‹ Sous dix rois. Souvenirs de 1791 a 1860Chapitre 19 sur 33 · RÉGIMENT DE CARABINIERS · texte numérisé non relu

RÉGIMENT DE CARABINIERS

Monsieur le colonel ,

Lorsque j'ai eu Phonneur de vous voir à Eu, le 17 de ce mois, vous paraissiez douter de la bienveillance des bourgeois d'Abbeville pour les soldats et même pour les officiers du régiment que vous commandez, et c'était l'altercation qui avait eu lieu le 8 septembre dernier entre M. le sous-lieutenant Gilet et un habitant du faubourg Saint-Gilles, à l'occasion d'un incendie, qui . vous donnait cette opinion. J'étais moi-même sur le lieu du sinistre, quand cette querelle s'éleva. Je n'en fus pas témoin, mais la voix publique donnait raison à M. Gilet qui, ainsi que ses soldats, s'empressait de porter des secours, et le faisait avec un courage et une humanité dignes des plus grands éloges.

Quant au peu d'accord qui existerait entre les habitants et votre régiment, si on l'a dit, c'est à tort. Il est de notoriété publique ici que le premier de carabiniers s'y est toujours parfaitement conduit, et que les officiers comme les soldats y sont estimés de tous.

Je me félicite d'avoir trouvé cette occasion de rectifier ces dires qui n'avaient aucun fondement, et de rendre ainsi justice à la vérité. Il est à croire que ceux qui ont ainsi attaqué votre régiment étaient étrangers à la localité; ils ne pouvaient donc connaître les faits.

LETTRE DCCXCVII.

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