‹ Sous le clair regard d'AthénéChapitre 45 sur 47 · NOUVELLES PANATHÉNÉES · texte numérisé non relu

NOUVELLES PANATHÉNÉES

Mes enfants, mes plus beaux enfants, sont mes journées. Vierges en blancs péplos vers le soleil tournées, Dont les agiles mains ne trament plus le fil Du labeur que j'aimais patient et subtil. La première, en jouant, peigne sa chevelure, Sa sœur en un pipeau souffle une haleine sûre. Et levant et baissant, tour à tour, ses dix doigts. Fait chanter la lumière et tressaillir le bois. Les autres, sur la berge et mollement vêtues, Dffrent au vent léger leurs beaux corps de statues, St toutes, dissipant ma vie en nonchaloir, î'alanguissent d'amour et meurent dans le soir.

Je veux, dès aujourd'hui, maître de mes journées.

Les diriger, ainsi que des Panathénées,

Vers les autels fleuris d'un nouveau Parthénon,

Et leur montrer ta gloire et leur dire ton^nom,

O Travail, dont le joug peut, sous des mains savantes.

Fléchir, s'orner d'émaux et se fleurir d'acanthes.

Page 1