‹ Sources de l'histoire de RoubaixChapitre 7 sur 21 · BI · texte numérisé non relu

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1285 (V. st.), février. — Alnrd de Roubaix, chevalier, témoin d'un acte du comte Gui donnant à 1a dame de Roumeries, femme de Thomas de Mortagne, cent livres tournois sur les renenghes de Flandre, a tenir en fief des comtes de Flandre.

Archives du Nord , Deuxième cartulaire de Flandre, n° 447, et Troisième cartulaire de Flandre, n° 240. — Analysé dans le Bulletin du comité flamand de France, T. IV, p. 87.

« Alars de Roubaix, chevalier. »

4292, 3 décembre. — Alard de Roubaix, chevalier, l’un des juges a la cour du comte, à Lille.

Archives du Nord, Original scellé, (Le sceau d’Alard de Roubaix n'y a pas été attaché). — Analysé dans le Bulletin du comité flamand de France, T. IV, p. 88.

Robert de Wavrin , sire de Saint-Venant, Watier, châtelain de Douai, Alars de Roubais, Pierre de Senghin, Watier d'Asnapies, Jean de Bondues, chevaliers, et Jean de Le Warewane , déclarent avoir bien jugé et à loi, à la semonce du bailli de Lille, qu'Évrard de Courtray, dit Chaote a atteint sa demande dans la Cour de Lille pour la somme de 400 livres artois qu'il demandait à la succession de feu Philippe de Bourbourg , chevalier, seigneur de Verlinghem.

1292 (V. st.), mars. — Alnrd de Roubaix . Chevalier, témoin d’un acte par lequel Marie de Marchiennes se dessaisit en faveur du monastère de Flines d’ane rente de 30 sols et de tout le fief qu'elle possédait à Coutiches.

Hautcœur, Cartulaire de l'abbaye de Flines, n° CCCXIV.

X < La fu com homme mésires Alars de.Roubais. ...... »

1293, 29 avril. — Le Fontenoy, à Roubalx; rente des dames de Flines.

Hautcœur, Cartulaire de l'abbaye de Flines, n° CCCXVIT, p. 348.

« Jou Jakèmes, sire de Werchin, sénescaus de Haynau, fac savoir à tous chiaus qui ches lettres verront et oront, et noméement à religieuses dames l'abbesse de Felines et le couvent de che meisme liu, que ch'est mes grés et me volentés et me consent que li devant dite abesse et |1 couvens, u chieus ki cheste lettre aporteroit, prengnent as biens de me grange dou Fontenoit 1x s. de parisis cascun an pour accroissement de le capèlerie que medemisièle Jehane de Monstruel, me ante, qui Diex assoille, fist estavlir en l'abbie de Felines , à paier cescun an à le fieste saint Jehan-Baptisle en estet, par tel manière que de quel eure que je, Jakèmes derant dis, aie aquis Lx s. de parisis souffisaument assenés au pourfit de le capélerie, que chis assènemens devant dis soit nus et quites, et on se tiengne au darrain. Et pour chou que che soit ferme chose et estavle , jou, Jakèmes devant dis, en ai donné ceste meisme lettre pendant saielée de men propre saiel, qui fu donné l'an de grace mil deus cens quatre-vins et trèze , le

merkedi devant le jour de may. »

1297. 25 septembre. — Alard de Roubaix, chevalier du comte Gal.

Em. Varenbergh, Histoire des relations politiques entre la Flandre et l'Angleterre, dans le Messager des sciences historiques de Belgique, 1870, p. 405. — Indiqué par V. Gaillard, Zntentaire analytique des chartes des comtes de Flandre, à Gand,

« Joffrois de Ranzières, Alars de Robais, chevalier à haut et noble prinche Guy,

conte de Flandre et marchis de Namur, Eulars, camberlains audit conte, et Jehan de Lille, clercs au recheveur de Flandres », reconnaissent avoir reçu du gardien

de la garde-robe d’Édouard, roi d'Argleterre , les joyaux de ce souverain, dont l'énumération est contenue dans l'acte , et ce à titre de prêt fait par le roi au comte. (4)

1298, 12 avril. — Alard de Roubaix, chevalier du comte de Flandre.

V. Gaillard, /nventaire analytique des chartes des comtes de Flandre, à Gand,

Alars de Roubaix, chevalier du comte de Flandre, reconnaît avoir reçu du maître de Sfoupeldike, pour les besoins de l'hôtel du comte à Peteghem, 5 grosses bêtes valant 13 livres 43 sous, et 5 moutons valant 40 livres.

1298, 15 avril. — Alard de Ronbaix. chevalicr.

Archives du Nord, original scellé du scel d’Alard.

Alard de Rosbais, chevalier, reconnait avoir reçu de l'abbé de Baudelo cinq grosses bêles et vingt moutons au prix de 47 livres 40 sous parisis, pour Îles besoins de l'hôtel du comte de Flandre.

Scel : + S’Alart de Roubais. D'hermines sous un chef chargé à dextre d'une étoile. (2) |

(1) Philippe-le-Bel, à la tête de soixante mille hommes d'infanterie et de dix mille chevaux, avait pénétré en Flandre , où il s'était ménagé un parti puissant connu sous le nom de Léliarts ou gens du Lis, composé de l'aristocratie flamande qui appelait de tous ses vœux la domination française. I1 avait investi Lille où commandait Robert, fils de Gui de Dampierre, et, après un siège qui avait duré onze semaines, y avait fait son entrée dans les premiers jours de septembre 1297. — L'allié du comte Gui, le roi Édouard , à qui son parlement refusait des subsides , s'était trouvé obligé de retarder son départ. Il était arrivé enfin avec une poignée d'hommes et comptant en vain sur l'assistance de l'Empereur retenu en Allemagne par des difficultés que Philippe-le-Bel lui avait suscitées. Manquant d'argent , il s'était décidé à faire venir d'Angleterre sa riche vaisselle et ses joyaux pour que le comte , qui était lui-même dans le dénûment de toutes choses, pût les mettre en gage chez quelques opulents bourgeois du pays.

(2) Voir au sujet de ces armoiries la note au bas de l'acte de septembre 1303, no 144.

1298, 12 juin. — Alard, nire de Roubaix.

V. Gaillard, Znventaire analytique des chartes des comtes de Flandre, à Gand, n° 474. °

Alars , sire de Roubaix, (1) reconnaît avoir reçu du maître de Stoppeldike cinq grosses bêtes et vingt moulons évalués 24 livres parisis, pour les besoins de

l'hôtel du comte.

Quatre actes semblables et de la même année, repris dans l'Znventaire Gaillard : — n° 472,45 juin; — n° 473,9 août ; — n°474, 3 septembre ; — n° 475, 18 septembre.

« Alars, sire de Roubaix. »

1298, 10 juillet. — Alard, sire de Roubaix, chevalier. Archives du Nord , original scellé du scel d’Alard.

Alars, sire de Roubaix, chevalier, reconnaît avoir reçu, pour l'hôtel du comte de Flandre, de religieux homme le maître de le Groude, cinq grosses bêtes au prix de 44 livres et vingt moutons à 9 livres, au total 20 livres parisis.

Deux actes semblables et de la même année, 3 août et 46 octobre, aux archives du Nord; originaux scellés du scel d'Alard.

« Alars, sire de Roubais, chevalier. »

Scel : + S'Alart de Roubais. D'hermines sous un chef chargé à dextre d'une étoile.

(1) L'acte du 12 juin 1298 est le premier où Alard soit qualifié sire de Roubaix , bien que Jean de Roubaix , Son père , ait cessé de paraître après le mois de mai 1285.

4298, 11 novembre. — Flef d'Alard de Roubaix, à Mons-en-Barœul, confisqué par le roi de France.

Archives du Nord, Troisième cartulaire de Flandre, pièce 61.

Raoul de Clermont, connétable de France , donne à Mgr. Oudart de Cramaille, chevalier, et à ses hoirs, le fief qui appartenait à Alars de Robais dans la ville de Mons lès Fives, tenu de demoiselle de Willerval, pour lui tenir lieu de 420 livrées de terre au tournois que le roi avait promis d'assigner sur les forfaitures de Flandre. (1)

2299, juin. — Terre d'Alard de Roubaix, à la chapellc de Drumont, confisquée par le roi de France,

Archives du Nord, Troisième cartulaire de Flandre, pièce 59.

Le roi de France confirme l’assignation faite par Raoul de Clermont, connétable de France, d’une rente de 200 livres à recevoir tous les ans sur les forfaitures de Flandre, donnée à Philippe de Chasteler et à ses hoirs en récompense de ses Services, Savoir :........ so...

« Item feodum quod fuit Alardi de Rombais, militis, cum pertinenciis situm apud capellam de Drumont, quod consistit in redditibus avenarum , denariorum, justicia usque ad sexaginta solidos, ac alia denaria dicti feodi sicus dictus miles premissa tenebat. »

(4) Le roi de France s'était avancé presque sans résistance à travers le pays. Bruges lui avait ouvert ses portes, Damme s'était rendu également, et si la flotte anglaise ne s'était éloignée en toute hâte, elle serait tombée entre les mains des Français. Le roi Édouard, dégouté de l'insuccès de son expédition, avait fini par conclure avec le roi de France une trêve qui devait durer jusqu’à l'Épiphanie 1299, mais au mépris de laquelle Philippe-le-Bel commit en Flandre mille exactions. C’est ainsi qu'Alard de Roubaix , Je fidèle chevalier du comte Gui, vit uhe partie de ses biens confisqués.

41300, mai. — Alnrd de Roubaix est l'an des chevaliers qui partagent

Ia captivité du comte Gai de Dampierre.

Chronique des comtes de Flandre où Flandria generosa , (4) apud J.J. de Smet, Corpus chronicorum Flandre, T. I, p. 164.

La trêve expirée, « Carolus, comes Valesii, frater regis, in plenaria regis potentia venit ad Flandriam, magis se simulans mediatorem pacis, quam ferocem hostium invasorem. Hostiliter cum :illis de Brugis Gandavum, ubi comes residebat cum fiis suis, aggreditur ; sed protinus de modo paciscendi tractatur. Comes habere pacem cupit , et ille sibi pacem perfectam procurare promittit, si tamen secum Parisius ad regem ire voluerit, et ad honorem nobilitatis regiæ se in ipsius voluntatem ponere. Hoc proviso, quod si rex indignalionem suam comiti illic nollet remittere , saltem illud quod esset in discordia baronum , hoc est parium Franciæ , judicio sopiretur. Favel comes, credit et fallitur, ac ipse et filii sui, Robertus Nivernensis, Wilhelmus de Nigella et alii milites numero quinquaginta omnes cum Carolo versus regem proficiscuntur, gratia pacis habendæ. Sed cum rex eos advenire sentiret , ira et indignatione adeo succenditur, quod nec eos intueri voluit : imo Guidonem , comitem Flandriæ , in Compendio, Robertum Nivernensem in Bituria et Wilhelmum de Nigella in Normania, cælerosque in diversis prisionibus fecit strictissime detineri ; non obstante quod Carolus , qui ipsis promiserat habituros judicium per pares Franciæ , hoc ipsum frequenter in regis præsentlia prætenderet et allegaret. Nomina et dominia præfatorum nobilium, qui cum Guidone , comite Flandriæ , venerant et a rege detenti erant , sunt hic subseripta :......... Dominus de Robays,......... »

(4) Voir sur la première partie de cette chronique la relation du 1er mai 1127, note no { ; aux yeux des Bénédictins de Saint-Maur, les continuateurs méritent aussi beaucoup de confiance parce qu'ils ont été contemporains des faits qu'ils racontent. (Thesaur. nov. anecd. T. IIT, pages 377 et 378).

Chronica Ægidii Li Muisis, apud J. J. de Smet, Corpus chronicorum Flandrie, T. I, p. 490.

« Anno ijitur MCCC, Guido, comes Flandriæ, Robertus el Guillelmus, filii ejus, et milites Flandrenses inferius nominati, fuerunt ducli Parisius per dominum Carolum , fratrem regis. Et venit dictus comes per Tornacum et in monasterio S. Martini pernoctavit, et iverunt Parisius, (4) et domino regi fuerunt præsentati, sperantes secundum promissa in brevi tempore liberari, fuitque concordatum per regem ejusque consilium, quod in diversis locis separatim ponerentur ; sicque factum fuit in modum qui sequitur. |

Guido comes fuit in domo regis apud Compendium........... Ernulphus de Aldenardo , Rasso Mulars , Johannes de Bondues, Alardus de Robais, fuerunt in castro apud Falaise in Normania..........»

Chronique anonyme de la guerre entre Phulippe-le-Bel et Gui de Dampierre, apud J. J. de Smet, Corpus chronicorum Flandrie, T. IV, p. 466.

« Or, fist tant mesire Willaumes de Flandres, quant il fu devers Monseigneur Charlon , que il eut grâce d'aler à Gant. Et parla à sen père et à Monseigneur Robert, sen frère, et as chevaliers qui chi-après sont nommés, chest assavoir : Monseigneur Willaume de Mortagne, Monseigneur Willaume de Nivele, Monseigneur d’Audenarde, Monseigneur Joiffroy de Rosiers, Monseigneur Gérart le Mor, Monseigneur de Verbois , Monseigneur de Bondues, Monseigneur de Menin, Monseigneur Bauduin le Jovene, Monseigneur Alart de Robais et Monseigneur Wautier de Nivele. Et fist tant mesire Willaumes de Flandres à ches personnes devant dites, que ils se rendirent à le volenté le roy; et che fu à mi-may, qui fu l'an de grâce mil et III: ans. Et furent amené par Tournay et parmi Arras et mené à Paris. Et les conduisoient, de par le roy, li quens de Bouloingne et li quens de Sansoirre.

(4) « C'était un bien triste spectacle à voir que cette vénérable victime de l’adversité s'acheminant » pour la seconde fois vers la terre d’exil avec les compagnons de son infortune; amis peu nombreux, il » est vrai, mais fidèles et dévoués jusqu'à la mort, et en qui se personnifiait, pour ainsi dire, à cette » funeste époque, toute la nationalité flamande. » (Edw. Le Glay, Histoire des comtes de Flandre, T. II, p. 210). =

Et quant il furent amené à Paris devant le roy, li roys ne vaut onques parler à aus ; ains commanda li quens d'Artois de par le roy con les menast en Chastelet. Et che fu le mardi devant le Penteconste en l'an de grâce MCCC: ans. Et furent en Chastelet bien XV jours, tant que les noeches furent faites du duc d'Osteriche, qui estoit fiex le roy d’Alemaingne et de medame Blanche, suer le roy de Franche.

Après chou rewarda li roys qu'il n’en voloit nul laissier si près de lui, si envoia Monseigneur Guyon de Dampierre à Compiègne, Monseigneur Robert, sen fil, à Chinon en Angou, Monseigneur Willaume, sen frère, à Yssaudun, en Berrieu. ..... Monseigneur Alart de Robais, Monseigneur Wautier de Nivele à le Faloise , en Normendie......... » (1)

1801. octobre. — Bouchard de Roubaix: — Jean de Ia Pontenerie.

Erxirait d'un registre aux cognoissances passées devant eschevins de Lille (4300 à 4301), dans le supplément au manuscrit n° 295 de la bibliothèque de Lille. (2)

« Phelippes Maillars li fius paiet, etc..... .. que Daniaus de le Douve, » chevaliers, Watiers de le Douve , ses frères, Boussars de Roubais et Jehan de » le Pontenerie.........» (3)

(1) La position des captifs est indiquée dans un rapport que firent les commissaires du roi chargés d'inspecter les géoliers. « À Falaise a V chevaliers : Monseigneur Arnoul d'Audenarde, Monseigneur » Gautier de Nivele, Monseigneur Alart de Robais, Monseigneur Rasse Mulart et Monseigneur Jehan de » Bondues ; et est mestre de la garde Jehan Morel et a XII gardes aveuc lui. » Ces prisonniers furent bien mal traités : on les contraignit à se nourrir à leurs dépens sous peine de ne plus sortir du donjon et de n'avoir ni messe ni matines, puis on arrêtait leurs viandes ou on leur en donnait de si mauvaise qualité qu'ils ne pouvaient la manger ; on répandait leur vin ou on le mélait avec d'autre. (Kervyn de Lettenhove, Histoire de Flandre, aux pièces justificatives du T. IT, pages 611 et 618).

(2) Ce supplément ou pertefeuille faisant suite aux six volumes du n°0 295 se compose de notes, dans la forme de celle-ci, qui paraissent avoir été recueillies vers 1600 comme documents généalogiques.

(3) On retrouve, en 1330, Jean de le Pontenerie parmi les témoins de l’hommage fait au comte de Flandre par Jean de Namur, pour les fiefs situés en Flandre, tant du ressort de l’Empire que de celui du Royaume de France. (Jules de Saint-Genois, Inventaire analytique des chartes des comtes de Flandre, à Rupelmonde , n9 1625, p. 455).

2303, 230 septembre. — Alard, seigneur de Roubaix, et Rogier de Boubaix, étages du comte Gul. |

Jules de Saint-Genois, /Znventaire analytique des chartes des comtes de Flandre à ÆRupelmonde, n° 1092.

Jean, duc de Bretagne , et Robert, duc de Bourgogne, promettent que, pour faire sortir de prison le comte de Flandre et son fils Guillaume , ils fourniront certains Ôtages :...... le seigneur de Roubaix....... Rogier de Roubaix...... — « Entre Lécluze et Douay, le jour de venredi en la vebille saint Mathie l’apostre, l'an de grasce mil trois cens et trois. » (1)

1808, 21 septembre. — Messire Alard de Roubaix, l'un des gardiens de la trève entre le roi de France et les Flamands,

Chronique anonyme de la querre entre Philippe-le-Bel et Gui de Dampierre, apud J. J. de Smet, Corpus chronicorum Flandrie , T. IV, p. 489.

« Et acordèrent les besongnes le jour saint Mahiu ; (2) mais plenté de paroles y eut anchois qu'il fuissent à un acort. Dont vinrent li Flamenc à un moustier emmi les camps dehors Ferin entre Douay et l’Escluse........... et prisent

(4) La Flandre, ré à la couronne, avait eu pour gouverneur, en 13041, Jacques de Châtillon , oncle de la reine, connu pe {sa vieille haine contré les Flamands, son caractère emporté et cruel. La tyrannie du nouveau gouverneut, exploitée par Gui de Namur et Guillaume de Juliers, le premier fils, et le second petit-fils de Gui de Dampierre, avait bientôt amené le massacre des Français à Bruges et leur désastre à la fameuse bataille de Courtrai. — La trêve qui fut conclue le 21 septembre 1303 et qui devait durer jusqu'au {er mai de l’année suivante , suspendit les hostilités.

(2) Voir l'acte qui précède.

l'astenanche (4) d'aus et du Roy dessi as octaves de le Pentecouste et en donnèrent lettres li uns as autres...........

Et pour les coses qui porroient estre faites en l'astenanche durant de chiaus du royaume qui mesprenderoient en le terre de Flandres et de chiaus de Flandres qui mesprenderoient en le terre de Franche, il est à acorder et à corrigier par III chevaliers, II de Flandres et 11 de Franche. Si y est pour le roy mesire Jehans, castelains de Lens, et mesire Gilles de Haveskerque, et pour les Flamens, mesire Alars de Robais et mesire Willaume Pissons. »

1303, septembre. — Alard, sire de Roubaix, et Rogier de Roubaix, chevalicr, souscrivent une confirmation de trèves entre Philippe-le- Bel et les Flamands.

Archives nationales, J. 584, n° 44.

Sceaux : S’Alart de Rou(bais). D'hermines sous on chef chargé à dextre d’une étoile. (Douët d’Arcq, Collection de sceaux, n° 3464). Ÿ

+ S'Roglier de Roubais, cheval)ier. Un plein sous un chef chargé de trois étoiles. (Douët d’Arcq, n° 3464). (2)

(1) Suspension d'armes, trêve.

(2) Pour la première fois, à ma connaissance du moins, les hermines ont paru dans les armoiries d'un seigneur de Roubaix en 1298 (voir l’acte du 15 avril, no 135). Le P. Possoz, dans la Vie de Mgr. Vander Burch, p. 13, dit que c'est Jean IV, comte de Monfort, duc de Bretagne en 1365, qui accorda à la maison de Roubaix d'ajouter à son blason les hermines de Bretagne. Les sceaux d'Alard de Roubaix, antérieurs de 67 ans, font justice de cette assertion empruntée à un auteur du XVIIe siècle. — Ici revient Alard, sire de Roubaix, avec un chevalier de sa famille qui portait, comme Jean de Roubaix, père d'Alard, un plein sous un chef. C'est donc vraisemblablement Alard qui a introduit les hermines dans son blason, et j'ai eu raison de faire toutes réserves au sujet des armes d'Otbert de Roubaix, le croisé de 1205.

1804, août. — Alard de Roubnix assiste, comme représentant des Flamands, aux conférences qui précédent la bataîlle de Mons-en-Pévéle.

Branche des royaux lignages, chronique rimée de Guillaume Guiart, dans la Collection des chroniques nationales françaises de Buchon, T. VIII, vers 41,020. (1)

« Flamens desiranz qu'il séussent Du roi de France le courage Furent tramis comme en message :

Là endroit d’Escornai le sire, Guerart le Mor qui n'est pas pire Pour un fait faire sagement, Alart de Robais ensement Qui moult petit en recula ;

. Cil de Soutanghien refu là, Et douze bourjois en leur route.

La journée gattérent toute, Qu'’entr'eus touz paiz trouver ne purent. » (2)

(1) Guiart assistait à la bataille de Mons-en-Pévèle.

(2) Philippe-le-Bel , qui n'avait proposé l'armistice du 21 septembre 4303 que pour gagner du temps, était descendu en Flandre avec des troupes innombrables recrutées dans tous les pays, et était venu s'établir à Mons-en-Pévèle vis-à-vis de l’armée flamande qui épiait ses mouvements. On allait en venir aux mains, lorsque des envoyés du roi de France firent des ouvertures de paix. De longues conférences eurent lieu ; les Français y étaient représentés par les ducs de Bourgogne et de Bretagne et le comte de Savoie ; les Flamands par Gérard de Moor, les sires d’Escornay, de Roubaix et de Sotteghem , et douze bourgeois, comme l'indique la chronique rimée ; mais elles ne devaient amener aucun résultat, car Philippe- Je-Bel ne cherchait qu’à temporiser. Les Flamands n’en livrèrent pas moins la bataille de Mons-en-Pévèle, devenue célèbre dans l’histoire de nos guerres.

1319, 15 juin. — Marie de Roubaix, religieuse de Fiînes. Hautcœur, Cartulaire de l'abbaye de Flines, T. II, CCCCXIIL.

Les hommes de la cour du Roi à Lille attestent que Robert de le Warewane, écuyer, a reconnu que, des deniers et au nom de dame Marie de Roubaix, religieuse de Flines , il avait acquis un bonnier de terre gisant en une pièce entre Tressin et Gruson et tenu à quatre deniers de cens de Piéron de Laïens, de Chéreng, laquelle terre était destinée a l'abbaye par ladite dame Marie de Roubaix. (4)

1828, mai. — Le Fontenoy, à Roubaix: rente des dames de Flines, assignée sur cette terre.

Hautcœur, Cartulaire de l'abbaye de Flines, CCCCXXII, p. 535.

Jacques , sire de Werchin , sénéchal de Hainaut, se reconnaît débiteur envers l'abbaye de Flines d'une rente annuelle de 1x sols, pour accroissement d'une chapellenie fondée par sa tante, « demisièle Jehane de Monsteruel , » laquelle rente est assignée sur sa terre de Fontenoy. S'il arrivait que lui ou ses hoirs cessassent de payer cette rente sans l'avoir assignée sur d’autres biens, il veut que l’abbesse et le couvent puissent exiger, outre les arrérages, trente-six livres parisis, qui fourniront en accroissement de la chapellenie un revenu de soixante sols. — « Faites et délivrées l'an de grasce M. CCC et vint et trois, ou mois » de may. »

(4) Dame Marie de Roubaix laissa pour son obit ce bonnier de terre sur lequel elle avait assigné des demi-pintes de vin à donner à chaque anniversaire aux dames qui font leur semaine à la cuisine et au réfectoire, et six autres parties de terre faisant ensemble 2 bonniers 404 verges. — La même dame avait acheté pour les obits de Mgr. de Bourbierch , prévôt de Seclin, et de dame Maryen de Bourbierch, sa sœur, religieuse de Flines, huit parties de terre à Coutiches. (Ibid, T. I, p. 438. — Voir l'Histoire de l’abbaye de Flines par le même , pages 102, 106 et 485).

13824, juillet. — Gillebert , seigneur de Roubaix, écuyer, est autorisé a vendre jusqu’à soixante livres parisis en rente perpétuelle sur sa terre de Roubaix ou en esclichement de fief.

Archives nationales, Trésor des chartes, registre JJ. 62, f 81, où le document est intitulé : « Concessio facta Gileberto dno de Rombois scutifero quo& super

terram suam de Rombays possit facere vendilionem usque ad summam seraginta libr. par. »

« Charles, par la grâce de Dieu, roy de France et de Navarre , faisons savoir à touz présens et avenir, que comme Gillebert , seigneur de Roubois, escuier, soit chargiez de grans et gries debtes si comme il nous a senefié , et pour li acquiter veulle , se il nous plest, vendre certaine somme de deniers de rente perpetuel par an sus la terre de Roubois que il tient de nos en fié lige en la baillie de Lille. Nos, à sa supplication et grant instance, voulons et de especial grace li ottroions que seur la dite terre de Roubois et des appartenances il, pour li et pour ses successeurs , puisse vendre pour la cause dessus dite à touz jourz mes certaine somme de deniers de perpetuel rente par an jusques à soixante livres par. et dessouz à personne convenable pour soi, ses hoirs et successeurs, et que il puisse esligier et mettre en nostre main et rapporter pour la dite main au baillif de Lille certaine partie de la dite terre de Roubois jusques à la valeur de soissante livres par. et dessouz de annuel perpetuel rente. Pour tel que se ledit Gillebert si hoir ou successeur faillent un an au terme qui sera assigné de la dite rente paier à la personne cui vendue sera , li diz baillis deliverroit et soit tenuz de baillier et delivrer à plain la dite terre qui seroit esligiée, mise en nostre main et rapportée au dit baïlli, à la dite personne à cui li diz Gillebers auroit vendue la dite somme de deniers de rente par an, à tenir de nous et de noz successeurs en fié lige à si grant service , comme. ledit Gillebert nous est tenuz pour le fié dont la dite terre seroit esligiée, à faire de la dite personne cui delivré seroit de li, de ses: hoirs ou successeurs à louz jours mes. En telle manière toutevoies que se le dit Gilebert, si hoir ou successeur assoient ou faisoient le gré en autre lieu ou autrement de la dite rente qui vendue seroit seur la dite terre de Roubois à la personne cui vendue l'auroit , ledit bailli, certefiez de ce, la dite terre esligiée mise en nostre main delivreroit au dit Gillebert, ses hoirs ou successeurs et

rajoindroit à la dite terre de Roubois de cui esligiée seroit, à tenir de nous à un hommage ainssi comme à présent est tenue. Et ce avons octroié audit Gillebert et confermons de especial grâce sauf en autres choses nostre droit et en toutes l'autrui ; et que ce soit perpétuelment ferme chose ou estable , nous avons fait mettre nostre seel en ces présentes lettres données à Saint-Germain en Laie, lan de grace mil CCC vint et quatre, ou mois de juil. » (4)

1339 (V. st.), avril. — Gilbert, seigneur de Roubaix, l’un des capitaines de In garnison de Lille , dresse une embuscade aux Anglais près de Marquette , surprend et fait prisonniers le comte de Salisbury, le comte de Suffolk et autres. (2)

Chronicon Flandriæ scriptum ab Adriano de Budt, monaco Dunensi; apud J. J. de Smet, Corpus chronicorum Flandriæ , T. 1, p. 327.

« Nam ex Anglia rex misit comitem Salesberiæ et comitem Dantong ad Insulam obsidendam, cum Wilhelmo de Mortaenge, episcopo Lincoliensi et aliis. Qui dum usque ad villam Yprensem venissent, rogati Francos expellere ab Armentiers, id fecerunt. Vi capta spoliataque capta villa, et multis occisis tam ex Francis quam Januensibus, ex Anglicorum exercitu fere ducenti ad explorandum versus Insulam

(4) Copie communiquée par Henri Frémaux de Lille. — L'inventaire des titres et papiers concernant les biens du prince d'Épinoy dévolus à Sa Majesté par droit de confiscation , mentionne une « partie d'un » Yieux brief en parchemin de l’an 1326 du temps de Guilebert de Roubaix. » (Archives du Nord, ancien 4. 46. — Extraits collationnés aux archives de Roubaix, JJ. 14). |

(2) Après la victoire du Mont-Cassel, le comte Louis de Nevers paraissait devoir régner paisiblement en Flandre ; mais Jacques Van Artevelde n'avait pas tardé à faire soulever de nouveau les villes de Gand et de Bruges. On avait prêté serment au roi d'Angleterre , et le comte de Flandre, le fidèle allié de la France , chassé de ses États, était venu se réfugier à Lille. Les troupes flamandes , celles du roi de France et l’armée du roi d'Angleterre s'étaient concentrées dans nos environs , et leur présence y jetait une confusion inexprimable.

diriguntur. Verum ut Franci latentes in ea perpexissent , cum domino de Robays inter Marquettam et Insulam cæteros Anglicos prævenerunt, ubi pugna commissa, pluribus cæsis, captivi facti sunt comites de Suford el Salesberiæ cum Wilhelmo præfato, qui missi fuerunt ad regem Fianciæ. » (1)

Meyer, Annales rerum Flandricarum , lib. XII, anno 1339, (ante Pascham 1340).

« Et Insula tentari cœpta, sed mox præsidium Insulense duce domino Robacensi erupit : pugna inter Markettam et oppidum concerta complusculis utrimque cæsis. Sarisberiensis et Suthfolchius, Guilelmus a Monte acuto cum pluribus Anglis capti sunt , atque ad regem Philippum per Robacensem mox perducli, (2) occubuit que Guilelmus Clibanus nobilis Anglus. Hyprenses incolumes domum reverterunt eum nobili quodam viro quem ceperant fratre domini Relliacensis. Eo accepto nuntio Turnacensi obsidione Artevelda supersedit, tristisque redüt Gendavum, dimisso ad tempus exercitu. »

(4) Adrien de Rudt n’est pas contemporain du combat de Marquette, puisqu'il écrivait vers 1466 ; mais on sait qu'une exactitude consciencieuse a présidé à son travail; c'est le jugement qu’en porte l'éditeur des Chroniques de Flandre. — D'après Li Muisis , ce fait, qu'il se borne à indiquer, aurait eu lieu quelques jours avant Pâques venant le 16 avril et commençant l'année 1340. — Froissart consacre au même fait tout le chapitre CVIII de ses chroniques, mais il ne nomme ni ne désigne le seigneur de Roubaix.

Suivant la chronique de Berne citée par le savant éditeur des Œuvres de Froissart , le comte de Salisbury s'était rendu à l'abbaye de Marquette afin de chercher le moyen le plus facile d’assaillir la ville de Lille. Un marchand de poisson l'y reconnut et alla porter à Lille la nouvelle de ce qu'il avait vu; il le déclara à Gilbert de Roubaix et aux autres capitaines. Ceux-ci formèrent une embuche et surprirent le comte de Salisbury au moment où il ramenait à Marquette de nombreux troupeaux enlevés dans les environs de Fiennes. « À mort! à mort! » crièrent les Français. Le comte de Salisbury eut à peine le ” temps d’exhorter les siens à se bien défendre et sonna du cor pour appeler du secours ; mais abandonné des archers d'Ypres, il tomba bientôt au pouvoir des Français. On raconta que Gilbert de Roubaïx et Pierre de Roussillon , se souvenant du vœu qu’il avait fait à Londres de ne jamais fuir quelle que fût la furce de ses adversaires , avaient fait descendre tous leurs hommes d’armes de cheval ; ils triomphèrent aisément grâce à la supériorité du nombre. (Kervyn de Lettenhove, Œuvres de Froissart, T. III, p. 487).

(2) Buzelin , qui cite Meyer, appelle Philippe le seigneur de Roubaix , n’ayant pas pris garde que ce nom s'applique au roi de France Philippe de Valois. Il a cru sans doute à une inversion et rétabli ainsi la phrase de Meyer : atque per Philippum Robacensem ad regem mox perdurti. (Gallo-Flandria, . lib. 1, p. 83).

P. D'Oudegherst, Annales de Flandre, édition Lesbroussart, T. II, 445.

« Mais passantz par Marquette, lesdicts Flamens et Anglois fusrent assaillis à l'impourveuë et mis en fuyte et desarroy, moyennant la ruse et vaillantise du seigneur de Roubaix, capitaine de la garnison dudict Lille, lequel print prisonnier en ladicte rencontre ledict conte de Salsebery, lieutenant pour le roy Édouard d'Angleterre en Flandre, le conte de Suffolck, Guillaume, seigneur de Mortaigne (4) et aultres, lesquels fusrent conduicts soubs seure garde à Paris vers le roy Philippe, et par le commandement d'iceluy roy, conslituez en diverses prisons. »

‘1840. — Jenn de Werchin, seigneur du Fontenoy.

Kervyn de Lettenhove, Œuvres de Froissart, T. 23, Table analytique des noms historiques, p. 984.

« En 1340, Jean de Werchin, sénéchal de Hainaut, fit hommage au roi de France de la terre de Fontenoy que son père Gérard avait possédée. » (2)

(1) Montaigu, Monte acuto dans Meyer.

(2) M. Kervyn écrit Fontenay. Le Fontenoÿ était tenu de la Salle de Lille, mais on sait que Lille, Douai et Orchies appartenaient alors à la France. Philippe de Valois, paraît-il , retint la seigneurie du Fontenoy dont le possesseur, feu Gérard de Werchin, l'avait combattu dans la dernière guerre; mais le roi Jean la rendit à Jean de Werchin le 11 novembre 1350, comme on le verra à cette date.

1842 (V. st.), 6 mars. — Gillebert de Roubaix, chevalier, donne par serment, pour lui et les siens , sûreté à Jacques de la Fontaine et

aux siens.

Archives nationales, Parlement de Paris : Lettres et arréts ; registre X. 9, ° 368.

« Ad requestam Jacobi de Fontanis , Gillebertus de Roubais, miles, presens in curia nostra, de se et suis dicto Jacobo et suis secundum usus consuetudines dicte curie nostre per ejus juramentum legitimum prestitit assecuramentum. (4) VI die marcii M. CCC. XLII. » (2)

41346 - 1349. — Le Fontenoy, à Roubaix; dime et rente des dames de

Flîines.

Hautcœur, Cartulaire de l'abbaye de Flines ; — État des biens et revenus de l'abbaye au XIV* siècle, pages 461 et 473.

« Ch'est li rente que nous avons à Lille :..... Dimes à Roubais , à Fontenoit. »

« Che sont les capelleries del abbeye de Flines....... Li capellenie medemisielle de Monsteruel est de xvi liv. par an. Si les prent-on sour une. disme gisant à

(1) Sûreté, promesse exigée judiciairement de ne rien “entreprendre contre son ennemi. — Ce document se rapporte à quelque querelle survenue entre la maison de Roubaix et celle de la Fontaine ; il revèle une de ces inimitiés de famille qui se transmettaient de génération en génération et se traduisaient , au moindre choc, par de sanglantes violences. Vingt-deux ans plus tard , on retrouvera la rancune portée devant le comte de Flandre à l’occasion de blessures et mutilations faites à ce Jacques de la Fontaine par Pierre de Roubaix , écuyer.

(2) Document communiqué par M. Henri Frémaux , de Lille.

Fontenoy, qui keurt sour le tière le senescal de Haynau et sour autres tières. Item, gist cette capellenie en une autre disme qui gist à Robais. Si keurt sour les tières Jehan de le Vigne et sour autres tières. Item, doit li sénescaux de Haynau tous les ans hiretavlement 1x s. paresis. Si les prent-on sour le grange de Fontenoy. »

1348 . 16 décembre. — Arrèt du Parlement qui constate le traité par lequel le seigneur de Roubaix et les échevins de Lille mettent fin nu proces existant entre cux nu sujct du privilège de l'Arsin. (1)

Roisin, édition Brun-Lavainne, p. 381. — Roisin, à la Bibliothèque de Lille, folio 219.

« Ghilleberti, domini de Robais, militis. »

(1) Sil'on apprend, est-il dit dans Roisin, qu'un bourgeois de Lille ait été baftu, blrssé ou tué par quelqu'un qui ait une maison dans la châtellenie , le Rewart doit, de concert avec le Bailli, faire une enquête, et si le délit est prouvé , on prend les bannières et on crie le ban ordinaire pour que tous les bourgeois et les manans aillent, avec le Rewart et le Conseil, faire la vengeance de la ville. Si le malfaiteur, sommé de venir se soumettre au jugement des échevins , ne se présente pas à l’appel du Bailli, celui-ci doit mettre le feu à la maison et tout brüler et raser ce qu’il ÿ aura sur son terrain avant que la commune ne reparte. (Pages 4 et 6).

Les nobles de la châtellenie, le châtelain en tête, se plaignaient de cette coutume, comme contraire à la justice et à leurs droits , et en demandaient l'abrogation. Par un arrêt du 21 mai 1344 , le Parlement, après avoir ordonné une enquête , avait déclaré que pendant la durée du procès le Magistrat de Lille pourrait exécuter la coutume comme elle l'avait été jusque-là. Cet arrêt semblait préjuger la question, mais l'accord des nobles et du châtelain , l'influence des personnages engagés dans le procès, pouvaient laisser quelque doute et faire craindre au moins que l'affaire ne traînât longtemps ; la commune de Lille avait pris le parti de traiter avec le châtelain et avec le seigneur de Roubaix qui paraît avoir été l’un des principaux instigateurs de cette opposition. — Suivant les comptes de la ville le châtelain aurait reçu douze cents écus (Houdoy, Chapitres de l'histoire de Lille, p. 20) ; on ne dit pas à quel prix fut mis le désistement du seigneur de Roubaix. — Robert de Wavrin et les héritiers de Mathieu de Saint-Venant renouncèrent de même au procès de l'arsin ; la ville de Lille eut ainsi facilement raison des autres. Quinze nobles au nombre desquels était Jacques de le Pontenerie, chevalier, furent déboutés par arrêt du 29 mai 1350. (Roisin, p. 385).

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