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ALLEZ-Y

A Lucien Descaves

Jurés de Paris, on vous a mis le marché en mains :

Condamnez Zola ou rEtat-Major se retire !...

Jurés de Paris, vous acquitterez.

f II n'y a plus d'affaire Dreyfus.

' Il n'y a plus d'affaire Esterhazy, ; Il n'y a plus d'affaire Zola. • Il y a l'affaire de la Patrie.

Les généraux vous ont menacés de h guerre prochaine, de la prochaine boucherie.

Nous ne le leur avons pas lait dire. C'est

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spontanément qu'ils se sont avancés à la barre pour venir affirmer leur incapacité et leur impuissance.

Publiquement, en ces débats ardents, télégraphiés chaque jour aux extrémités du monde, MM. de Boisdeffre et son Trochu de Pellieux ont proclamé que la guerre ét«]iit prochaine, plus qu'on ne croyait, que ce serait la débâcle, qu'on nous conduirait à la boucherie, que la France serait rayée de la carte des nations !

Jurés de Paris, vous laverez la France de l'outrage que lui jette le Pouvoir militaire.

Jurés de Paris, vous vengerez de cet affront ràrmée, — trahie d'avance.

Les Boisdeffre et les Pellieux en ont menti.

Ils ont fait appel à la peur.

Jurés de Paris, donnez-leur une leçon de courage.

• Acquittez, — et qu*ils se retirent.

D'autres les remplaceront — qui n'auront pas de peine à valoir mieux.

Ces généraux de la défaite, au moment où la balance de la justice inclinait vers la vérité, ont jeté sur un plateau leur sabre mou ; ça fait du poids tout de même.

Jurés de Paris, c'est à vous de redresser tout cela.

Et vous sauvez la France qu'ils vont perdre...,

— Condamnez, profèrent-ils, ou nou9 nous retirons...

Condamner Zola !

On exige de vous ce monstrueux juge-^ ment !

Lorsque Zola a protesté contre l'illégalité du Conseil de guerre de 1894 — qui a jugé, par forfaiture l — sur des pièces secrètes, — avouées maintenant !

Cela suffit, il semble, pour réclamer la révision de ce procès inique.

Et ces pièces sont fausses, — c'est prouvé 1

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Gela suffit, il semble, pour justifier la foi de quiconque en Tinnocence du capitaine Dreyfus.

— Peu importe, défense de toucher à nous, s'insurgent les Guls-Rouges du Cherche-Midi.

Et Méline, à la Chambre, déclare :

— Un jury ne saurait être juge de l'honneur de nos officiers.

Et les officiers refusent de comparaître.

Il faut les conclusions de Labori pour amener aux Assises, les Du Paty de Clam, les Ravary, les Henry, les Gonse, convaincus de sottise, d'erreur et de mensonge dans leurs confrontations avec le colonel Picquart ?

Si tout cela n'était que l'ordinaire insolence des porteurs de sabre, leur arrogance professionnelle! Mais non, c'est autre chose : l'impatience de la loi et du droit, le mépris de nos libertés, la haine de la République.

Jurés de Paris, fils de la Révolu f/on, ac-

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quittez, si vous ne voulez choir sous l'om nipotence de la Botte.

Jurés de Paris, fils des républicains de 1793, de 1830, de 1848, de 1870 et de 1871, vous devez, à ceux qui sont moi^ts à la barricade ou dans l'exil, pour fonder la République, de ne point condamner I homme de bonne foi qui a dénoncé, de lout son génie et de tout son cœur, le [ïéril noir, le péril rouge.

Moi, j'espère, et je crois en vous, Jurés do Paris. Et je ne vous insulterai pas, si votre opinion est contraire...

— Pour acquitter, il faudrait des héros.

Voilà ce qui se répète partout...

En effet.

Pendant que TEtat-Major, se mettant au-dessous des lois, suspendait sa démission sur votre tète, Jurés de Paris, pendant qu'ils exerçaient cette abominable pression sur vos consciences, dans la salle même de l'audience, quel spectacle !

Quinze jours, le public (mouchardsi

officiers, avocats, journalistes, etc.) aura pu pousser ses cris ignobles contre l'accusé, la défense, les témoins à décharge, sans que le président Delegorgue, Tayocat général Van Gissel aient fait respecter Tordre. Les généraux ont parlé ou se sont tu — à leur guise. Mais on a bâillonné M* Labori et M° Clemenceau.

Dans la rue, on a tenté de montrer aux jurés que le pays voulait la condamnation. Des bandes payées ont hurlé tous les jours le long des grilles du Palais, sous l'approbation de la police, avec le concours honoraire des Bonnamour, des Thiébaud et autres agités — qui se croient des agitateurs !

Puis, les journaux — leurs louches propriétaires, que je ne me lasserai pas de signaler.

V Intransigeant y la Libre Parole aux comptes rendus misérablement tronqués, aux impressions d'audience falsifiées.

Les journaux décorés : le Soir^ où fui-

mine contre Zola, qu'il appelle le « Père la Mouquette », le youtre PoUonnais, chevalier de la Légion-d'honneur, d'une moralité parfaite : représentant d'Edmond Blanc, député, tenancier du claque-dents de Monte-Carlo — puis, auteur d'œuvres infiniment délicates : le Coucher de la Mariéc, une des ordures qu'autorise M. Roujon, le sympathique directeui* des Beaux- Arts, sur une scène parisienne — pendant qu'il interdit la Ca^e de Descaves.

VEclair, payé par une croix à Sabatier, pour un faux : VEclair, publiant la prétendue pièce secrète, qui commence par :

« Ce canaille, rfe Z)... » a imprimé : « Cette canaille de Dreyfus. » Sabatier-la-Gourde, un petit cercleux bêta, qui n'a jamais écrit une ligne, exclusivement connu pour ses talents « de Société » : Cazet, dépossédé de VEclair, en a su quelque chose...

Mais ne soyons pas injuste : Sabatier a des qualités ; une jolie voix, — et il joue la comédie aux fêtes des Godillot, d'illustre

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mémoire, dans nos fastes militaires de 1870 — aux côtés de Forain-Bouche-d'or.

Le Journal décoré, aussi, clans la personne de M. Barthélémy, son rédacteur militaire, un ancien officier instructeur de Saint-Cyr où il n'a pas laissé de brillants souvenirs *•

< Le Journal, dont le directeur Fernand Xau fut rappelé dernièrement aux convenances par Octave Mirbeau. N'a-t-il pas, à deux ou trois reprises, et ce matin encore, dans \eGil Blas et le Joui^al^ injurié son colla* borateur Zola, dont il pablie le roman Paris!

Les lauriers de Périvier ont ils troublé Xau, pour qu'il se soit cru obligé de laisser tomber sa crotte anr le Maître écrivain. M. Xau n'était pas obligé de se solidariser avec Zola : il pouvait le dire — en d'autres termes I Est-ce que la folie des grandeurs littéraires aurait touché notre directeur pour qu'il ait aligné sa prose, détestable

— mon cher Xau -r au-dessous de tout — à la place des Mendès, des Richepin, des Montégut, des Gefiroy, des Allais, des Tristan Bernard, des d'Esparbès, des Ernest La Jeunesse, des Bergerat, des Theuriet, des Donnay, des Maizeroy, des Prévost, des Courteline, des Séverine

— et même des Hugues Le Roux I M. Xau a-t*il exécuté les ordres de MM. Letellier ? Â-t-il suivi l'impulsion de son propre et fougueux patriotisme ? S'estil trop laissé conseiller par notre brave lieutenant Alexis Lauze, secrétaire de rédaction ? Je ne lais. Mais rétrang« sortie

Les journaux qui n'ont qu'une opinion :

Tabonnement : le Figaro, qui lance l'affaire Esterhazy, imprime les lettres du Hulan^ envoie Jules Huret à Rouen, d*où il rapporte cette impression qu'aucun officier ne s'étonne de Tinfamie dévoilée de ce Norton militaire... Puis, le Figaro ^ stupéfait de son courage, de son élan

de M. Xau m'étonne. C'est nn homme charmant avec les écrÎYains, de procédé rare.

Tous nous, n'avons qu'à nous louer de sa discrétion de sa complaisance en toutes occasions. Et voilà qu'il s range à l'étiage des Simond ou des Rodays : c'est bien bas.

Je ne voulais pas parler du Journal — pour ce motif personnel que j'y écris — et que je n'ai qu'à me féliciter dç mes rapports avec M. Xau.

Quelques personnes ont remarqué mon silence, à l'égard de cette feuille, •» qui mène une assez sale cam pagne, n'accueillant que les articles des Barthélémy et des Barrés.

Je n'ai pas à ménager autrement le Journal, ni M. Xau. J'ai un traité pour un roman et une année de contes. Jusqu'au premier janvier prochain, on est tenu d'inst^-rer ma prose. Je n'ai donc h épargner personne, et je suis très libre de contredire M. Xau.— Je n'y ai aucun mérite *> n'y courant aucun risque.

vers la justice, s'arrête net; on se désabonne en masse : donc Dreyfus est bien et dûment condamné. Et Périvier pompe à rebours, avec Talmeyr-la-Frousse, pour chef d'équipe.

Le ùaidoisï où fonctionne le pur français et chrétien Arthur Meyer, dont la main gauche ne veut pas savoir ce que fait la main droite — de l'adversaire I Arthur Meyer qui jadis allait de mèche avec Ganivet, Tescroc.

Les journaux.

Ah ! jurés de Paris, pourtant vous devez être renseignés sur la vile besogne de certains — vous qui assistez à Teffondrement de TEtat-Major à Taudience, devant le colonel Picquart, devant les experts, devant cent témoins — et qui lisez, le lendemain, le Petit Journal^ le Petit Parisien !

Jurés de Paris, qui, depuis quinze jours^ voyez se dérouler les péripéties de ce procès historique, désormais, vous savez qui fomente le trouble de l'opinion, — de ceux

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qui veulent la lumière — ou des faiseurs de huis-clos, les bandits de fonds, et de faux, secrets.

Jurés de Paris, on escompte votre faiblesse — en publiant vos noms et adressesv

Un d'entre vous a préféré se retirer.

Vous, ceux qui restez, vous ne vous déshonorerez pas par un verdict de terreur.

L'acquittement, ce n'est pas la démission — ces messieurs se vantent — c'est l'écroulement des bureaux vermoulus.

C'est l'air et la lumière, dans notre administration de la guerre.

Peut-être la victoire, qui s'installerait, avec de vrais officiers nouveaux. . .

Jurés de Paris ! on vous a dit : « Ce serait la débâcle, vos fils conduits à la boucherie... »

Et, par la condamnation de Zola, vous engageriez l'avenir de la France, vous maintiendriez ça à la tête de la nation ? ,^

il faudrait que, contre les journaux, la

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populace, les généraux, pour acquitter, vous fussiez des héros ?

Pourquoi pas ?

Jurés de Paris, soyez des héros I

Vous le pouvez — à peu de frais.

Il suffit de vouloir. •

Allez-y .

r.ES GENERAUX DE LA RÉPUBLIQUE

A Urbain Gohier,

Les Généraux souhaitent le bâillon pour la presse.

Nous pourrions demander la guillotine pour les Généraux...

Si Ton en avait usé en 1870, nous ne serions pas où nous en sommes ; la défaite de la patrie n'eût pas été consommée; mais où il fallait une Révolution, — on trouva Rochefort et Trochu.

Ou*on se rappelle la tradition républicaine, et que Ton juge.

On nous parie de discipline, rien que de ça.

Quand nous attaquons Esterhazy, on nous dit : « Vous touchez au drapeau, c'est sacré ! La défense nationale ! »

Mais on jette des sceaux de boue sur le colonel Picquart, officier du plus grand avenir, des mieux notés par ses chefs, encouragé par tous les Gonze et les Boisdeffre, dans ses recherches pour la réhabilitation de Dreyfus, présumé innocent.

La défense nationale, le Hulan de Billot et de Boisdeffre !

Et des Français, des hommes libres, issus de 1789 avalent ces lamentables calembredaines.

On oublie Thistoire.

Ce sont les généraux de la Révolution, les armées révolutionnaires qui ont gagné les \raies victoires, fondé la patrie. Qu'on voie ce qu'ils nous avaient laissé — ce qui est resté après FEmpire, après Napoléon.

Ah 1 le pouvoir civil se gênait pour de*

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mander des comptes aux chefs les plus glorieux! Tous comparurent à la barre des assemblées. On ne les croyait pas infaillibles : on les savait ambitieux : ils devaient s'expliquer. Eux-mêmes tenaient à divulguer leur conduite : le président de la Convention pouvait lire à la tribune la lettre par laquelle Dumouriez, le 10 octobre 1792, demandait à présenter ses hommages aux représentants de la nation, et Dumouriez disait : « La liberté triomphe partout; guidée par la philosophie, elle parcourra l'univers, elle s'asseoira sur tous les trô^çs après avoir écrasé le despotisme, après avoir éclairé les peuples. »

L'année suivante, la Convention expédiait des représentants, des commissaires aux armées.

Est-ce que ce contrôle de la nation même sur les actes des chefs militaires a nui jamais à nos succès partout? Les chefs le subissaient, et si cela contrecarrait leurs plans, on ne s'en apercevait pas

aux résultats, ils gagnaient des victoires, ite annexaient des pays, ils faisaient flotter au loin le vaste drapeau de la liberté future.

Et ils se gênaient aussi, nos Gonven* tionnels, pour dissoudre le Ministère de la Guerre, nettoyer d'un vote la vieille pourriture des bureaux, créer des commissions toutes neuves et assurer par ces mesures absolues le salut de la France. Pourtant, il s^agissait d'autres héros que ceux d'aujourd'hui, les faiseurs de huis-clos, les Culs rouges du Cherche-Midi, les geôliers du colonel Picquart — qui rêvent de bâillonner la Presse — de mettre une fois de plus leurs éperons et leurs sabres sur ridée et sur la Révolution 1

Pourtant, ceux de 1793 étaient d'autres hommes que Le Mouton de Boisdeffre, diplomate de sacristie, attaché de toutes ambassades ! On sourit quand quelqu'un s'oublie à la phrase prudhommesque : nos pères, ces géants! N'étaient-ils pais des

sous LB SABBI iOl

géants en regard d'un Billot, sempilernel politicien, qui n'a même pas g »^né une victoire ministérielle! Billot de pi ougissent même les Gochery et les Hanotaux

Quel spectacle, jeunes gens avides de gloire, d'espoir, de pensée, avons-nous devant les yeux I

Le Tonkin^ la Tunisie ! Madagascar ! «et le Boulangisme !

Au Tonkin, le général Né3rier, Herbin ger, battus misérablement, on sait dans quelles extraordinaires conditions ! Nous n'allons pas oublier Lang-Son, peut-être.

Nous avons aussi Innocenti, accablé stupidement, le seul jour où nous avons pris contact avec les Kroumirs.

Parlerai-je du Tonkin I

Et de Madagascar, du charnier de Mada* gascar où s'est ensevelie toute une jeunesse de France, — tuée par nos seuls Etats-Majors!

Ah! ils sont bien, nos chefs, les Généraux de la République, — la nôtre! hélab !

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Us sont magnifiques en juges de huisclos — qui laissent traîner vingt jours, de leur aveu, dans le carton d'un caporal, dans un vestibule, — les secrets de la défense nationale.

Ils sont admirables, tous ces guerriers de la « Grande Muette » qu'on voit courir à la Libre Parole^ à V Eclair, à VEclio de Paris et à Y Intransigeant ^ en mouchards de la plus triste espèce ! Oui, ils sont propres, nos guerriers ronds-de-cuir — et leur besogne est louable ! Comme ils travaillent au relèvement de la patrie !

Quoi d'étonnant à ce qu'ils soupçonnent tout de suite d'espionnage un Dreyfus, qui faisait son travail, s'intéressait aux choses de son métier !

Ce que nous avons eu de superbe, c'était Boulanger : je ne vais pas refaire son histoire : un joli homme et un fêtard, parti pour l'Elysée et pour Berlin — mais qui s'est arrêté chez Durand !

Cependant, nous possédons un Brave

sous LE SABRE lOS

des braves, qui a senti, de son flair d'artilleur, le parti à tirer de l'antisémitisme : tout de même, il manque d'étoffe, ce bon Mercier I

Nos généraux !

Derrière lequel voudrions nous marcher"! sll fallait se battre, demain !

Ils le savent bien — aussi ont-ils peur de la guerre, en ont- ils peurl Ils ne parlent que de la peur de la guerre I

Est-ce pour nous ! Non, des massacreurs de peuples n'ont pas de ces soucis.

C'est pour eux, qu'ils tremblent.

Guerriers de la présidence et des ministères, ils ne songent à rien d'autre !

La revanche! Allons donc ! A la droite, à la gauche, au centre, aux socialistes, voilà à qui ils livrent bataille — nos héros.

Ils donnent depuis vingt- cinq ans Tassaut aux buffets, et aux petits fours officiels et ce sont toutes leurs campagnes !

Us gagnent leurs grades à la chasse, avec

trois grains de plomb clans le derrière, comme le colonel Brugère 1

Et ils ne savent même pas leur métier de domestiques vigilants : n'ont-ils pas laisser assassiner Garnot I Enfin, ils étaient dans la voiture !

Ils valent à peu près tous cet officier de Félix Faure, qu'on rencontre chez les fleuristes, et qui vous dit :

— J'achète des plantes vertes pour la patronne !

Domestiquer leur uniforme, — voilà leur rêve!

Et c'est tout cela, états-majors dissolus, ennemis de la République et de la liberté, qui demande le bâillon contre la Presse I — contre les crieurs de la vérité.

Des lois contre la Presse? Non.

Des lois contre vous, Généraux politiciens, incapables, de cette République.

En principe, on peut demander des comptes au médecin, à Tavocat, à Tingénieur, à l'employé de chemin de fer qui

oublie de tourner un disque et cause la mort de trente personnes — et Ton ne vous en demanderait pas à vous de qui dépend le sort de millions d'hommes ?

Allons donc !

La guillotine pour les Généraux...

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