TOME II IS
274 sous LE MASQUE DE SHAKESPEARE
comme des festons et des arabesques àiixquélâ nôiis ne voyons d'autre but ^ue celui dé ndiis âûluser, àtiroht été saisis comme de subtiles allusions par Un jjublic choisi et initié qui applaudissait dans les vêts du poète les fantômes de sentiments qui devaient rester muets en lui ».
La rencontre n'est-elle pas frappante '? Certes, Montégut ne soupçonna jamais quoi que ce fût des théories que nous soutenons ici. Et cependant, si grande a été sa clairvoyance, que, dégageant la pensée intime de l'œuvre, il semble avoir eu du inême coup la juste intuition des circonstances qui là firent éclore. Nous avons tenu à mettre sôûs les yeux de nos lecteurs cette confirmation, bien imprévue, de l'hypothèse qui est formulée ici.
i*'aut-ii rappeler aussi que Beethoven a déclaré (conversation avec Schindler) que V Appassionata, qu'il considérait lui-même comme la plus puissante de ses sonates, avait été inspirée par La Tempête de Shakespeare ? On verra plus loin que William Stanley fut un véritable amateur de musique et qu'il se livra à la composition. Quelle étrange rencontre ! Le plus grand des musiciens modernes demandant l'inspiration d'un de ses plus parfaits chefs-d'œuvre au poète anglais de l'époque éUsabéthaine et pressentant en lui, malgré la dilîérence des temps et des arts, un musicien caché !
Ajoutons encore que le choix d'une île comme théâtre de La Tempête n'est peut-être pas sans