‹ Sous le clair regard d'AthénéChapitre 7 sur 47 · EN MARGE DE LONGUS · texte numérisé non relu

EN MARGE DE LONGUS

Chloé, jeune bergère ancienne, vous êtes

L'image du printemps que couronne l'amour

Et vos yeux ont l'éclat sombre des violettes.

Les arbres au zéphyr jettent des fleurs, le jour

Nimbe d'or lumineux votre tête d'ivoire,

Mais vous pleurez, hélas ! et les nymphes des bois

Écoutent le plaintif appel de votre voix :

« Que ne suis -je, ô Daphnis, ta chevelure noire

« Pour couvrir ton épaule et parfumer ton corps,

« La flûte qui reçoit du baiser de ta bouche

« Une haleine chantante en de touchants accords,

« Et la paille menue où ta beauté se couche.

« Que ne suis- je, Daphnis, le fruit mûr que tu mords ! »

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