INTAILLE
Son visage émouvant eut la mer pour miroir, Quand, avant d'être né, tremblant de trop d'espoir, D'un fou désir pâmé pour une fleur trompeuse, Il tendait vers la vie sa main vierge et fiévreuse ; Et pour berceau son âme eut le profond azur !
Et debout désormais, vil esprit, cœur peu sûr, Triste par le haillon et par la solitude, Il garde loin du jour une morne attitude, Et l'on voit dans ses yeux s'élever tour à tour. Dieux déchus, la Pensée, la Colère et l'Amour.