‹ Sous le clair regard d'AthénéChapitre 44 sur 47 · EN MARGE D'UNE RONDE · texte numérisé non relu

EN MARGE D'UNE RONDE

Fillettes, qui tourniez des rondes dans la rue, La saison revenue, allez encore au bois Couper les lauriers verts en une moisson drue. « La Belle que voici » viendra, comme autrefois. Ramasser leur dépouille en sa robe légère. Et toutes vous irez, en vous tenant les mains Et dansant au soleil — pour rire et pour nous plaire Vers les tombeaux sacrés qui bordent les chemins. Le sol tressaillira de joie à votre ronde. Et les adolescents, qui sont morts en guerriers. Préféreront aux fleurs des verdoyants lauriers Vos pas harmonieux effleurant l'herbe blonde.

Page 1