‹ Sous l'incendieChapitre 3 sur 13 · DEUX FRÈRES · texte numérisé non relu

DEUX FRÈRES

A Charles Journet, fils de Jean.

Tu es plus que mon frère aîné, tu es mon père; oui, tu es mon père, puisque sans toi je ne serais pas. — Mais tu as fait plus encore que me donner l’être : par toi, par toi seul, j'ai l’apaisement de mes premiers besoins, la satisfaction de mes derniers désirs. A ta peine, je dois mon pain du plus pur froment, mon vin le plus généreux, et ces habits somptueux qui me couvrent. ^

C’est toi qui bâtis mes palais, c’est toi qui les ornes de toutes les merveilles de ton travail et de ton génie ; c’est toi encore qui veilles pour

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