecclésiastique de Belgique, p.475. — J. Vos, Cartulaire de l'abbaye de Saint-Nicolas-des- Prés, n° 12.

« Apud Rosbais redditus duorum modiorum frumenti. » (3)

(4) Dans J. Vos : Robais.

(2) Une mauvaise ponctuation, dans Mirœus, transporte la tetre de Quatrechin à Roubaix, celle de Roubaix à Wattrelos, celle de Wattrelos à Tourcoing et ainsi de suite. — même faute dans Godefroy, Inventaire des archives de la Chambre des Comptes, à Lille, répétée dans l'édition de la Société des Sciences de Lille. no 66. |

(3) Le texte qui a servi à Mgr. Voisin et à M. J. Vos porte : « Item allodium quod quædam vidua nomine Beatrix et filii sui et filiæ contulerunt ecclesiæ vestræ apud Rosbais, redditus duorum modiorum frumenti. » Évidemment, il y a là une erreur de ponctuation qui confond en une seule deux possessions différentes, et il faut point et virgule après vestræ. La terre de Roubaix, qui d’ailleurs n'était pas un alleu, a été donnée, ainsi qu'on l’a vu, par Bernard de Roubaix et non par une veuve et ses enfants. (Voir l'acte de 1132, n° 10). Du reste, ce défaut de ponctuation ne se reproduit plus dans la bulle d'Alexandre III.

1149-1166. — Bcrnard de Roubalx témoin d'une charte de Thierry, comte de Flandre, déclarant que Nicolas, avoué de Froidmont pour l’abbaye de Saint-Amand, a renoncé à certains droits qu'il prétendait

avoir dans cette villa.

Archives du Nord, Cartulaire de Saint- Amand, T. II, 88.

« Et nomina teslium annotlari feci : S. Rainaldi, castellani Insule ; S. Rogeri de » Cysoing ; S. Hugonis de Bruech ; S. Bernardi de Rosbaco; S. Alardi de Ham ; » S. Alardi, prepositi; S. Ursi de Lesana. »

1150. — Bernard de Roubaix témoin d’un acte de Thierry, comte de Flandre, cxemptant l'abbaye de Saint-Vaast, d'Arras, du droit de gavène sur les maisons qui seront construites à Baudimont.

Cartulaire de l'abbaye de Saint-Vaast d'Arras, rédigé au XTF siècle par Guimann

et publié par M. le chanoine Van Drival, p. 327.

« Signum Bernardi de Resbais. »

1153, 3 septembre. — Bernard de Roubaix. — L'évèque de Cambrai, à l'aide des bourgeois de cette ville, prend et brûle le chateau de Noeles sur l'Escaut, appartenant au châtelain Simon d'Oisy. Simon demande secours an comte de Flandre qui rassemble ses gens et fond sur les Cambrésilens. Bernard de Roubaix fait prisonnier Jean de Marchuin, lequel est fort maltrnité par Simon d'Oisy, son neveu.

Ex Lamberti Waterlosii chronico cameracensi Autbertino, (1) apud Dom Bouquet, Recueil des Historiens des Gaules et de la France, T. XIII, p. 543.

(4) La famille de l'historien Lambert de Wattrelos tirait son nom du village de Wattrelos. Ingelbrand,

” aïeul paternel de Lambert, avait épousé Havide de Néchin qui lui avait apporté en mariage de riches possessions ; ce qui sans doute lui avait fait quitter Wattrelos pour aller résider à Néchin même, où est né Lambert fils d'Alulf. — (Voir sur cette noble famille l'Histoire de Wattrelos, par le P. A. Pruvost, de la Cie de Jésus, chap. IV). — Lambert de Wattrelos, chanoine régulier de Saint-Aubert à Cambrai,

a commencé sa} chronique en 1152. (Hist. littéraire de la France, par les Bénédictins de Saint-Maur, T. XIV, p. 597). | |

« Joannes de Marchuin a Bernardo de Rosbes captus est: ad quem Simon perveniens castellanus, ejus nepos, gladio extracto caput illius amputare nisus est, nisi a circumstantibus foret retentus; tamen, vellent nollent, eum bis in capite percussit, illum que semivivum reliquit, sicque se de Joanne vindicavit. »

1154. — Bernard de Roubaix témoin de l'acte par lequel Jean de Brimeu, chevalier, fonde, dans l'église de Saint-Aubert à Cambral, une chapellenie pour le repos de l'âme de ses père ct mère.

Carpentier, Histoire de Cambray, preuves, p. 83.

« In præsentia.….. Bernardi de Rubais. »

1156. — Bernard de Ronbaix témoin d'une charte par laquelle Thierry, comte de Flandre, fait connaître que Don Martin, abbé de Saint-Vaast d'Arras, et les autres moines de cette église ont déposé tout ressentiment contre Simon de Balastre qui leur avait causé de grands dom-

mages.

Copie moderne aux Archives du Nord. (1)

« Bernardus de Rosbais. »

() J'ai trouvé cette pièce parmi celles que feu M. Desplanque avait réunies pour son Cartulaire du Nord ; elle est indiquée comme tirée de Guimann, 11, 520 ; mais elle ne se retrouve pas dans le cartulaire rédigé par ce moine au XIIe siècle et édité récemment par M. le chanoine Van Drival.

4157. — Bernard de Roubaix témoin d'une charte par laquelle Philippe, comte de Flandre, (associé au gouvernement) déclare que son père a donné à l’abbaye de Mont-Saint-Éloi l’église d’'Aubiguy, à la prière de Hugues Candavene et de ses fils, de Banduin Miete et de son fils, qui la tenaient de lui en fief.

Copie sur papier, 1748, aux archives du Nord. — Pièce préparée par M. À. Desplanque pour son Cartulaire du Nord. |

« Et baronum meorum testimonio roborari, quorum nomina sunt hec :..... Bernardus de Rosbais. »

21159. — Bernard de Roubaix assiste, avec un grand nombre de chevaliers, à In dédicace de l'église de Sainte-Walburge , à Audenarde ; la {1 est témoin de l'acte par lequel Walter, sire de Haleuwin ou Halluin, chevalier, donne à l’église de Saint-Aubert de Cambral un droit de dime qu'il possédait apud Ivodium, du consentement de Barbe, sa femme, fille du comte de Soissons, et de ses enfants Walter, Roger, Gnillaume, Alide et Richilde. |

Carpentier, Histoire de Cambray, T. II, preuves, p. 83. (1)

« In præsentia....... Bernardi de Rubais. »

(4) Je n'ai nulle confiance dans cette charte ou plutôt dans ce fragment qui me paraît avoir été fabriqué pour rehausser l'illustration de la maison d’Halluin et surtout pour offrir une longue liste de chevaliers du pays. À Halluin, domaine particulier des comtes de Flandre, il n'y avait alors qu'une modeste prévôté et mes recherches spéciales sur la maison qui a tiré son origine et son nom de cette prévôté, mais dont l'éclat ne s'est révélé que beaucoup plus tard, m'ont amené à ne tenir aucun compte du document produit par Carpentier.

2159. — Beruard de Roubaix témoin d'une charte de Philippe, comte de Flandre, cédant à l’abbaye de Saint-Nicolas de Furnes quarantecinq mesures et demie de terre qui étaient tenues de lui en flet.

F. Vandepulte et C. Carton, Chronicon et cartularium abbatiæ sancti Nicolai Furnensis, p. 87.

« Presentibus..... Rogero de Cison, Razone de Gavera, Bernardo de Resbais. »

1159. — Bernard de Roubaix témoin d'une charte de Philippe, comte de Flandre, appronvant la cession ct l'échange de terres conclns entre les abbayes d'Hasnon et de Saint-Nicolas de Furnes.

F. Vandeputte et C. Carton, CAronicon el cartularium abbatiæ sancti Nicolai Furnensis ; p, 199.

« Signum..... Razonis de Gavera, S. Rogeri de Cisun, S. Bernardi de Resbays. »

1168. — Bcrnard de Roubaix siguataire d’une charte de Philippe d'’AIsace, comte de Flandre, relative à l'échange de quelques terres à Taintignies, tenues cn flef de ce prince.

Poutrain , Histoire de Tournai, p. 610.

« S. Bernardi de Rusbaco.....— Actum apud Insulanum castrum anno verbi incarnati M. C. LXIIT. »

1164-1169. — Bernard de Roubaix témoin de ln loi donnée par Philippe, comte de Flandre, aux habitants de Saint-Amand, à la demande de l'abbé Hagues.

Archives du Nord, Cartulaire de l'abbaye de Saint-Amand, dit Liber albus, T. II, f 28. — Imprimé dans Wauters, De l'origine et des premiers développements des libertés communales en Belgique et dans le Nord de la France, preuves, p. 26.

« S. Bernardi de Rosbaco. . ..… — Actum anno Domini M° C° sexagesimo quarto. Recognitum vero scriptum et signatum ad petitionem domni abbatis Johannis, anno Domini M° C° sexagesimo nono. »

1165, 14 avril. — Le pape Alcxandre III confirme l'abbaye de Saint- Nicolns-des-Prés, À Tournai, dans ses possessions parmi lesquelles deux muids de froment et un demi-muld d'avoine a Roubaix.

Mgr. Voisin, L'abbaye de Saint-Nicolas-des-Prés, dans le T. VII des Analectes pour servir à l'histoire ecclésiastique de Belgique, p. #81. — — J. Vos, Cartulaire de l'abbaye de Saint-Nicolas-des-Pres, n° 26.

« Apud Rosbais redditum duorum modiorum frumenti et dimidium modium avene. » (1)

({) Le demi-muid d'avoine ne figure que dans cet acte. Évidemment, il s'agit des six rasières d'avoine perçues à Tourcoing et reprises dans les confirmations des comtes : « Apud Torcoing sex raserias avene. »

1165. — Philippe d'Alsace, comte de Flandre, prend sous sa protection l'abbaye de Saint-Nicolas-des-Prés, à Tournai, ct confirme cette abbaye dans ses possessions parmi lesquelles deux mulds de froment à Roubaix.

Archives du Nord, Premier cartulaire de Flandre, pièce 34. (1) — J. Vos, Cartu-

laire de l'abbaye de Saint-Nicolas-des-Prés, n° 21.

« Apud Rosbais terram duos modios frumenti persolventem. »

1168 (V. S.), 16 février. — Bernard de Roubaix témoin d'une charte de Thierry, comte de Flandre, relative aux plaîntes de l'abhé et des moines de Sainte-Rictrude, de Marchiennes, an sujet de l'avouerie de cette église.

Archives du Nord, fonds de Marchiennes, original; Cartulaire, 118. — Fragment dans Carpentier, Histoire de Cambray, preuves, p. 20, et dans Du Chesne, Maison de Béthune, preuves, p. 34.

« S. Bernardi de Rusbais. . — Actum Insule, anno Dni Me C° LX° VF, XHI kl. martii, feria ILE. »

(4) L'Inventaire Godefroy reproduit ici la mauvaise ponctuation de l'acte de 1146, qui trouble toute l'énumération des possessions.

AR08 (V. 6), 16 février. — Bernard de Moubaix témoin d'une sentence ‘de Fhilippe, comte de Flandre et de Vermandois , (associé au gouver- -momend) on faveur de l'abbaye de Marrltennes conére les prééiontions d'Étieune , aveué.de cotte église.

Archives du Nord, fonds de Marchiennes, original ; Cartulaire, 120. — Fragment dans Du Chesne, Maison de Béthune, preuves, p. 124.

Æ $. Beraardi de Rasbais....... — Actum apud Insulam, anno Dni Nri M° Co LXo° Vie, XILLO kl. martii, feria III, »

41169, 5 mai. — Don de l'autel de Roubaix par Gautier, évèque de Tonrnai, aux chanoînes de sa cathédrale , ponr les besoins de leur réfectoire et à charge d'un anniversaire pour le salut de son âme.

Archives de la cathédrale de Tournai, Cartulaire D, p. 20. — Copie moderne collationnée aux archives de Roubaix, CC, 177, n° 4.

De donatione altaris de Roubais et anniversarii celebratione.

« In nomine sanctæ ét individuæ Trinitatis, patris et filii et spiritus sancti, amen. Ego Gualterus Dei ordinante clementià Tornacensis episcopus, cunctis fidelibus tm futuris quam presentibus in perpetuum : pastoralis cura nos ammonet, immÔ Christi carilas compellit omnes sanetæ matris ecclesiæ filios et maximé divino cultui devotos et nostræ sollicitudini specialiter commissos ampliori caritatis affectu confovere et eorum bonae conservando augmentare et augmentando conservare eo videlicet intuitu ut quantd minüs temporalium necessitate premantur eù magis Dei laudibus intendere non impediantur, proinde altare de Rusbaco fihis uostris prædilectis Tornacensis ecclesiæ canonicis ad usum

refectorii eorum, salvo in omnibus jure pontificis et ministrorum suorum, justè et canonicè tenendum, pro remedio animæ meæ et pro anniversarià transitûs mei celebratione contradidi. Et ut donum istud ratum atque libatum omni tempore consistat sigiHi nostri caractere et testium qui presentes affuerunt subscriptione presentem paginam communivi. Et ne fortè avara cujuspiam malitia hanc nostram elemosinam diminuere . seu aliquotenus defraudare præsumat sub anathemate interdixi. Actum in Synodo Tornacensi anno Dominicæ incarnationis M° C° LXIXe ordinationis nostræ III, tertio nonas Maii, regnante in Francià rege Ludovico, dominante in Flandrià comite Philippo. Signum domini Gualteri Tornacensis episcopi, signum Letberti decani, S. Everti, S. Disderi archidiaconi, S. Simonis; S. Almurici presbiterorum, S. Gualteri, S. Raineri, S. Thomæ, diaconi, S. Erbrandi, S. Lamberti, S. Oliveri, S. Henrici, S. Gosuini canonicorum, S. Johannis abbatis St Amandi, S. Yvonis abbatis S' Martini, S. Roberti abbatis St Nicholaï de Pratis, S. Hugonis abbatis Sti Petri, S. Betthonis abbatis S'i Bavonis. Ego Letbertus cancellarius subscripsi et subtersignavi.

1169. — Bernard de Roubaix témoin de l'investissement donné par Philippe, comte de Flandre, à l'abbaye de Loos, de 7 bonniers environ de terrc que Frumalde Bota avait acquis de Pierre de Barges et cédés a l’abbaye; lesquels 37 bonnicrs dépcndaient du fief de Reniau.

Archives du Nord, fonds de l'abbaye de Loos, original scellé. Teste : « Bernardo Rosbacensi. » — « Actum et sigillatum anno ab incarnatione Domini M° C° LX° nono. »

11979? — Hugues de Roubaix, chanoîne de Térouane, témoin de deux chartes de Didier, évèque des Morins, relatives l’une à la dime de Voxole, l'autre à 1n dime de Jorni.

D'Achery, Spicilegium, T. I, p. 815 et p. 847.

« Hugo de Robais. »

1183. — Nugues de Roubaix, chanoine de Térouane, temoin d’une charte de Philippe, comte de Flandre et de Vermandois, qui divise en trois parts La dime des harengs que prélevaîit l’abbaye de Bergues-

Saint-Winoc.

Archives du Nord, 2r° cartulaire de Flandre, pièce 54. — Imprimé dans Wauters, De l'origine des libertés communales en Belgique, preuves , p. 42; et dans le P. Prouvost, Chronique et cartulaire de l'abbaye de Bergues-Saint-Winoc, p. 447. — Analysé dans Saint-Genois, Monumens anciens, p. 484, et dans l’/ntentaire

Godefroy, n° 153.

« Hugone de Rosbais. » (1).

1183. — Hugues de Roubaix, trésorier de Térouane, témoin d’une

charte de Didier, évêque des Morins, attestant que Hugues de Lumeres a donné a l'église d'Ardre tout ce qu'il possédait dans les paroisses

de Boxi et de Resti.

D'Achery, Spicilegium, T. Il, p. 848.

« Hugone de Robais, thesaurario ecclesiæ. »

(4) Dans le cartulaire de Flandre : Roubaes: — dans Wauters : Resbais.

F188. — Bermard de Koubaîfx témoin des icttres par icequelles Didier, évèque de In Morinie, déclare que Simon de Nieles, chevalier, a donné à l’égtine de Messines l'autel de Croiscttes avec ses dépendances.

J. L. A. Diegerick, Znventaire des chartes et documents appartenant aux archives de l'ancienne abbaye de Messines, n° 33.

« Bernard de Rusbes. »

1187. — Bernard de Roubaix témoin d'une charte de Gérard de Grimberge, relative à la cession faite à l’abbaye de Nimeve, par les frères Walrans , d'un alleu situé à Iddergem. |

Codez diplomalicus abbatiæe Ninoviensis, apud De Smet, Corpus chronicorum Flandriæ, T. I. p. 796.

« Bernardi de Rosbas. »

1187. — Bernard de Roubaix témoin d’une charte de Philippe, comte de Flandre, déclarant qu'il na acheté tous les fiefs. terres allodiales et autres biens appartenant à Arnould Van Duuch et à Lambert, son frère, au village de Moorsele, et qu'il les Ra donnés à Marguerite, châAtelaine de Courtrai, en amendement d’un fief qu'elle tenait de lui.

Du Chesne, Maisons de Guisnes el de Gand, preuves, p. 108.

« Bernard de Robays. »

1187. — Bernard de Roubefx ont témoin, avec plusioure Rarons. du comte Philippe, au traité conciu par oc prince avec lévèque d'Arras, au sujet de l'Estrée, de Vitry, etc.

Collection Moreau, vol. 90, f° 475. — Brassart, Histoire du château et de la chätellenie de Douai, preuves, n° XL,

« S. B. de Robais. »

41187 environ. — Bernard de Roubaix témoin d'une charte de Philppe, comte de Flandre et de Vermandois, confirmant la transaction faite entre Bauduin de Comines et l’église de Saint-Bertin pour mettre fin à Ia contestation élevée entre eux au sujct d'une terre appelée Obstal et située à Bas-Warneton.

D'Hoop, Recueil des chartes du prieuré de Saint-Bertin à Poperinghe; n° 98. « Bernardo de Robais. »

11897 (V. 8.), 6 mars. — Bernard de Roubaix et Roger, son frère, témoins d’une charte de Philippe, comte de Flandre et de Vermandois, déclarant que Roger, châtelain de Gand, et sa femme Marguerite ont donné tout ce qu'ils possédaient à Severen, au prieuré de Papinglo, à charge d'établir un autel audit Sevcren.

Du Chesne, Maisons de Guisnes, de Gand, etc., preuves, p. 107 et p. 458. — Miræus, T. IL, p. 62. — Serrure, Cartulaire de Saint-Bavon, n° 70.

« S. Bernardi de Rosbais ; S. Rogeri fratris ipsius. »

1190, 22 juin. — Le pape Clément III confirme le chapitre de Tournai dans Ia possession de ses biens parmi lesquels l'antel de Roubaix.

Analectes pour servir à l'histoire ecclésiastique de Belgique, T. IV, p. 273.

« Altare de Rosbais. »

41190 (environ). — Hugues de Roubaix, trésorier de Térouane, témoin d'une charte de Didier, évèque des Morins, partageant la paroisse d'Estaires en deux parties divisées par la Lys : Estaires ct La Gorgue

Miræus, T. III, p. 576. — Analysé dans l'/nventaire Godefroy, n° 174, el dans Saint-Genois, Monumens anciens, p. 4811.

« S. Hugonis de Robais (4) Teruanensis thesaurarii. »

1195, septembre. — Banduin, comte de Fiaudre, prend sous sa protectiou l'abbaye de Snint-Nicolas-des-Prés, à Tournai, et confirme a cette

maison la possession de ses biens parmi lesquels deux muids de froment à Roubaix.

Archives du Nord, Premier cartulaire de Flandre, pièce 32. — Imprimé dans

J. Vos, Cartulaire de l'abbaye de Saint-Nicolas-des-Prés; n° 60. — Analysé dans l’Înventaire Godefroy, n° 200.

« Duos modios frumenti apud Rosbais pro quadam terra. »

(4) Dans Saint-Genois : Robaix.

1195.— Bernard de Roubaix témoin des lettres de Nicholes de Rumigni

et de Rasse de Winthi, qui donnent à Oston d'Arbre la moninée de l’alleu de Chievres et Lewe.

Archives du Nord, Premier cartulaire de Haïnaut, pièce 80°". — Analysé dans l'Inventaire Godefroy, n° 201°!, et dans Saint-Genois, Monumens anciens, p. 491.

« Bernard de Rosbais. »

1196. — Bernard de Roubaix témoin d'unc charte par laquelle Rasse

de Gavre reconnaît que Ia pêcherle d'Everghem est Ia propriété de Saint-Bavon. |

Serrure, Cartulaire de Saint-Bavon, n° 85.

« S. Bernardi de Rosbais. »

1197, janvier-juin. — Bernard de Roubaix, bailli de toute la Flandre, est chargé par le comte Baudain d'interjetcr appel au pape pour fatre lever l'intcrdit que Philippe-Auguste avait fait lancer sur le pays par l'archevêque de Reims, sou oncle.

Epistole Stephani Tornacensis episcopi, apud Bouquet , T: XIX, p. 302 a : ad Güillelmum Remensem archiepiscopum. — Migne, Bibliotheca patrum ecclesiæe latine , T. CCXI, col. 501. CT | a |

« Cumhæc agerentur in capitulo nostro præsentibus nuntiis Domini Morinensis, qui propter hoc ad nos accesserant, Bernardus de Robais, ballivus totius Flandriæ, ne in terra comitis poneretur interdictum, per appellationem ad dominum Papam

interdixit , diem appellationis prosequendæ in octavas B. Joannis Baptistæ præfigens. » | |

41198. — Bernard de Roubaix témoin d'un acte de Bawduin, comte de Flandre et de Haînmaut, confirmant les donations faites à l’église collégialc d’'Harlebekce par Roger, châtelain de Courtrai, et par Béatrix,

dame de Nevele, veuve de Roger le Jeune, de Courtrai. /

. Da Chesne, Maisons de Guisnes, d'Ardres, etc., preuves , p. 466. — Miræus, T. IL, p. 67.

« S. Bernardi de Rosbais. »

41199. — Bernard de Roubaix témoin d’un acte de Bauduin, comte de Flandre et de Hainaut, confirmant In donation faite par Philippe d'Alsace, à l'abbaye de Saint-Pierre de Gand, de la bruyère et des prairies situées entre Wachtebeke, Calf et Volfscote.

Du Chesne, Muisons de Guisnes, d'Ardres, elc., preuves, p. 466. —Van Lokeren, Chartes et documents de l'abbaye de Saint-Pierre de Gand, n° 380.

« S. Bernardi de Rosbais. » — « Actum Curtraci anno Domini MCXCVIII. »

‘1200, novembre. — Bernard de Roubaix témoin d'un ncte de Bauduin, comte de Flandre et de Hainaut, confirmant unc donation faite à la maison de la Milice du Temple, par Syger, chatelain de Gand ot de Courtrai, du consentement de sa femme et de ses parents.

Devillers, Ænvéntaire des archives des commanderies belges, p. 171.

« Signum avunculi mei; S. Walteri de Zottenghem ; S. Hugonis de sancto » Obberto; S. Rogeri, capellani mei; S. Bernardi de Rosbais. »

Sans date (1200 2?) (1) — Bernard de Roubaix, Roger et Barthélemi, ses frères, souscrivent un ncte de Pétronille, chatelnine de Gand et de Courtrai, approuvant les donations faites aux frères de la Milice du Temple de Jérusalem par Syger, chatelnin des dites villes, et promettant de respecter la convention conclue entre Syger et ces re-

ligieux.

Devillers, Znventaire des archives des commanderies belges, p. 180.

S. Gilberti, capellani castellani ; S. Bernardi de Rosbais ; S. Rogeri et Bar- » tholomei, fratrum Bernardi de Rosbais ; S. Theoderici de Poncraven ; S. Willelmi » de Hohout; S. Willelmi de Clarhout. »

1200. — Bernard de Roubaix et Roger, son frère, sont témoins d'une charte de Pétronille, châtelnine de Gand et de Courtrai, concédant aux frères du Temple de Jérusalem les faveurs et les contrats qu'ils out obtenus de Syger. châtelnin de Gand et de Courtrai.

Devillers, Znventaire des archives des commanderies belges, p. 171.

« S. Gisleberti, capellani castellani ; S. Bernardi de Rosbais ; S. Rogeri, fratris » sui, S. Willelmi de Clarhout ; S. Willelmi de Hohout. »

(1) Placée par M. Devillers « avant 4214 » ; c’est trop peu précis. Étant l'approbation de la châtelaine Pétronille, cette charte doit suivre immédiatement sinon précéder celle de novembre 1200 par laquelle le comte Bauduin confirme les donations faites par Syger, châtelain de Gand et de Courtrai, du consentement de sa femme et de ses parents.

1900. — Bernard de Roubaix et Bernard, son fils, témoins d'an acte de Bauduin, comte de Flandre, approuvant l'échange fait en son nom avec l'abbaye de Ninove, de quelques bonniers de moceres pour des terres Iabourables.

Codex diplomaticus abbaliæ Ninoviensis, apud De Smet, Corpus chronicorum Flandrie , T. II, p. 849.

« S. Bernardi de Rosbais et filii ejus Bernardi. »

1200. — Bernard de Roubaix témoin d'une charte de Bauduin, comte de Flandre et de Hainaut, qui confirme le jugement de la reine Mathilde adjugeant a l'abbaye de Bergues la dime de Hoeymille.

A. Pruvost, Chronique et cartulaire de l'abbaye de Berques-Saint-Winoc, p.161.

« Coram....... Bernardo de Rosbais. »

1201, ides d'octobre. — Bernard de Roubaix témoin d’un acte de Bauduin, comte de Flandre et de Haïinant, confirmant les lettres de Nicolas, abbé de Corbie, au sujet de la forèt d'Outhulst.

Archives du Nord, vidimus de 4305. — Deuxième cartulaire de Flandre, pièce

318. — Analysé dans l’/nventaire Godefroy, n° 239, et dans Saint-Genois, Monumens anciens, P. 495.

« Bernard de Roubaix. »

— JD —

1201, novembre. — Bernard, seigneur de Roubaix, témoin d’un don fait à l’église de Fontevrault par Bauduin, comte de Flandre.

Archives du Nord, Deuxième cartulaire de Flandre, pièce 70: — Troisième cartulaire de Flandre, pièce 408. — Miræus, T. III, p. 578. — Analysé dans l'Inventaire Godefroy, n° 240 ; et dans Saint-Genois, Monumens anciens, p. 495.

« Bernard, seigneur de Robeis. »

1201, décembre. — Bernard dc Roubaix témoin d'un acte de Bauduin, comte de Flandre, confirmant les donations faites par ses ancètres à l'abbaye de Saint-Bertin.

Archives du Nord, Copie authentique de 1392. — Analysè dans l’/nventaire Godefroy, n° 241 ; et dans Saint-Genois, Monumens anciens, p. 496.

« Bernard de Robais. »

1201. — Bernard de Roubaix et son fils Bernard souscrivent un acte de -Bauduin, comte de Flaudre, donnant une partie de moecres à l'abbaye de Ninove.

Codex diplomaticus abbatiæ Ninoviensis, apud De Smet, Corpus chronicorum Flandne, T. II, p. 820.

« S. Bernardi de Rosbais et fil ejus Bernardi. »

1201. — Bernard de Roubaix, sénéchal du comte Bauduin, ct deux autres arbitres décident qu'Olivier de Schendelbeke n'a aucun droit à exercer sur la métairie de Smerlebbe appartenant à l’abbaye de Saint-Pierre de Gand.

Van Lokeren, Chartes et documents de l'abbaye de Saint-Pierre de Gand, n° 443.

« Ego Balduinus....... dilectis nostris Bernardo de Rosbais, Senescallo nostro, (4) Rolino notario, Bernardo Rufo, baillivis nostris, dignum duximus dare districtius in precepto , ut acceptis hominibus , Lam nostris quam ipsius Oliveri, veritatemm facerent....... »

(1) L'office de Sénéchal de Flandre était, depuis 1156 environ, dans la maison de Wavrin à titre héréditaire ; mais il paraît que les comtes de Flandre avaient d’autres sénéchaux. Voir à ce sujet : Brassart, Une vieille généalogie de la maison de Wavrin, pages 18 et 19. — Il y avait d'ailleurs des sénéchaux de villes et châtellenies : on rencontre dans les chartes des comtes de Flandre, Onulfus dapifer Arie, 1093. — Ansellus dapifer de Batpalmis, 1145; — Anselmus dapifer de Ipres. 1147 ; — Steppo dapifer de Alost, 1156, etc. — Ici, l'office de sénéchal répond évidemment à celui de bailli général de la Flandre, ballivus totius Flandriæ dont Bernard de Roubaix était investi dès l'année 4197, alors qu'en cette qualité il interjetait appel au Pape de l'interdit lancé sur la Flandre par l'archevêque de Reims. — L'ancienne coutume de Normandie donne de cette sénéchaussée une définition applicable à la Flandre : « Solebat antiquitus quidam justitiarius prœdictis (justitiariis) superior per Normanniam discur- » rere, qui senescallus Principis vocabatur. Îste vero corrigebat, quod alii inferiores deliquerant ; terram » Principis custodiebat ; leges et jura Normanniæ custodiri faciebat : et eos a servitio Principis amovebat, s si eos videret amovendos. » (Du Cange, sub verbo Senescallus). -— Dans le même sens, sans doute, un Bauduin de Comines se qualifiait Senescallus comitis Flandriæ, en 1207 et 1214. (Voir mes Recherches

sur les sires de Comines, dans le T. XV du Bulletin de la Commission historique du Nord). Plus tard,

à l'époque troublée de Louis de Male, une charge analogue fut instituée sous le titre de Souverain Bailliage de Flandre.

1201. — Bernard de Roubaix souscrit un acte de Bauduin, eomte de Flandre et de Hainaut, déclarant que Bauduin de Zillebeke a résigné entre les maîns de son seigucur Baudnin de Comines, pour l’abbaye de Nonnenbossche, la sixième partie de l—1n dime dudit lieu de Zillebeke.

Sanderus, FÆlandria illustrata, 2° édition, T. II, p. 346. — Van Hollebeke, L' Abbaye de Nonnenbossche , p. 81.

« Bernardus de Resbais. »

1201 (V. st.), janvier. — Bernard de Roubaix souscrit une charte par laquelle Bauaduin, comte de -Finandre et de Hainaut, autorise ses hommes demeurant dans la terre de Flandre,n se mettre librement sous l'avouerie et Ia protection de l’abbaye de Saint-Bertin et promet de les protéger et de les défendre.

D'Hoop, Recueil des chartes du prieuré de Poperinghe, n° 31.

« S. Bernardi de Robais. »

1201 (V. st.), avril. — Bernard de Roubaix témoin d'une charte par laquelle Bauduin, comte de Flandre, déclare que se proposant de partir pour Jérusalem, il reconnaît avoir donné à divers monastères des bicns dont il veut que 1n possession leur soit maintenue sans trouble et à toujours.Le prince fait cette déclaration en présence d’un grand nombre de chevaliers qu'il a appelés a Valenciennes pour prendre In croix avec lui.

Carpentier, Histoire de Cambray, preuves, p. 23. — Miræus, T. IIT, p. 72. Charte de Valenciennes. (1)

« S. Bernardi de Rosbais. »

1202. — Bernard de Roubaix témoin d'une charte de Syger, chatelain de Gand, confirmant In donation faite par son pére en prenant l'habit de religion des Frères de la Milice du Temple.

Devillers, /nventaire des archives des rommanderies belges, p. 178.

RD re tant

(4) Charte dont l'authenticité est très-douteuse. Voir : Wauters, Table des diplômes imprimes, T. III, p. 157: et Brassart, Histoire du château et de la chätellenie de Douai, pages 534 et 535. « Là se trouve, dit M. Brassart, une liste d'environ 170 noms, comme Carpentier aimait à en dresser, en prenant un certain nombre de personnages connus, parmi lesquels il glissait quantité de noms imaginaires pour justifier les prétentions d'un grand nombre de familles. » — En ce qui concerne Bernard de Roubaix en particulier, rien ne justifie ni n’infirme ces préventions. L'absence de toute charte souscrite par ce seigneur après 1202 ne suffit pas à elle seule pour faire admettre sa parNcipation à la croisade ; mais à défaut de Bernard, un autre chevalier nommé Otbert y représentait la maison de Roubaix, comme on le verra sous Ja date de mai 1205.

« S. Balduini, Flandrie ac Haynoie comitis; S. Gerardi, prepositi de Brugis ; » S. Willelmi, avunculi domini comitis ; S. Bernardi de Rosbais. » (1)

1205, au mois de mai. — Vingt-et-un chevaliers croisés parmi lesquels Otbert de Roubaix s'associent peur neoliser, à frais communs, un navire appelé La Sainte-Croir, appartenant à des armateurs vénitiens.

Les pélerins s'engagent à payer 1600 livres pour ètre transportés de Constantinople à Toulon.

Galeries historiques du palais de Versailles, T. VI, 2° partie, p. 205: traduction.

« Otbert de Roubaix, chevalier. » (2)

(1 On voit que les de Roubaix ont été appelés à souscrire toutes les chartes relatives aux donations de Syger, châlelain de Gand et de Courtrai, engagé dans la milice du Temple. Déjà le 6 mars 1187, (V. st.) Bernard de Roubaix et Roger, son frère, avaient souscrit une charte du comte Philippe constatant une donation faite par Roger, châtelain de Gand, et sa femme Marguerite au prieuré de Papinglo. En 4198, Bernard de Roubaix avait aussi souscrit la charte confirmant les donations faites à l’église collégiale d'Harlebecke par Roger, châtelain de Courtrai, et par Béatrix de Nevele, veuve de Roger le Jeune, de Courtrai. Des liens de parenté auraient-ils rattaché les de Roubaix aux châtelains de Gand et de Courtrai? Ou, n'étaient-ce que des relations de vassalité ?

(2) Les armes d'Otbert de Roubaix, « l’un des chevaliers qui frètèrent le navire La Sainte-Croix, » figurent dans la salle des Croisades au Palais de Versailles (Galeries historiques, T. VI, 2e partie, p. 211); elles sont d'Hermine au chef de gueules ; mais la décoration du Palais de Versailles est récente et bien que l’on donne tous les écussons comme ‘ authentiquement reconnus pour avoir été portés jadis » sur les champs de bataille de la Palestine, » toute réserve est à faire au sujet des armes d'Otbert de Roubaix, car l'hermine dans le blason de nos seigneurs semble être un anachronisme de près d'un siècle.

1206, octobre. — Bernard de Roubaix témoin à la confirmation par Louis, comite de Los ct de Hollande, du traité de paix conclu, en 1167, entre Philippe, comte de Flandre, et Florent, comte de Hollande; celui-ci ayant abandonné les possessions qu'il tenait en Flandre.

Archives du Nord, vidimus de 1246. — Inventaire Godefroy, n°’ 88, 90 et 263. — Saint-Genois, Monumens anciens, p. 471.

« Bernard de Roubaix. »

1206, novembre. — Bernard de Roubaix témoin à Ia paix faite entre l'abbaye de Saint-Amand et Gérard, avoué de cette nbbnye.

Archives du Nord, Cartulaire de l'abbaye de Saint-Amand, T. II, f* 20.

« Signum Bernardi de Rosbais, S. Ægidii de Aigremont, S. Almanni de Vielme. Et hii tres homines ecclesix memoralæ. »

1207-1208. — Du temps de Guillaume Ie", abbé de Saint-Amandi, et de 1n reine Mathilde, Bernard de Roubaix fut chargé, conjointement avec Philippe d’Anstaing, Walter de Dan et Gérard d'Avelin, de faire une enquête au sujet de l'exercice de la bautc justice à Bouvines, laquelle fut jugée appartenir exclusivement à l'abbaye. (1)

Relaté dans un acte de 1230, Cartulaire de Sant-Amand, T. II, À 94. — Imprimé dans Wauters, De l'origine des libertés communales en Belgique, p. 141.

(1) Guillaume ler n'a él abbé qu'après le 5 mars 1207 ; la reine Mathilde est morte le 16 mai 1208 ; c'est donc entre ces deux dates que s'est passé le fait relaté ci-dessus.

« Postmodum contigit tempore regine quod quidam homo sancti Amandi in eodem dominio occidit alterum hominem ejusdem ecclesie. Dominus Johannes de Cysoing cepit ibidem bestias et catalla occasione istius rei, et ipsa regina misit illuc similiter et domum fecit comburi. Abbas Guillelmus venit ad reginamet conquestus est quod ipsa et dictus Johannes fecerunt ei injuriam. Regina dixit quod comes Philippus tenuerat in dicto loco justiciam, ipso abbate contradicente et abnegante, et dicente quod jus erat ecclesie sue ; et dominus Johannes contradixit, silicet proprium jus suum erat. Regina autem et abbas et dominus Johannes se supposuerunt veritati quomodo justicia fuit ibidem habita ct manutenta tempore comitis Philippi, in verijatem domini Bernardi de Robais, domini Ph. d'Anstaing, domini Walteri de Dan et domini Gerardi d’Avelin. Et ipsi inquisiverunt veritatem dicentes quod nullus habebat justiciam in dicto loco, nisi ecclesia tantummodo. »

1209, juillet. — Bernard de Roubaix témoin d'un acte de Jean de Nesle, chatelain de Bruges, et Michel de Harnes, justicier de Flandre, déclarant qu'iIngramne d'Ecrneghem na renoncé a inquiéter l'abbaye d'Ardembeurg au sujet de la dime d'Ecrneghem.

Miræus, T. I, p. 681. — Voir Sanderus, Flandria illustrata, T. II, p. 16 (2° édition).

« Bernardus de Rosbais. »

2209, octobre. — Bernard de Roubaix témoin à la fondation d’une prébende dans l'église collégiale de Courtrai, par Philippe, comte de Namur, régent de Flandre en l'absence de Bauduin de Constantinople.

Miræus, T. III, p. 71.

« Coram....... Bernardo de Rosbais. »

1209 (V. st), 12% mars. — Bernard de Roubaix souscrit un acte de Philippe, marquis de Namur, gouverneur de la Flandre et du Hatnaut, approuvant In donation faite à l’abbaye de Ravensberg, par Aelis de Tenremonde, de la dime qu'elle possédaît à Albcke.

De Coussemaker, Motice sur l'abbaye de Ravensberg, dans le T. VI des Annales du comité flamand de France, 1862.

. « Bernard de Robais. »

1210, 1% novembre. — Lettres de Willaume, comte de Hollande, des châtelains de Bruges et de Gand et de Bernard de Roubaix au sujet

* de prisonniers qui s'engagenaient, sous Ia caution de leurs parents et amis ,à rentrer en prison huit jours après qu'ils en seraient requis.

Saint-Genois, Monumens anciens ; Les Pairies du Hainaut , T. I, p. 418.

« B. de Rosbais. »

1210. — Bernard de Roubaix assiste Philippe de Namur, régent de Flandre, dans la délimitation d'une terre que l’empereur Bauduin avait donnée a l’abbaye de Vaucelles.

Du Chesne, Maisons de Guisnes, d’'Ardres, etc., preuves, pages 469 et 470.

« Bernard de Rosbais. »

41210 (V. st.), février. — Bernard de Roubaix et Willaume de Osthorg déclarent qu'une transaction a eu lieu entre l'abbé de Saint-Bertin et Igraven d'Eerneghem au sujet de Ia possession d’une terre située dans la paroisse d'Eerneghem.

D'Hoop, Recueil des chartes du prieuré de Poperinghe, n° &i.

« Ego, Bernardus de Rosbais. »

1212, juin. — Fernand , comte de Flandre, prend sous sa protection l'abbaye de Saint-Nicolnas-des-Prés, à Tournai, et confirme cette maison dans ses possessions, parmi lesquelles deux muids de fro-

ment à Roubaix.

Archives du Nord, Premier cartulaire de Flandre, pièce 33. — Imprimé dans J. Vos, Cartulaire de l'abbaye de Saint-Nicolas-des-Prés, n° 82.

« Duos modios frumenti apud Rosbais pro quadam terra. »

1216 (V. st.), 8 février. — Julienne de Turri, veuve de Bernard de Roubaix, a vendu une rente au chapitre de Saint-Pierre de Lille ; cinq chevaliers se portent cautions envers le chapitre pour ladite dame et ses héritiers , lesquels devront ratifier cette vente.

Archives du Nord, fonds de Saint-Pierre de Lille, original dont le sceau est perdu. — Bibliothèque de Lille, Cartulaire de la collégiale de Saint-Pierre, n° 146. — Copie aux archives de Roubaix, 3J. 13, n° 1.

« Nos, Petrus de Bruco , Johannes del Bies , Balduinus de Bondues, Hugo de Ulmo, Robertus d’Anetières, milites, notum facimus universis presentes litteras inspecturis nos presentes fuisse ubi Juliana de Turri, (4) relicta Bernardi de Rosbais, vendidit ecclesie sancti Petri de Insula pro sexaginta marchas pagamenti redditus trigintaquinque et dimidium raseriarum furmenti et tredecim capones et duarum partium unius caponis, et hospites justiciales ipsi ecclesie qui ad dictorum reddituum solutionem tenentur. Et super eo quod Hellinus de Turri quamcito a captione redierit et coheredes ipsius venditionem factam ratam habebunt et gratam, et quod ipsi heredes cum domina per judicium scabinorum de Timallo (2) gerpire venditum tenebuntur, nos fide interposita in hostagi et plegi unusquisque in solidum posuimus sub presentium testimonio litterarum. Ita quod si domina et heredes in ejusdem conventionis executione defecerint, pecuniam pretaxatam prenominate ecclesie restituere tenebimur bona fide, et expensas usque ad vigenti marchis, quas ecclesiam ipsam facere contigerit pro procuranda dicti contractus legitima firmitate. In huojus igitur rei signum ego Petrus de Bruco pro me et dictis complegiis meis ad petitionem ipsorum presentes litteras sigilli mei feci munimine roborari. Actum anno Domini millesimo ducentesimo sexto decimo, mense februario in crastino Purificationis Beate Virginis. »

(4) La chronique de Gilbert de Mons mentionne un Heluinus de Turri (de la Tour), compagnon d'armes de Bauduin V, comte de Hainaut , 1182-1195. (Édition du marquis de Godefroy Ménilglaise dans les Mémoires de la socièlé historique et littéraire de Tournai, T. XIV, p. 224 et T. XV, p. 160). -- D'après une charte de 1240, un Rogerus de Turre (de la Tour), mort bien avant ce temps, avait eu deux filles à l’une desquelles, nommée Marie , il avait laissé un fief de 12 bonniers à Auchy. Cette Marie, paraît-il, avait épousé, le sachant, un homme dont la femme légitime existait encore et qui mourut excommunié. (Hautcœur, Cartulaire de l'abbaye de Flines, 1, XXIV). — En 1258, Jean de Thurre (de la Tour), souscrit une charte de Mathilde, châtelaine de Saint-Omer, relative à l’abbaye de Watten. (De Coussemaker, Abbaye de Watten, dans le T. V des Annales du comité flamand de France). — En juillet 1260 , un Michel de Turri (de la Tour), vend à l'abbaye de Clairmarais 45 mesures de terre. (Inventaire Godefroy, no 1241). — On trouve dans le Nobiliaire des Pays-Bas, édition Herckenrode, un fragment généalogique de la maison de La Tour ou de Turri, commençant en 1370 ; elle portait d'or au sautoir de gueules. (T. Il, p. 1907).

(2) Voir sur cette juridiction des Timaux mon mémoire : Des Franches vérités, Plaids généraux et Timaux dans la châtellenie de Lille, dans les Mémoires de la socièté des Sciences de Lille, 3me série, T. IX, 1871.

1216 (V. st.), 10 février. — Trofs chevaliers se portent cautions envers le chapitre de Saint-Pierre de Lille pour Julienne de Turri, veuve de Bernard de Roubaix et ses héritiers.

Archives du Nord , fonds de Saint-Pierre, original scellé. — Bibliothèque de Lille, Cartulaire de la collégiale de Saint-Pierre , n° 130. — Copie aux archives de Roubaix , JJ. 43,, n° 2.

« Nos, Petrus del Maisnil, Rogerus de Perenchies et Gerardus li sos de Bondues, milites, notum facimus universis presentes litteras inspecturis nos presentes fuisse ubi Juliana de Turri, relicta Bernardi de Rosbais, vendidit ecclesie sancti Petri de Insula. (Le reste comme dans l'acte précédent). — In hujus igitur rei signum ego Petrus del Maisnil pro me et dictis complegiis meis ad petitionem ipsorum presentes litteras sigilli mei feci munimine roborari. Actum anno Domini millesimo ducentesimo sexto decimo, mense februario in crastino octabas Purificationis Beate Virginis. » | |

1226. — Bernard de Roubaix , chevalier, suzerain d'une partie de la dime de Lokeren.

Ph. de L'Espinoy, Recherche des antiquitez et noblesse de Flandre, p. 258.

« Et la troisiesme partie de ladicte disme de Lokren acquirent les mesmes religieuses du cloistre de Nostre-Dame-au-Bois chez Gand de Théodore de Ponterave, chevalier, la quelle troisiesme partie il avoit tenu en fief de messire Bernaert de Roubais, chevalier, comme appert par les lettres données en l’an mille deux cent vingt six, reposantes les dictes lettres aux archives dudict cloistre en la ville de Gand. » (1)

(4) Suivant Ph. de l’Espinoy, l’autre partie de la dime de Lokeren (Fland. Orient.) avait été vendue en 1222, aux religieuses de Notre-Dame au Bois, par Bernard de Wambrechies.

1226, 14 décembre. — Bernard de Roubaix, avec le châtelain de Lille et cinq autres chevaliers, garantit l'exécution des conventions passées entre Louis , roi de France, et Jeanne, comtesse de Flandre, pour la délivrance du comte Fernand.

Archives nationales , Trésor des chartes, J. 534. Flandre 14, sac 3, n° 45. 35. Original. (4) — Indiqué dans Teulet, Layettes du Trésor des chartes, T. II, p.103; — dans Warnkoenig, Aistoire de Flandre, T. III, p. 333 ; et dans Wauters, Table des diplômes imprimés, T. IV, p. 17.

« Nos Rogerus castellanus Insulensis, Petrus de Brocho, (2) E. de Acrimonte, (3) Dierekinus de Maudenghem , (4) Egidius de Hallud , Henricus de Borgella (5) et Bernard de Robais, (6) omnibus notum facimus presentes litteras inspecturis quod nos, tactis sacrosanctis juravimus coram nuntis illustris regis Francorum Ludovici et domine regine Blanche, matris ejus, ad hoc missis, videlicet magistro Albrico Cornuto et domino Hugone de Athies, magistro panetarie domini regis, quod, si karissimum dominum nostrum Fernandum , comitem Flandrie , vel ejus uxorem Johannam, Flandrie et Hainonie comitissam, quod Deus avertat, contingeret resilire a conventionibus initis, pro liberatione ejusdem comitis, inter ipsos, ex una parte, et dominum regem et matrem ejus, Dei gratia Francorum reginam, ac liberos ejus, ex altera , quas conventiones audivimus fideliter recitari et plene intelleximus, predictis comiti et comitisse non adhereremus, nec auxilium vel concilium eisdem vel alteri ipsorum prestaremus ; immo dictis domino regi et domine regine ac liberis ipsius, pro posse nostro, adhereremus et fideliter fave-

(4) La copie de cette charte m'a été communiquée par M. H. Frémaux, de Lille. (2) Du Brœucq; son contre-sceau porte pour légende : Secretum Petri du Broc. (3) Aigremont.

(4) Maldeghem.

(5) Bourghelles.

(6) Dans Warnkoenig : Robots.

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