‹ Sous le masque de "William Shakespeare": William Stanley, VIe Comte de DerbyChapitre 7 sur 43 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Une autre parlie du parc. Devant le pavillon de la j)rincesse {de France).

[Entrent La PuiNCtssE, GATiiiiRiNB, Rosaliniï et Maria.]

La Princesse i. — Chers cœurs, nous serons riches avant notre départ, si les présents continuent à pleuvoir sur nous avec tant d'abondance. Une dame toute crénelée de diamants ! Regardez ce que j'ai reçu de la part du roi amoureux.

RosALiNE. — Madame, n'esl-ii venu rien d autre avec cela ?

La Princesse. — Rien que cela. Ah! si cependant» autant d'amour en vers qu'on peut en fourrer dans une feuille de papier écrite des deux côtés, marge et tout, qu'il lui a plu de sceller du nom de Cupidon,

HosAi.iNi:. — (l'est le vrai moyen de donner plus de cachet à son parrain, car voilà cinq mille ans qu'il est à la condition d'enfant.

Catherine. — Oui, et de rusé jictit pibier de potence

HosAMNii. — Vous ne serez jamais amis ensemble ; il a tué votre sœur.

Catiikrinb. — Il la rendit mélancolique, triste et morose, et c'est pourquoi elle mourut; mais si elle avait été légère comme vous, si clic avait eu votre esprit gai, preste, pétulant, elle aurait pu devenir grand'mère avant de mourir, et c'est ce que vous deviendrez, car un cœur léger vit longtemps.

RosALiNE — Quel sens sévère, petite souris, cachezvous sous ce mot léger ?

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