INFERNALES
(EXTRAITS
fesses de sa maîtresse. Willy voit la nuque aux belles boucles brunes parcourir le dessus du globe, s'arrêter longuement dans la profondeur de la fente qu'elle fourrage farouchement, et trembler soudain avant de s'immobiliser contre la chair dans une union parfaite des lèvres et de la commissure qui joint les deux globes.
Willy n'en peut plus. Il ferme les yeux pour ne plus voir ces
erotiques accouplements. En lui, il sent un désir monter puissamment et le secouer avec violence.
Il tente de tourner sur lui-même et d'approcher ses lèvres de la chair de Betty toujours appuyée aux barreaux de la cage, mais en vain à cause de l'étroitesse de sa prison.
Soudain, la Princesse jette un ordre :
— Faites entrer la négresse!
Betty ouvre la porte du salon et pousse à coups de cravache jusqu'au pied du divan, une longue forme féminine noire et nue.
Puis, sur un signe de Domina, la petite blonde ouvre la cage.
Ivre de désir poussé au paroxysme, Willy sort de sa prison métallique et va se précipiter sur
Betty, mais ceile-ci empoignant vigoureusement la négresse ahurie, la lance contre le jeune homme, et va ensuite se réfugier sur le grand divan, auprès des trois femmes. Chacune tient une cravache en main, prête à cingler le mâle en rut, si ce dernier essaye contre elles la moindre tentative.
Willy pousse un rugissement; malgré la demi-inconscience dans laquelle il est plongé par suite de son désir charnel absolu, il comprend soudain où voulaient finalement en venir les quatre lesbiennes.
Mais, peu importe! Il a contre lui une chair qui palpite; il sent les seins gonflés et durs sur sa poitrine, ses cuisses comme des lianes viennent de s'enlacer aux
cuisses de la négresse, et celleci gémit déjà langoureusement comme une femelle amoureuse qui s'offre.
Willy perd tout son sang-froid.
Il ne voit plus, il ne sent plus que la femme qu'il lui est possible de posséder pour assouvir sa chair en feu! D'un vigoureux coup de reins, il se ploie, faisant fléchir et tomber la négresse sur les coussins.
Instinctivement, la femme écarte ses cuisses et happe de ses lèvres la bouche de l'esclave blanc. Willy la pénètre tout d'un coup, et les deux formes n'en font plus qu'une parmi les coussins épars sur le sol, actionnée en de grands soubresauts spasmodiques.
Les lesbiennes contemplent ce spectacle d'un farouche érotisme.
Mais soudain, elles poussent un grand éclat de rire, en même temps que Willy hurle de terreur.
Le jeune homme assouvi vient de reprendre conscience, cependant que la négresse se tordant en une volupté indicible se colle à lui comme une ventouse. Willy s'aperçoit tout à coup, qu'il vient d'étreindre un monstre! La bouche édentée de la négresse se contracte en un affreux rictus. Deux trous glauques et pleins d'humeur liquide tiennent la place des yeux, et en guise de nez, un trou béant s'ouvre sur des chairs en purulence.
Et l'horreur de cette face, accentuée par de gras cheveux
crépus, forme un étonnant contraste avec le corps merveilleux aux seins admirablement dressés, corps parfait comme une splendide statue d'ébène.
Willy a un frémissement de dégoût à la vue de l'horreur à laquelle il vient de s'accoupler. Il recule devant cette bouche qui
Demandez sans tarder la suite de œs quelques pages terriblement voluptueuses, vous serez transporté dans des paradis lubriques où les plaisirs de la chair régnent despotiquement.
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