LA SAPE
Le jour s'estompe. Le ciel bas Reflète la mélancolie De notre pauvre sœur la pluie Qui danse, danse, à petits pas.
Entrons. La sape s'ouvre, noire.
Mon enfance, tu te souviens?
Toujours dans nos rêves anciens Les soldats chevauchaient la gloire.
Je tremble de froid. Il fait nuit.
Çui donc m'avait promis la fête D'une charge à la baïonnette ?
La guene est un immense ennui.
Il pleut. Ne parle ni ne pense.
Las par le cœur et le cerveau Dévide et file Técheveau D'une étemelle patience.