‹ Sous l'Iegide de la Marne, histoire d'une rivièreChapitre 3 sur 17 · INTRODUCTION II · texte numérisé non relu

INTRODUCTION II

Seine & de la Marne qui sont de la même matière ».

Etendue ^vec nonchalance entre les roseaux, parmi des iris qu'écartent en jiageant des canards de rivière, la figure de la Marne, appuyée avec grâce, n'a pas l'allongement ni le tour finement païen des belles nymphes que Jean Goujon a dressées, aux Saints-Innocents ; mais, sa taille libre, son sein ferme, « la souplesse & le beau coulant de ses contours » sont si bien modelés que Mariette ne pouvait se défendre d'observer que, sous la dureté du marbre, on découvre « la finesse & la sensibilité de la chair ». Cette finesse, cette sensibilité & cettp grâce même dans le geste & la pose donnent bien la représentation de cette rivière vivante, d'une pei*sonnalité vraiment française & que nous ne saurions assez aimer.

Dans une description manuscrite qu'il a laissée de son ouvrage, Edme Bouchardon explique lui-même qu'il a eu le dessein de montrer ici la rivière de Marne « unique-

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